Après la présentation, le 24 août, du plan d'austérité destiné à économiser 11 milliards d'euros, le budget 2012, dévoilé ce mercredi, est connu dans ses grandes lignes. Il est constitué pour l'essentiel d'un cocktail hétéroclite de recettes fiscales nouvelles, à commencer par un nouveau coup de rabot sur les niches fiscales des entreprises comme des particuliers. Un milliard seulement proviendra d'économies non encore précisées. Sur ce point, le gouvernement entend laisser l'initiative à sa majorité. Mais il estime avoir anticipé cet effort par une compression des dépenses de fonctionnement et d'intervention (comme le RSA), le gel des dotations aux collectivités locales ou le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite.
Au menu pour 2012, un budget d'austérité
Le gouvernement a présenté mercredi un projet de budget d'austérité pour 2012, qui fait du respect des engagements de réduction du déficit public de la France un objectif "intangible", mais reconnaît que les "turbulences" de la crise peuvent encore faire dérailler la croissance.
Publié le 28/09/2011
Plan d'austérité : "rien n'est tabou, rien n'est abandonné"
François Fillon s'est déclaré dimanche prêt à voir son plan de réduction des déficits publics amendé mais à condition que le volume global des efforts demandés et leur équilibre ne soient pas remis en cause.
Publié le 04/09/2011
Austérité : les syndicats à Matignon
Au lendemain de l'annonce du plan anti-déficit du gouvernement, les partenaires sociaux étaient reçus jeudi par François Fillon. Parmi eux, François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT qui a proposé ses solutions à la réduction des déficits.
Publié le 25/08/2011
Mesures d'austérité : "Homéopathie", "rustines"
L'opposition a critiqué mercredi le plan anti-déficit annoncé par François Fillon. Du côté des syndicats, on s'inquiète notamment de la réintégration des heures supplémentaires dans le calcul des allégements généraux de charges. Morceaux choisis.
Publié le 24/08/2011
L'idée générale est de contenir les déficits sans tuer la croissance pour que l'économie française ne meure pas en bonne santé. Une équation complexe, car les perspectives de croissance sont moroses. Le gouvernement a ramené ses prévisions à 1,75% pour 2011 comme 2012. Et l'hypothèse est jugée encore très optimiste par la plupart des "conjoncturistes" alors qu'une nouvelle récession menace les économies américaine et européennes. Rien ne dit que le gouvernement échappera à un nouveau et douloureux aggiornamento budgétaire si la crise devait s'aggraver encore, sans parler d'une victoire de la gauche à la présidentielle qui rebattrait illico les cartes de la politique économique.
L'objectif "intangible", en tout cas, est de ramener les déficits publics de 5,7% du PIB cette année, à 4,5% l'an prochain et 3% en 2013, seuil fixé par les traités européens. A cause de la crise, la France est condamnée à la rigueur, comme ses collègues européens. Valérie Pécresse, ministre du Budget, et son collègue des Finances, François Baroin, viendront le répéter une nouvelle fois mercredi devant les commissions des finances de l'Assemblée nationale et du Sénat
Les sénateurs vont-ils jouer la montre?
Dans l'immédiat cependant, la bascule historique de la majorité sénatoriale - à gauche pour la première fois depuis 1958 - ne devrait avoir que des conséquences limitées. L'Assemblée nationale ayant le dernier mot, le gouvernement est assuré de voir son budget adopté. Mais la majorité sénatoriale pourrait jouer la montre en multipliant navettes parlementaires et amendements. Le Parti socialiste entend clairement faire de la Haute assemblé la tribune de son projet économique pour 2012.
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