G20 : les Européens optimistes, les Chinois moins...

Par J.D., le 03 novembre 2011 à 14h23 , mis à jour le 03 novembre 2011 à 22h18

Dossier : Crise financière

MINUTE PAR MINUTE - L'annonce d'un possible abandon du référendum en Grèce sur le plan d'aide a permis de finir la 1ère du journée du G20 sur une note d'optimisme au sein de la zone euro jeudi soir. Toutefois, la Chine joue les Cassandre et prédit des jours sombres pour l'économie mondiale.

photo de famille du G20Les chefs d'Etat et de gouvernement des 20 pays les plus puissants au monde, le 3 novembre 2011, à Cannes.

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    A J-1 du G20 à Cannes, l'agenda s'est (sur)chargé avec l'annonce surprise du référendum grec. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel débarquent à Cannes dès ce mercredi après-midi pour consulter tous azimuts, notamment le Chinois Hu Jintao, et surtout voir Georges Papandréou dans la soirée.

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  • Sarkozy est-il en train de réussir son G20 ?

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  • G20 : point presse de Sarkozy et Obama

    A son arrivée jeudi matin à Cannes, le président américain s'est entretenu avec son homologue français Nicolas Sarkozy, avant un point presse commun.

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Plus d'infos

22h07. La crise dans la zone euro a jusqu'à présent eu un impact limité sur la Chine et l'économie mondiale, mais ses effets négatifs vont s'accroître en raison de sa durée prévisible, a estimé jeudi à Cannes (sud-est) le ministre chinois du Commerce, Chen Deming. 

20h11. Le président français Nicolas Sarkozy a affirmé que l'instauration d'une taxe sur les transactions financières était "financièrement indispensable" et "moralement incontournable", jeudi devant la presse à Cannes (sud), à l'issue de la première journée du G20.

19h - La Grèce "doit s'en tenir aux mesures d'aide européenne" approuvées le 27 octobre, ont affirmé jeudi dans un communiqué conjoint les présidents de la Commission européenne et de l'Union européenne, José Manuel Barroso et Herman Van Rompuy. Les deux responsables ont souligné dans le même temps vouloir que "la Grèce demeure dans la zone euro".

18h15 - "L'atmosphère est grave, avec une grande volonté d'unité et d'entraide", a indiqué Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse, à l'issue d'une après-midi de travail lors de laquelle la crise de la zone euro fut au centre des discussions.  "La zone euro doit envoyer au monde entier un message de crédibilité, a-t-il déclaré, si [l'abandon du référendum] est confirmé, ce serait salué par tous""Pour nous, ce sont les actes qui comptent, déclarait, de son coté, la chancelière allemande, Angela Merkel, un euro stable est plus important que l'appartenance grecque à la zone euro".

Néanmoins, des avancées ont été faites sur le thème de la relance de l'économie : les pays membres se sont mis d'accord pour "mieux coordonner les politiques économiques, ce qui ne veut pas dire qu'il faut les mêmes politiques partout", a affirmé le président français, en redisant sa "confiance" en l'Italie, et "prenant note" des mesures anti-crise. Il a appelé la Chine, sans la nommer, à consommer davantage pour aider les pays en difficulté. Concernant l'aide au développement, il a demandé à aller vers des financements innovants, rappelant vouloir mettre en place une taxe sur les transactions financières. Selon lui, cette taxe est "financièrement indispensable, moralement incontournable". Mais "il n'y a pas consensus" sur une telle taxe a-t-il admis. Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne restent en effet opposés à une telle taxe, mais des discussions sont en cours pour la mettre en place dans des pays "pionniers". Concernant le volet commerce du sommet, les pays membres se sont opposés au protectionnisme, "mais il faut changer de méthodes, renforcer le sinstances multilatérales et protéger les pays les plus pauvres".

18h02 - "La discussion avance sur l'augmentation des ressources du FMI, la Chine est pour" a indiqué le ministre de l'économie britannique, George Osborne. Mais les contributions de chacun restent à discuter.

17h44 - Le ministre des finances grec Evangelos Venizelos, estime que "le pays doit dire qu'il ne va pas organiser de référendum". "La Grèce doit rassurer tous ses partenaires internationaux qu'elle fera immédiatement tout ce qu'il faut pour mettre en oeuvre le plan de sauvetage", a-t-il continué. Il a ajouté que la Grèce avait besoin de la sixième tranche d'aide avant le 15 décembre.

17h35 - La Bourse de Paris termine en hausse de 2,73% à 3.195,46 points. A Athènes, la Bourse a terminé en hausse de 1,86%.

17h30 - Devant le parlement grec, le Premier ministre Georges Papandréou déclare que la question de l'appartenance à l'euro ne sera pas posé dans un référendum. "L'enjeu pour la Grèce est de mettre en oeuvre" le plan européen du sommet du 26 octobre. Des élections anticipées seraient "catastrophiques".

17h20 - Selon le journal allemand Die Welt, la France, l'Italie, la Commission européenne et les Etats-Unis ont réclamé au G20 à Cannes que la Banque centrale européenne (BCE) s'inspire de la Réserve fédérale américaine (Fed) pour aider à résoudre la crise en zone euro, mais l'Allemagne est contre. Agir comme la Fed reviendrait à acheter de la dette des Etats sur le marché primaire, c'est-à-dire dès son émission. Mais la BCE et l'Allemagne s'y opposent au motif que cela reviendrait à créer de la monnaie, et donc à encourager l'inflation.

17h05 - L'Italie s'engage à réduire rapidement sa dette publique à partir de 2012, à revenir à l'équilibre budgétaire en 2013 et à mettre en place les réformes décidées avant le dernier sommet européen. Le G20 réflechissait également à la mise en place d'un pare-feu pour l'Espagne et l'Italie.

16h50 - Bill Gates, qui devait remettre, jeudi matin, un rapport sur le financement du developpement, appelle le G20 à amplifier l'aide aux pays pauvres malgré la crise.

16h20 - Selon un premier projet de communiqué, les membres du G20 s'entendraient sur un plan d'action pour la croissance et l'emploi, avec la participation de tous. De même, il s'engage à travailler à la mise en place d'un système monétaire international qui prend plus en compte les économies émergentes.

15h45 -  Le Premier ministre grec Georges Papandréou s'est dit prêt à retirer son projet de référendum sur l'euro, qui a semé la panique en Grèce et dans la zone euro, pour garantir le plan de sauvetage européen de la Grèce. "Je salue la position du parti de l'opposition de la droite", qui s'est dite prêt à ratifier au parlement l'accord de la zone euro du 27 octobre, a indiqué M. Papandréou au conseil des ministres. "Le référendum n'a jamais été un objectif en soi. L'appartenance de la Grèce à la zone euro n'est pas en cause", a déclaré le premier ministre grec lors d'une conférence de presse.

Réunion de travail au G20 de Cannes le 3 octobre 201113h - Les dirigeants du G20 se sont retrouvés pour un déjeuner de travail, sur la relance de l'économie et l'emploi, selon le programme officiel, avant une première réunion dans l'après-midi consacrée à la crise grecque et à la zone euro. 

13h45 - La zone euro respire. Le nouveau directeur de la Banque centrale européenne, Mario Draghi a décidé de baisser le principal taux directeur de 1,5% à 1,25%.
Lire notre article> Crise de la dette : Mario Draghi entre en scène
Voir l'éclairage> Baisse des taux : "Mario Draghi endosse son costume de Supermario"

12h30 - Le sommet s'ouvre. Arrivés au son des trompettes, les 19 invités de Nicolas Sarkozy, chefs d'Etat et de gouvernement, ont démarré, jeudi midi la réunion du G20, au palais des festivals, à Cannes.

12h24 - Bruxelles prévient Athènes : le traité européen ne prévoit pas en l'état actuel qu'un pays puisse quitter la zone euro sans sortir aussi de l'Union européenne. Et voilà la question de la faillite de la Grèce plus taboue : le G20 commence même à en chiffrer les conséquences.

11h - Avant l'ouverture officielle du G20, un mini-sommet consacré à la crise dans la zone euro rassemble les dirigeants de la zone euro, membres du G20, ainsi que des représentants de la Commission européenne, du Conseil européen, de la Banque centrale européenne. Un mini-sommet interrompu à plusieurs reprises prévu pour se terminer à 11h15... mais qui a duré jusqu'aux environs de 13h. Au point qu'une conférence de presse du président de l'Union européenne Herman Van Rompuy et du président de la Commission européenne Jose Manuel Barroso a dû être annulée.
 
10h42 - A l'issue d'un entretien, Nicolas Sarkozy et Barack Obama donnent une conférence de presse commune. Le chef de l'Etat français fait état d'une analyse commune avec le président américain sur une "contribution du monde de la finance" à la résolution de la crise mondiale. Nicolas Sarkozy rend aussi hommage à la "compréhension" de son homologue, y compris sur le sujet de la taxation des activités financières.
Voir la vidéo> G20 : point presse de Sarkozy et Obama
Au passage, Barack Obama a tenu à féliciter Nicolas Sarkozy pour la naissance de sa fille. "Je suis certain qu'elle a la beauté de sa mère... ce qui est une bonne chose".
Voir la vidéo> Obama à Sarkozy : "Giulia a la beauté de sa mère, une bonne chose"  

Par J.D. le 03 novembre 2011 à 14:23
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15 Commentaires

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  • LE JUSTE, le 04/11/2011 à 18h56

    La taxation des transactions financiere : tient une idee demogogue , irrealisable , faisant fuir les riches prit a notre gauche francaise la plu bete et ruineuse du monde 6 idees prit a la gauche en moins de 6 mois , par la droite seule capable d en avoir une contraduction de plus de cette ump qui ne sais plu quoi faire pour tenir la france hors de l eau jusqu a prendre des idees a la gauche

  • gillou955, le 03/11/2011 à 22h34

    Plus 20 % de chômage.

  • 123sologne, le 03/11/2011 à 22h29

    Les Anglais vivent mieux?!!!!!! Vous voulez échanger de place, j'y suis en Angleterre et je n'ai qu'une envie, c'est de partir et vite ! On tire lentement vers le tiers-monde ici avec nos routes bourrées de trous, des hôpitaux ou les gens ont peur d'aller car on en ressort plus malade qu'on y est entré, si on en ressort ! Il faut aller visiter le monde avant d'en parler comme si on le connaissait !

  • vingue, le 03/11/2011 à 22h00

    Le problème grec démontre l'ineptie de la création d'une zone monétaire européenne. En effet, comment des pays aussi différents dans tous les domaines pouvaient-ils composer un attelage tirant dans le même sens ? Le simple bon sens aurait dû conduire à une zone monétaire européenne limitée aux pays ayant globalement le même type d'économie, mais pas à l'ouvrir à n'importe qui ! Sauf que ce qui a prévalu c'est qu'elle a permis d'enrichir une minorité composée des dirigeants des multinationales et leurs actionnaires, des spéculateurs financiers et des banques qui ont pu se gaver sans vergogne en créant sans discernement de la monnaie-dette sans se préoccuper si les Etats pourraient rembourser les crédits qu'ils ont contractés ! Alors que pendant ce temps des pans entiers de notre parc industriel disparaissaient afin que les multinationales puissent maximiser leurs profits en délocalisant dans les pays les plus pauvres de la zone euro ! Cette zone euro n'est que le produit de l'idéologie néolibérale. L'idée du référendum était une bonne idée mais elle vient trop tard..... Et il est fort peu probable que les Grecs aient envie de revenir au drachme et cinquante ans en arrière..... Les dix ou quinze qui les attendent c'est déjà assez dur à accepter..... De la à penser comme certains que par cet acte Papandréou signait en quelque sorte son suicide politique il n'y a qu'un pas..... Que je franchis - c'est sans risque - allègrement. En accédant au pouvoir il ne pouvait pas imaginer à quel point tout le monde avait été trompé et lui comme les autres sur l'état des lieux déplorable par les mensonges de la droite aidée en cela par une banque américaine. Même un grec comme lui bien inspiré et démocrate et bien que né sous la bannière étoilée aurait du mal à nettoyer les écuries d'Augias qui dépassent largement les frontières de la Grèce..... Avec une toute petite minorité au parlement. Il dit qu'il n'entend pas démissionner..... Mais là encore c'est comme pour le référendum..... Il a déjà changé d'avis..... Mais dans cette Europe qui tourne en bourrique..... Et Papandréou leur en a offert un petit tour..... Il convient juste de bricoler..... Un pas en avant, deux en arrière, un petit tour et puis s'en va..... Rien à redire, il est dans l'air du temps.

  • lili, le 03/11/2011 à 21h45

    Bravo resy 77.comme vous dites juste les anglais ont leur monnaie et vive bien.alors que nous c est la berezina.si tout le monde reagissait comme ca . cela irait mieux

  • djedi68, le 03/11/2011 à 20h20

    La dette des anglais a été multiplié par 4 depuis le début de la crise

  • dom145, le 03/11/2011 à 20h14

    80 millions d'euros alors que les caisses sont vides, soit une personne des 25 coûte 3.2 millions d'euros aux français: UN VRAI SCANDALE !!!

  • 421123, le 03/11/2011 à 19h33

    Le blocage des fonds a été un argument convaincant!

  • john2009, le 03/11/2011 à 18h42

    Vous nous expliquerez en quoi cela couterait moins cher.

  • roro03000, le 03/11/2011 à 18h42

    Mr Sarkozy dramatise la situation à l'approche des élections pour se poser en sauveur de l'europe .

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