La France, cancre des pays triple A en Europe, selon un rapport
Selon un rapport de la banque allemande Berenberg et du centre d'études européen The Lisbon Council, la France obtient la plus mauvaise note des pays européens bénéficiant d'un triple A.
Publié le 15/11/2011
Budget 2012 : voici ce qui a été voté... si ce n'est pas déjà caduc
A la veille d'un sommet européen crucial, les députés ont adopté mardi les recettes du budget 2012, présenté comme "responsable" par la majorité et jugé "déjà caduc" par la gauche au regard la probable révision à la baisse de la croissance. Voici pour l'heure les principales mesures adoptées.
Publié le 25/10/2011
Encore 5 milliards d'économies ?
Selon plusieurs quotidiens, Bercy prépare un nouveau plan d'économies dans la perspective d'une prochaine révision à la baisse de sa prévision de croissance pour 2012.
Publié le 21/10/2011
Taxe sur les hauts revenus: feu vert des députés à partir de 250.000 euros
Les députés ont voté dans la nuit de mercredi à jeudi la taxe exceptionnelle sur les hauts revenus : elle concernera 27.000 foyers et devrait rapporter 410 millions d'euros. En revanche, il n'y aura pas de tranche supplémentaire.
Publié le 20/10/2011
Sommet européen : Sarkozy dramatise, Merkel relativise
Nicolas Sarkozy et François Fillon ont donné un ton dramatique, mardi, aux prochains rendez-vous internationaux : le conseil européen de dimanche sur la crise de la zone euro et le G20 de début novembre.
Publié le 18/10/2011
Premières escarmouches sur un projet de budget 2012 déjà menacé
Pour le gouvernement, l'objectif de baisse des déficits publics à 4,5% du PIB en 2012 est "intangible". Pour la gauche, le projet de budget dont la discussion a débuté à l'Assemblée est "injuste" en affectant classes moyennes et populaires. Les débats s'annoncent houleux...
Publié le 18/10/2011
L'Europe sévit enfin contre la spéculation visant la dette des Etats
En pleine crise de la dette, l'Europe a décidé mardi soir d'interdire des instruments financiers hautement spéculatifs utilisés sur les marchés pour parier sur le défaut de paiement des Etats et accusés d'avoir amplifié la crise.
Publié le 18/10/2011
Standard &Poor's dégrade BNP Paribas
L'agence d'évaluation financière Standard and Poor's a abaissé d'un cran la note à long terme de BNP Paribas, et confirmé celle de quatre autres banques françaises, BPCE, Crédit Agricole, Crédit Mutuel et Société Générale, selon un communiqué publié vendredi.
Publié le 14/10/2011
Austérité et soupe à la grimace au menu des députés
Pour le gouvernement, l'objectif de baisse des déficits publics à 4,5% du PIB en 2012 est "intangible". Pour la gauche, le projet de budget dont la discussion débute à l'Assemblée est "injuste" en affectant classes moyennes et populaires, et risque de replonger la France dans la récession.
Publié le 18/10/2011
Le monde de la finance au chevet de l'Europe en crise
La crise de la zone euro, épicentre du séisme qui ébranle l'économie mondiale, est au coeur de la réunion des ministres des Finances du groupe des vingt principaux pays riches et émergents, qui s'est ouverte vendredi soir et se tient ce samedi à Paris.
Publié le 15/10/2011
Plusieurs banques françaises sous surveillance négative
L'agence de notation Fitch a placé sous surveillance les notes à long terme de BNP Paribas et du Crédit Agricole, dans le cadre de son évaluation périodique des établissements européens. D'autres banques françaises et européennes sont concernées.
Publié le 14/10/2011
Aider les banques? Non merci !
Interrogés sur l'idée que "l'Etat apporte une aide financière et renforce le capital des banques", 59% des Français sondés se disent opposés à cette démarche, mardi dans un sondage.
Publié le 17/10/2011
La France va-t-elle devoir faire de nouvelles économies ?
Les députés de la majorité réagissent après la mise sous observation de la note de la France par Moody's. Plus tard dans l'après-midi, François Fillon a averti que l'acquis de cette note n'était pas intangible.
Publié le 18/10/2011
Hollande sur la droite : "jusqu'à nouvel ordre, les déficits, c'est eux"
François Hollande, candidat PS à la présidentielle, a estimé mardi que l'UMP ferait "mieux de trouver des milliards pour renflouer les déficits (...) plutôt que d'imaginer ceux qu'on va créer", leur conseillant de "boucher leur propre trou" avant de critiquer le PS.
Publié le 18/10/2011
Des hôpitaux contaminés par les emprunts toxiques de Dexia
Plusieurs dizaines d'hôpitaux sont en difficulté financière après avoir contracté des emprunts toxiques, à des taux pouvant aller jusqu'à 15%, notamment auprès de la banque franco-belge Dexia, en cours de démantèlement.
Publié le 18/10/2011
Le gouvernement français ne cesse de le répéter, pour justifier sa politique de rigueur : la France bénéficie actuellement de la meilleure note possible, un "Aaa", de la part des grandes agences de notation, à savoir Standard & Poor's, Moody's et Fitch Ratings. Cette note élevée lui permet d'emprunter sur les marchés dans des conditions très favorables pour financer ses déficits budgétaires. Une note abaissée impliquerait plus de difficultés à se financer... et surtout un coût accru. D'où la nécessité de donner des gages de saine gestion, en luttant contre les déficits ; d'où la rigueur... Mais précisément, une de ces agences, Moody's, a donné lundi un premier coup de canif à cette sacro-sainte note "Aaa" de la France, en annonçant qu'elle se donnait trois mois pour déterminer si sa perspective "stable" était toujours justifiée au vu de la dégradation de la situation économique. Une annonce qui faisait chuter la Bourse de Paris à l'ouverture avant de cloturer à -0,79% (voir les cours en fin d'article) et qui a poussé François Baroin à assurer dès mardi sur France 2 que la France mettrait "tout en oeuvre" pour conserver sa note, "condition nécessaire pour protéger notre modèle social", selon lui. La ministre du budget Valérie Pecresse, plus optimiste, a ajouté que le budget 2012 actuellement débattu permettra à la note de la France d'être "préservée". Coté européen, la commission a minimisé les craintes mardi, estimant qu' "il n'y a pas lieu de s'alarmer et de spéculer sur quelque chose qui est très vague".
Si la perspective de cette note devait être revue à "négative", cela impliquerait que Moody's serait susceptible de l'abaisser à moyen terme (le plus souvent à une échéance de trois à douze mois). Et la France deviendrait ainsi le nouveau grand pays, après les Etats-Unis, à perdre le précieux talisman financier. L'agence prend bien soin de préciser que cet examen entre dans le cadre de son étude annuelle sur les comptes de la France et qu'il ne s'agit pas encore - à ce stade - d'une décision sur la note du pays. Mais elle est la première des trois grandes agences de notation à jeter ainsi une ombre sur le "Aaa" français. La semaine dernière, Moody's avait pourtant encore confirmé la solidité de la note française, après l'annonce du plan de restructuration de la banque Dexia.
Une solidité financière minée par la crise
Outre la capacité du gouvernement français à tenir ses engagements budgétaires, Moody's indique qu'elle prendra en compte dans sa réflexion "tout nouveau développement négatif de l'économie ou des marchés financiers". Dans son communiqué, Moody's relève que la solidité financière du gouvernement français, certes encore très élevée, "s'est affaiblie, comme c'est aussi le cas pour d'autres pays de la zone euro, car la crise économique et financière dans le monde a conduit à une détérioration de ses ratios d'endettement, qui sont désormais parmi les plus faibles des pays notés Aaa".
Pour Moody's, il est donc "crucial" pour la France de conserver "la confiance des investisseurs sur sa capacité et sa volonté de s'attaquer à des défis imprévus". Or "la France pourrait faire face à un certain nombre de défis dans les mois à venir - comme par exemple la nécessité d'apporter un soutien additionnel à d'autres pays européens ou à son propre système bancaire, ce qui pourrait accroître de manière significative les engagements que doit supporter le budget du pays", note Moody's. Pour l'agence, le gouvernement français a désormais "moins de marge de manoeuvre (...) qu'en 2008" lors de la crise des "subprimes". "La poursuite de l'engagement à mettre en oeuvre les mesures de réforme économique et budgétaire, ainsi que des progrès visibles dans les objectifs visés" en matière de réduction de la dette "seront importants pour maintenir la perspective stable" de la note du pays, prévient l'agence.
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