Le budget 2012 suspendu aux risques d'aggravation de la crise

le 27 septembre 2011 à 16h56 , mis à jour le 27 septembre 2011 à 17h08

Les grandes lignes du budget 2012 d'austérité présenté mercredi sont connues. Mais son contenu est rendu incertain par les risques d'aggravation de la crise et la victoire de la gauche au Sénat. Le débat parlementaire promet d'être musclé.

Après la présentation, le 24 août, du plan d'austérité destiné à économiser 11 milliards d'euros, le budget 2012, dévoilé ce mercredi, est connu dans ses grandes lignes. Il est constitué pour l'essentiel d'un cocktail hétéroclite de recettes fiscales nouvelles, à commencer par un nouveau coup de rabot sur les niches fiscales des entreprises comme des particuliers. Un milliard seulement proviendra d'économies non encore précisées. Sur ce point, le gouvernement entend laisser l'initiative à sa majorité. Mais il estime avoir anticipé cet effort par une compression des dépenses de fonctionnement et d'intervention (comme le RSA), le gel des dotations aux collectivités locales ou le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite.

  • Au menu pour 2012, un budget d'austérité

    Le gouvernement a présenté mercredi un projet de budget d'austérité pour 2012, qui fait du respect des engagements de réduction du déficit public de la France un objectif "intangible", mais reconnaît que les "turbulences" de la crise peuvent encore faire dérailler la croissance.

    Publié le 28/09/2011 Au menu pour 2012, un budget d'austérité
  • Plan d'austérité : "rien n'est tabou, rien n'est abandonné"

    François Fillon s'est déclaré dimanche prêt à voir son plan de réduction des déficits publics amendé mais à condition que le volume global des efforts demandés et leur équilibre ne soient pas remis en cause.

    Publié le 04/09/2011 Plan d'austérité : "rien n'est tabou, rien n'est abandonné"
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    Publié le 25/08/2011 Austérité : les syndicats à Matignon
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    Publié le 24/08/2011 Mesures d'austérité : "Homéopathie", "rustines"
Plus d'infos

  
L'idée générale est de contenir les déficits sans tuer la croissance pour que l'économie française ne meure pas en bonne santé. Une équation complexe, car les perspectives de croissance sont moroses. Le gouvernement a ramené ses prévisions à 1,75% pour 2011 comme 2012. Et l'hypothèse est jugée encore très optimiste par la plupart des "conjoncturistes" alors qu'une nouvelle récession menace les économies américaine et européennes. Rien ne dit que le gouvernement échappera à un nouveau et douloureux aggiornamento budgétaire si la crise devait s'aggraver encore, sans parler d'une victoire de la gauche à la présidentielle qui rebattrait illico les cartes de la politique économique.
 
L'objectif "intangible", en tout cas, est de ramener les déficits publics de 5,7% du PIB cette année, à 4,5% l'an prochain et 3% en 2013, seuil fixé par les traités européens. A cause de la crise, la France est condamnée à la rigueur, comme ses collègues européens. Valérie Pécresse, ministre du Budget, et son collègue des Finances, François Baroin, viendront le répéter une nouvelle fois mercredi devant les commissions des finances de l'Assemblée nationale et du Sénat

Les sénateurs vont-ils jouer la montre?
 
Dans l'immédiat cependant, la bascule historique de la majorité sénatoriale - à gauche pour la première fois depuis 1958 - ne devrait avoir que des conséquences limitées. L'Assemblée nationale ayant le dernier mot, le gouvernement est assuré de voir son budget adopté. Mais la majorité sénatoriale pourrait jouer la montre en multipliant navettes parlementaires et amendements. Le Parti socialiste entend clairement faire de la Haute assemblé la tribune de son projet économique pour 2012.

le 27 septembre 2011 à 16:56
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16 Commentaires

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  • denios49, le 28/09/2011 à 11h38

    C'est une réponse efficace et radicale ; mais toute fois il est utile. On pourrait procéder différemment : Il y a en France un total de 577 Députés, 343 Sénateurs, 30 Ministres et Secrétaires d'État !! Si on décidait de raboter leur salaire juste de 1000 ? Cela produirait 950.000,00 ? d'économie par mois !! et 950.000,00 ? X 12 = 11.400.000,00 ? !! Voilà donc une solution qui permettrait de réaliser plus de 11 millions d'Euros sur un an et sans appauvrir qui que ce soit pour changer !!!

  • flavias, le 28/09/2011 à 11h29

    Peut etre que sarkosy y pensera maintenant qu'elle a gauche !!!!

  • pat20012, le 28/09/2011 à 11h29

    Et diviser son salaire par 2

  • sisi4314, le 28/09/2011 à 11h18

    Exact on nous promet une année 2012 très mauvaise pour les PME - crise mondiale + élections - il y aura du chomage en plus c'est sur...

  • sisi4314, le 28/09/2011 à 11h17

    Les socialistes le feront ; ils avait dit que le Sénat ne servait à rien - on peut leur faire confiance...

  • jiss, le 28/09/2011 à 10h55

    Enfin , l' Etat commence à comprendre qu'il faut restreindre son train de vie !!!!!!! Par la même occasion , Sarkozi devrait supprimer le Sénat !!!!

  • giglouglou, le 28/09/2011 à 10h07

    Il faut l'espérer sinon ça va faire très très mal...

  • didprovince, le 28/09/2011 à 09h42

    Je ne comprends pas tout (même si c'est la crise) : Pas ou peu d'augmentation de salaire , retraite, augmentation des charges (taxes, gaz, électricité, impôts locaux , fonciers...), plus ou peu de remboursement des médicaments, suppression de postes dans le public et dans le privé et le déficit est toujours croissant...que l'on m'explique car il doit bien partir quelque part notre argent, je veux bien que certains s'en mettent plein les poches mais là ça dépasse l'entendement ...qui peut m'expliquer ?

  • fabienlaude-tf1, le 28/09/2011 à 09h22

    Si les français voteront à gauche, ils le feront pour leurs impots. Donc , les gens sont conscients. Ils ne vont pas faire de bettises , et la Droite repasseras en 2012.

  • poul526, le 28/09/2011 à 09h13

    Avec des PME taxées a 70 %, je ne vois pas comment on peu produire de la richesse dans ce pays ...

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