Le FMI hausse le ton envers la Grèce

Par TF1 News (d'après agence), le 27 mai 2011 à 08h02 , mis à jour le 27 mai 2011 à 08h05

Le Fonds monétaire international prévient qu'il ne continuera d'aider la Grèce que s'il obtient des assurances au sujet du remboursement des prêts. Le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, fait part de ses inquiétudes.

Le dossier grec continue à inquiéter les pays de la zone euro. Car la crise est loin d'être résolue. Des fonctionnaires du FMI discutent à Athènes depuis le 10 mai des conditions du versement de la cinquième tranche d'un prêt de 30 milliards d'euros accordé au pays en mai 2010. Jusqu'ici, la Grèce a touché 14,6 milliards d'euros. La Grèce étant incapable d'emprunter sur les marchés de la dette à moyen ou à long terme, ses besoins sont principalement comblés par le FMI et les autres bailleurs de fonds, ses partenaires européens.

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Mais peut-on indéfiniment soutenir financièrement la Grèce ? Le programme économique conçu pour le pays en 2010 prévoyait initialement un retour sur les marchés de la dette en 2012, ce qui paraît aujourd'hui très hypothétique. "Il est clair que la Grèce fait face à des problèmes économiques difficiles" et que "les marchés financiers ne sont pas là où nous prédisions qu'ils seraient", a reconnu jeudi depuis Washington la directrice des Relations extérieures du Fonds monétaire international, Caroline Atkinson. Le FMI n'en a pas moins prévenu jeudi qu'il n'allait continuer de verser son aide la Grèce que s'il obtenait des "assurances" que le pays est en mesure de lui rembourser cet argent.

Les doutes de Juncker

"Quand nous prêtons de l'argent, ce n'est pas moi qui le fais, ce sont tous les pays du monde qui prêtent à la Grèce", a souligné Caroline Atkinson. "Nous ne prêtons jamais, et notre conseil d'administration ne nous laisse jamais prêter, quand nous n'avons pas l'assurance (...) qu'il n'y aura pas d'écart" entre ce qu'un Etat membre peut réunir comme financements et ses obligations, a-t-elle expliqué. "Nous, au FMI, nous engageons de l'argent quand nous avons travaillé avec un pays pour prendre les mesures qui permettent de combler cet écart, et quand nous voyons que d'autres financements sont disponibles", a ajouté la porte-parole. "C'est comme cela que nous assurons la sécurité de l'argent de nos Etats membres".

Le même jour, de l'autre côté de l'Atlantique, le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, n'a pas fait mystère de ses craintes : il a avoué ses doutes que la Grèce puisse prouver au FMI et à ses partenaires européens qu'elle aurait les financements nécessaires pour faire face à ses obligations dans les douze prochains mois. "Il y a des règles spécifiques au FMI et l'une de ces règles est que le FMI ne peut agir" pour débloquer une tranche de prêts "que lorsqu'il y a une garantie de refinancement pour les 12 mois suivants", a-t-il déclaré. "Je doute que la troïka (FMI-BCE-Commission européenne) arrive à la conclusion que tel est le cas".

Par TF1 News (d'après agence) le 27 mai 2011 à 08:02
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17 Commentaires

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  • bobotte71, le 20/06/2011 à 18h58

    Eh oui sambrest sait tout

  • trunk69100, le 28/05/2011 à 16h46

    Je vois pas comment un prêt a intérêts permet a quelqu'un de s'en sortir s'il est déjà en faillite. D'ailleurs, TOUS LES GOUVERNEMENTS devraient être condamner pour emprunter de l'argent si les 3/4 des emprunt ne permette pas de gagner de l'argent. C'est comme une entreprise, elle investit pas dans une machine qui ne pourra jamais être rentabilisé.

  • 421123, le 28/05/2011 à 01h21

    L'erreur monumentale a été de l'y accepter!

  • dd059, le 27/05/2011 à 21h41

    Ils peuvent aussi vendre des îles.

  • dom145, le 27/05/2011 à 16h15

    J'étais déjà quasi-persuadée que la grèce ne pourrait pas rembourser à l'ue, la première aide; mainetant, j'en ai la confirmation, et j'espère que l'ue ne lui prêtera plus rien, vu que la grèce ne pourra jamais rembourser !!! Pourquoi d'autres pays s'endetteraient pour en sauver un de la faillite ??? est-ce que les contribuables sont d'accord ???

  • arnaud93230, le 27/05/2011 à 15h33

    La dette aussi sera convertit en une monnaie qui vaudra moins que l'euro, et puis il suffira de dévaluer la monnaie (la drachme grec) pour qu'elle vaille encore moins. Mais la solution la plus simple serait tout simplement de répudier partiellement ou non sa dette, elle serait boudait pour un temps par les marchés. Mais bon, les banques comme bnp et natixis ont d'énormes positions en gréce, alors on les finances parce qu'aprés les avoir sauvés pendant la crise de 2008, il serait politiquement difficile de faire accepter un deuxième sauvetage à l'opinion publique. Et puis se serait une catastrophe pour tout les détenteurs d'"assurance vie dynamique" cad qui contiennent de la dette grec. Mais bon je vois mal comment elle pourrait éviter les deux choix qui lui reste, et nous une futur crise.

  • 566456, le 27/05/2011 à 15h29

    Peut importe la monnaie, une dette est une dette et il faut la rembourser. Nous aussi allons avoir beaucoup de lendemains qui déchantent.

  • 421123, le 27/05/2011 à 14h02

    A galatis, sauf que les Grecs ne pourront rien rembourser, et les autres pays paieront!

  • pagan29200, le 27/05/2011 à 13h37

    Ce pays est en état de quasi faillite, mais ne réagit pas comme tel. après des décennies sans payer d'impôts, pas étonnant que les grecs trouvent la potion amère. il leur faut prendre des mesures drastiques, vendre des biens de l'état, même si ça doit faire mal à l'orgueil national. A commencer par exemple par du matériel militaire et des entreprises nationales et le faire rapidement.

  • sambrest, le 27/05/2011 à 11h42

    Il est même certain que ce serait pire!

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