Jean-Claude Trichet, président de la BCE © TF1/LCILe mouvement des "indignés" contre la crise et la finance mondiale a pris ce week-end une dimension planétaire, poussant dans la rue des dizaines de milliers de personnes dans des manifestations marquées par des incidents et des arrestations à Rome et New-York. Sous les slogans "Peuples du monde, levez-vous" ou "Descends dans la rue, crée un nouveau monde", les protestataires avaient appelé à manifester dans 951 villes de 82 pays, selon le site 15october.net, contre la précarité liée à la crise et le pouvoir de la finance. Et à deux semaines de la fin de son mandat à la tête de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet leur a adressé dimanche un clin d'oeil.
Les "indignés" de Madrid chassés de la Puerta del Sol
Pour célébrer le premier anniversaire de leur mouvement, les "indignés" avaient décidé de manifester en plein Madrid. Ils ont été quelques milliers à défier l'interdiction de rester durant la nuit sur la célèbre Puerta del Sol, avant que les derniers d'entre eux ne soient évacués dimanche matin.
Publié le 13/05/2012
Espagne : les indignés reprennent possession de la Puerta del Sol
Un an jour pour jour après la naissance du mouvement, en plein Madrid, des dizaines de milliers d'indignés se sont rassemblés sur la Puerta del Sol. Les autorités espagnoles ont autorisé des rassemblements temporaires... mais pas l'installation plus durable de campements.
Publié le 12/05/2012
L'Europe sévit enfin contre la spéculation visant la dette des Etats
En pleine crise de la dette, l'Europe a décidé mardi soir d'interdire des instruments financiers hautement spéculatifs utilisés sur les marchés pour parier sur le défaut de paiement des Etats et accusés d'avoir amplifié la crise.
Publié le 18/10/2011
L'Assemblée approuve les 10 milliards de garantie pour Dexia
L'Assemblée nationale française a approuvé lundi les garanties apportées par l'Etat français au processus de démantèlement de la banque franco-belge Dexia. Une structure créée pour l'occasion devrait hériter de 10 milliards de prêts douteux.
Publié le 17/10/2011
Dexia, gouffre financier... ou plutôt bonne affaire pour l'Etat ?
L'Assemblée nationale vote lundi sur les conditions du démantèlement de Dexia. Mais contrairement au plan de sauvetage mis en place pour la banque franco-belge en 2008, qui a engendré des pertes, le soutien de l'Etat français pourrait se solder par un gain net pour les finances publiques.
Publié le 15/10/2011
Zone euro : le sacrifice du gouvernement slovaque
Quatre partis politiques slovaques se sont mis d'accord pour soutenir le renforcement du Fonds de secours de la zone euro dans un deuxième vote vendredi au plus tard. Le gouvernement en avait fait une question de confiance pour son cabinet et a démissionné après un premier vote négatif mardi.
Publié le 12/10/2011
L'Europe veut soigner sa gueule de bois slovaque
"Tous les pays de l'Union européenne doivent apporter leur contribution au combat contre la dette", a tancé la chancelière allemande Angela Merkel qui assure que renforcement du FESF sera bien ratifié d'ici la fin du mois d'octobre.
Publié le 12/10/2011
La Slovaquie rejette le renforcement du fonds FESF, un second vote ?
Les députés slovaques ont rejeté mardi soir le renforcement du fonds de secours financier de la zone euro, une décision qui risque d'aggraver la crise de la dette dans l'Union monétaire. Mais un possible second vote se profile pour les jours à venir.
Publié le 11/10/2011
Recapitalisation des banques : de l'argent public "en dernier ressort"
Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a indiqué que, "si c'est nécessaire", l'Etat pourra aider les banques françaises à augmenter leurs fonds propres à 9% de leur bilan afin de contribuer à réassurer les investisseurs.
Publié le 11/10/2011
La Grèce va recevoir son chèque de 8 milliards
La troïka UE-BCE-FMI réunissant les créanciers de la Grèce a donné mardi son feu vert au déblocage, prévu "début novembre", d'une nouvelle tranche d'un prêt vital.
Publié le 11/10/2011
La crise de la zone euro ? Facile à résoudre, selon les Nobel d'économie
La crise de la dette publique de la zone euro est facile à résoudre d'un point de vue économique, ont affirmé lundi les deux économistes américains lauréats du prix Nobel, Christopher Sims et Thomas Sargent, tout en reconnaissant la difficulté politique.
Publié le 10/10/2011
Fin de partie pour la banque Dexia
La banque franco-belge Dexia a annoncé lundi que son conseil d'administration avait donné son feu vert au plan de démantèlement de l'ancien numéro un mondial du financement des collectivités locales, au terme de négociations marathon entre les administrateurs.
Publié le 10/10/2011
Crise de la zone euro: Paris et Berlin promettent un plan d'action rapide
A l'issue d'un mini-sommet franco-allemand dimanche à Berlin, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont promis des propositions "rapides" pour régler la crise en zone euro et venir en aide aux banques fragilisées par le poids de la dette grecque. Aucun détail n'a été donné sur les mesures envisagées.
Publié le 09/10/2011
Le dilemme de Sarkozy et Merkel : recapitaliser... mais comment ?
La recapitalisation des banques européennes, hypothèse longtemps refusée en Europe, est au menu des entretiens entre le président français et la chancelière allemande ce dimanche à Berlin. Avec une question cruellement simple : où trouver l'argent ?
Publié le 09/10/2011
Lagarde à l'Elysée, avant le sommet Sarkozy-Merkel
La patronne du FMI s'est entretenue samedi durant une heure avec le chef de l'Etat, alors que les notes de l'Italie et de l'Espagne viennent d'être abaissées par l'agence Fitch, et que la Belgique est à son tour menacée. Dimanche, Nicolas Sarkozy rencontre la chancelière allemande.
Publié le 08/10/2011
Fitch dégrade les notes espagnole et italienne, Wall Street rechute
L'agence d'évaluation financière Fitch Ratings a abaissé vendredi les notes de l'Espagne et de l'Italie, alors que la crise en zone euro s'intensifie. Première conséquence : Wall Street était de nouveau à la baisse. Vendredi soir, c'est Moody's qui s'en est pris à la Belgique.
Publié le 07/10/2011
Croissance en berne, chômage en hausse : l'Insee voit rouge
Crise des dettes souveraines, mauvais chiffres américains et marasme boursier ont conduit l'Insee à revoir en forte baisse la croissance française pour la fin 2011 : au dernier trimestre, elle devrait être quasi-nulle. Conséquence : une reprise du chômage, qui repasserait à 9,2%.
Publié le 07/10/2011
Poussée d'optimisme sur les Bourses européennes
Les places européennes ont fini en net rebond mercredi, convaincues par la volonté des dirigeants européens de protéger leur secteur bancaire, puis surtout la publication de bons indicateurs américains.
Publié le 05/10/2011
Dexia : un sauvetage sans risque pour les finances françaises ?
L'Etat français est actionnaire de la banque et apportera sa garantie pour permettre à Dexia de trouver de l'argent frais. Sans grever les finances publiques, assure le gouvernement. Sans risque, vraiment ?
Publié le 05/10/2011
Dexia : la Belgique approuve la création d'une "bad bank"
Le gouvernement belge a annoncé mardi soir avoir approuvé la création d'une "bad bank" pour isoler les actifs financiers à risques de Dexia et protéger ses autres activités, concrétisant ainsi le démantèlement en cours de la banque franco-belge.
Publié le 04/10/2011
Dexia: la folle semaine d'une banque moribonde
En ouvrant la porte à son démantèlement le 3 octobre, la banque franco-belge Dexia a donné le coup d'envoi d'intenses tractations dont une partie ont abouti lundi matin à l'annonce de la nationalisation de sa partie belge, avant une sortie prochaine des activités françaises du périmètre.
Publié le 10/10/2011
Le monde de la finance au chevet de l'Europe en crise
La crise de la zone euro, épicentre du séisme qui ébranle l'économie mondiale, est au coeur de la réunion des ministres des Finances du groupe des vingt principaux pays riches et émergents, qui s'est ouverte vendredi soir et se tient ce samedi à Paris.
Publié le 15/10/2011
Sur Europe 1, celui qui est l'une des bêtes noires des "indignés" fustigeant partout sur la planète la finance et les politiques d'austérité, leur a donné en partie raison. "Il y a évidemment un ensemble de leçons à tirer de la crise qui sont des leçons très dures : il n'est pas possible de laisser un système financier et par voie de conséquence un système économique au niveau mondial qui soit aussi fragile", a-t-il dit. Il prône donc un renforcement des règles et des contraintes imposées à la finance. "J'interprète une partie du message qui nous vient de ce mouvement comme allant précisément dans ce sens", a-t-il ajouté.
"Empêcher un membre de la zone euro de vagabonder"
Il a dit s'opposer cependant à "démolir" les banques car, souligne-t-il, elles financent les trois quarts de l'économie, mais il a dit être d'accord pour renforcer les règles de prudence, et s'est adressé aux banques réticentes. "Même si, de votre point de vue, vous voyez que c'est contraignant, nous vous disons que ça va protéger l'ensemble de l'économie", a-t-il dit. De la même manière, Jean-Claude Trichet a dit être opposé à l'idée de "démondialisation" mais a dit y voir un message en faveur d'un renforcement de la gouvernance économique mondiale dont, selon lui, il faut tenir compte.
Cette idée, défendue par le candidat à la primaire socialiste française pour l'investiture à la présidentielle de 2012, Arnaud Montebourg, est actuellement au centre du débat politique en France. Pour Jean-Claude Trichet, elle n'est pas recevable si on parle de freiner les échanges économiques mondiaux car cela supposerait notamment d'empêcher le développement de pays jadis pauvres où le niveau de vie reste bas, estime-t-il. "Il faut dire à ceux qui sont dans les pays émergents qu'on n'est pas très contents de leur propre développement et donc qu'on entend bien que leur développement soit entravé", a-t-il ainsi expliqué ironiquement. Il a rappelé que ce développement de pays du Tiers-Monde et donc la concurrence qu'ils font aux pays industrialisés est l'objectif de la communauté internationale depuis 1945.
Cependant, le président de la BCE a cependant dit voir dans ce slogan politique de "démondialisation" un message. "Je l'interprète comme 'il faut renforcer la gestion, la gouvernance de la mondialisation et la renforcer dans tous les domaines'", a-t-il dit. Dans ce sens, il a suggéré aux pays de l'Union européenne de réformer les traités pour empêcher à l'avenir un de ses Etats membres de créer des problèmes pour les autres, comme c'est le cas actuellement, notamment pour la Grèce. Un message lancé au moment où les pays européens tentent d'endiguer la crise provoquée par la dette grecque et ses conséquences sur les banques du continent qui lui ont prêté de l'argent. Un effacement pouvant aller jusqu'à la moitié de la dette grecque qui est d'environ 350 milliards d'euros est désormais envisagé, avec en corollaire la nécessité de renflouer les banques européennes créancières. "Il faut réfléchir à l'avenir. Demain, à mon avis, il faut changer le traité pour être capable d'empêcher un membre de la zone euro de vagabonder et de créer des problèmes pour tous les autres", a estimé le patron de la BCE. Selon lui, "pour cela il faut être même capable d'imposer des décisions". Le conseil européen devrait à ses yeux pouvoir statuer sur des sanctions à la majorité, sur la base d'une proposition de la Commission européenne.
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Les "indignés" de Madrid chassés de la Puerta del Sol
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