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DOSSIER : UE

Le Portugal, deuxième pays à ratifier le pacte budgétaire européen


le 13 avril 2012 à 14h35 , mis à jour le 13 avril 2012 à 16h42.
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3min
Près de la Commission européenne à Bruxelles/Image d'archives

Près de la Commission européenne à Bruxelles/Image d'archives / Crédits : ABACA

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ConjonctureLe parlement portugais a également approuvé le Mécanisme européen de stabilité, destiné à soutenir les pays de la zone euro qui, comme le Portugal, connaissent des difficultés financières. La Grèce l'avait déjà ratifié fin mars.

Le Portugal est devenu, vendredi, le deuxième pays de l'UE à ratifier par voie parlementaire le pacte budgétaire européen qui a fait de la discipline et de la rigueur les principaux instruments pour lutter contre la crise de la dette. La Grèce l'avait déjà ratifié fin mars. Le parlement portugais a également approuvé le Mécanisme européen de stabilité (MES), destiné à soutenir les pays de la zone euro qui, comme le Portugal, connaissent des difficultés financières. Le vote n'a posé aucun problème dans la mesure où la majorité de droite,  qui dispose d'une confortable majorité, a été soutenue par l'opposition  socialiste, à l'exception de deux députés. Le pacte budgétaire "représente notre refus de répéter les erreurs du passé", a déclaré, lors du débat parlementaire, le Premier ministre Pedro Passos Coelho. "C'est au nom de l'option européenne du Portugal que nous voterons favorablement", avait annoncé le chef du Parti socialiste, Antonio José Seguro,  même si les socialistes portugais, à l'instar de leurs homologues européens, estiment que le pacte n'évoque pas assez les mesures en faveur de la croissance  et de la création d'emplois.

Signé le 2 mars à Bruxelles par 25 pays membres de l'Union européenne, le pacte commencera à s'appliquer dès que 12 Etats l'auront ratifié. Témoins de la controverse qu'il a suscitée, la Grande-Bretagne et la  République tchèque ont choisi de rester en dehors, tandis que l'Irlande a  décidé de le soumettre à un référendum. En France, la ratification du pacte dépendra de la présidentielle. Le candidat socialiste, François Hollande, veut le renégocier. Mais l'actuel  président, Nicolas Sarkozy, s'il l'emportait, devrait faire ratifier le pacte  par voie parlementaire, à une majorité des deux-tiers, ce qui implique le soutien des socialistes. En Allemagne, l'opposition sociale-démocrate souhaite des mesures en faveur  de la croissance. La ratification pourrait donc se faire seulement en fin  d'année alors que le gouvernement aimerait adopter le texte fin mai. Le pacte instaure des sanctions quasi-automatiques en cas de dérapages des  déficits publics et prévoit notamment un déficit structurel d'un niveau maximal  de 0,5% du PIB, un déficit public maximum de 3% du PIB et une dette globale ne  dépassant pas 60 % du PIB.

Eloges de l'UE et du FMI

Si le Portugal est devenu le premier pays de l'UE à le ratifier, il est  aussi un de ceux qui ont le plus de mal à le respecter. Ainsi, sa dette  publique, qui représente actuellement 110% du PIB, doit atteindre 115% à la fin de l'année. Le Portugal a dû demander en mai 2011, après la Grèce et l'Irlande, une aide exceptionnelle de l'UE et du FMI. En échange d'un prêt sur trois ans de 78 milliards d'euros, il s'est engagé à mettre en oeuvre un vaste plan de réformes, marqué par une austérité sans précédent.

Jusqu'à présent, le gouvernement est parvenu à respecter l'essentiel des objectifs recommandés par ses créanciers, réussissant par exemple à ramener l'année dernière son déficit public à 4,2% du PIB alors qu'il avait atteint  9,8% en 2010. Ces bonnes performances et la mise en oeuvre de réformes dites "structurelles", notamment celles destinées à améliorer la compétitivité du marché du travail, ont valu au Portugal des éloges de l'UE et du FMI qui ont toutefois souligné que le pays continuait de faire face à de sérieux défis. Les mesures d'austérité ont en effet plongé le pays dans la récession et selon les prévisions, l'économie portugaise devrait se contracter cette année  de plus de 3% du PIB tandis que le chômage devrait dépasser le taux de 14%.  

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