Sur la bonne voie. La directrice générale du FMI Christine Lagarde a salué samedi les "progrès significatifs" politiques en Grèce et en Italie. "Ce que nous souhaitions au Fonds monétaire international, c'est une stabilité politique et une clarté politique dans ces deux pays", a expliqué Mme Lagarde devant des journalistes à Tokyo.
Un plan d'aide pour l'Italie ? Le FMI dément, les Bourses apprécient
Le Fonds monétaire international a démenti lundi l'existence de discussions avec les autorités italiennes concernant un plan de secours pour la péninsule évoqué dimanche par la presse italienne. Les Bourses ont clôturé en forte hausse lundi.
Publié le 28/11/2011
Bourde sur le triple A Français : Standard & Poor's dit avoir pris des mesures
L'agence de notation, qui a annoncé par erreur jeudi que la France avait perdu sa note "AAA", a assuré vendredi qu'elle avait pris des mesures pour éviter de répéter une telle bourde.
Publié le 12/11/2011
Après la bourde de S&P, comment se prémunir des agences de notation ?
L'incident qui a provoqué la fureur de Bercy et l'ouverture d'une enquête du gendarme des marchés continue à faire réagir en France. Il pourrait aussi accélérer une évolution de la législation européenne qui permettrait à l'avenir à un Etat de saisir la justice dans un cas similaire.
Publié le 11/11/2011
Crise de la dette et effet domino : les scénarios possibles
QUESTIONS-REPONSES - L'Italie va-t-elle devoir demander une aide financière ? La zone euro peut-elle l'aider ? Pourrait-elle survivre à un tel cataclysme ? Tour d'horizon des scénarios possibles et des questions qui se posent face à l'aggravation de la crise de la dette.
Publié le 10/11/2011
Les deux plans de rigueur français : insuffisants pour Bruxelles
La France doit prendre "des mesures supplémentaires pour corriger son déficit public excessif" en 2013, a averti jeudi la commission européenne. Ce déficit devrait atteindre 5% en 2013 selon elle.
Publié le 10/11/2011
Les Bourses chahutées par les craintes italiennes
La démission de Berlusconi n'a que temporairement rassuré les marchés, en raison de l'incertitude qui s'ouvre pour la politique italienne. Les Bourses européennes sont de nouveau fébriles. En attendant un test crucial : le résultat d'une nouvelle une émission obligataire du Trésor italien.
Publié le 10/11/2011
Les gouvernements s'en vont, la crise s'envenime...
La démission désormais officielle de Georges Papandréou en Grèce et celle, annoncée, de Silvio Berlusconi en Italie n'ont pas suffi à désamorcer mercredi la crise dans la zone euro, dont l'éclatement n'est plus un scénario de science fiction. En Europe et aux USA, les bourses ont toutes cédé au pessimisme.
Publié le 09/11/2011
L'Italie a quelque peu rassuré les investisseurs vendredi avec l'adoption au Sénat d'un plan anti-crise promis à l'UE, prélude au départ attendu samedi du président du conseil Silvio Berlusconi, tandis que la Grèce s'est dotée d'un gouvernement au complet, dirigé par Lucas Papademos, et a reçu le soutien de l'Allemagne. "Je me réjouis de la nomination du Premier ministre Lucas Papademos que je connais bien et avec lequel nous allons pouvoir redémarrer les travaux, à la fois sur l'examen du paiement de la sixième tranche et puis sur la suite des relations entre le Fonds et la Grèce", a expliqué Mme Lagarde. La Grèce a absolument besoin de cette tranche de 8 milliards d'euros de prêts internationaux d'ici au 15 décembre, que doivent lui verser ses bailleurs de fonds (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international), si Athènes respecte un certain nombre de conditions.
Japon, attention
"En ce qui concerne l'Italie, je me réjouis également que le Sénat ait voté maintenant le plan de réforme qui avait été soumis au Parlement. Le vote de la chambre basse est attendu aujourd'hui (samedi)", a poursuivi Christine Lagarde. "Le président du conseil (M. Berlusconi) a annoncé son intention de laisser la place et je suppose qu'une nomination interviendra dans les très prochains jours, ce qui là aussi sera un signe à la fois de clarification et de crédibilité des instances politiques, ce qui est un des éléments fondamentaux de la stabilisation de la situation sur le plan général", a encore noté la directrice générale du FMI. Les sénateurs italiens ont adopté sans difficulté les réformes anticrise après avoir salué l'arrivée de l'ex-commissaire européen Mario Monti, pressenti pour succéder au "Cavaliere" et nommé mercredi sénateur à vie. "Je connais bien M. Mario Monti, j'ai beaucoup d'estime et de beaucoup de respect pour lui, je pense que c'est un homme de grande qualité avec lequel en tous cas j'ai toujours eu un dialogue à la fois fructueux et extrêmement chaleureux", a souligné Christine Lagarde.
Elle terminait samedi une visite de deux jours à Tokyo où elle a rencontré notamment le ministre des Finances Jun Azumi et le gouverneur de la Banque du Japon, Masaaki Shirakawa. Troisième puissance économique mondiale, le Japon est le deuxième plus important contributeur du FMI, après les Etats-Unis. Lors de ses entretiens, Christine Lagarde a appelé le pays à adopter "un solide plan à moyen terme pour réduire sa dette publique", qui atteint l'équivalent de 200% de son produit intérieur brut, la proportion la plus élevée parmi les pays développés. "Aucun pays n'est à l'abri, qu'il soit développé ou émergent, quelle que soit sa distance de l'Europe" et "le Japon n'est pas plus à l'abri que d'autres", a-t-elle averti, soulignant que la crise de l'endettement pouvait atteindre l'archipel en limitant par ricochet ses exportations ou en contaminant ses banques et autres institutions financières. Christine Lagarde devait partir ensuite pour Hawaï (Etats-Unis) pour assister à un sommet du Forum économique Asie-Pacifique (APEC).
| Menace sur la note hongroise |
L'agence de notation Standard and Poor's (S&P) a placé la note souveraine de la Hongrie (BBB-) "sous surveillance négative", a indiqué l'agence samedi matin. "A cause de la hausse des risques qui affectent la crédibilité financière de la Hongrie comme la dégradation de l'environnement économique et financier extérieur, S&P a placé la dette hongroise BBB- sous surveillance négative", a indiqué l'agence de notation. S&P a estimé que l'environnement éco-politique hongrois est devenu "imprévisible à cause de l'affaiblissement des organes de supervision et à cause de certaines décisions concernant les recettes budgétaires qui auront des effets négatifs sur la croissance hongroise et les finances de l'Etat". La mise "sous surveillance négative" est une mesure plus sévère que la "perspective négative" d'une agence de notation: elle laisse entendre une baisse imminente de la note souveraine d'un pays et S&P annonce une décision d'ici quelques semaines. La décision de S&P arrive au lendemain de l'annonce d'une autre agence de notation, Fitch, qui a indiqué avoir ramené de "stable" à "négative" sa perspective de la note souveraine hongroise. La Hongrie n'appartient pas à la zone euro, qui regroupe 17 des 27 pays de l'UE, et est elle-même en pleine crise de la dette. |
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