Divisions sur la Grèce encore, angoisse des Bourses toujours

Par D.H., le 19 septembre 2011 à 16h30 , mis à jour le 19 septembre 2011 à 22h56

Dossier : Crise financière

Le dossier grec a encore accablé lundi les marchés. Athènes doit convaincre qu'elle respecte ses engagements pour obtenir le versement de la prochaine tranche d'aide de 8 milliards...

Les jours se suivent... et se ressemblent. Faute d'avancées concrètes sur le dossier grec et la crise de la dette en zone euro à l'issue de la réunion des ministres des Finances européens, les divisions au sein de la zone euro ont replongé lundi dans la tourmente les Bourses mondiales, la Bourse de Paris plongeant de 3% à la clôture (à 2.940 points), tout comme Milan, tandis que Londres et Francfort perdaient plus de 2%. Wall Street a finalement réduit ses pertes en fin de journée (le Dow Jones a perdu 0,94% et le Nasdaq 0,36%), mais les Bourses asiatiques avaient donné le "la" (Hong Kong a clôturé en baisse de 2,76%, Shanghai de 1,79% et Sydney de 1,64%). L'euro accentuait aussi son repli face au dollar (vers 15h50, l'euro valait 1,3606 dollar contre 1,3797 dollar vendredi soir). Autant d'indices affolés par le scénario d'un défaut de paiement d'Athènes.
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Un défaut de paiement -hypothèse à laquelle la banque américaine Morgan Stanley ne croit toutefois pas- envisagé par certains experts dès octobre. Or la décision européenne sur le versement de la prochaine tranche de prêts internationaux, vitale pour la Grèce, de 8 milliards d'euros, a été repoussée, en fin de semaine dernière, à octobre par les ministres européens des Finances, trop divisés. Le temps de voir le diagnostic de la troïka (les créanciers de la Grèce : zone euro, Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international) sur l'avancement de l'assainissement des finances publiques grecques. Un diagnostic qui a été évoqué ce lundi soir lors d'une téléconférence entre Athènes (par la voix de son ministre des Finances) et la fameuse troïka.

Nouvelle téléconférence mardi

Téléconférence qualifiée de "productive" par le ministère des Finances grec... et pourtant insuffisante : une nouvelle téléconférence entre le ministre des Finances grec et les chefs de la troïka se tiendra mardi soir, a fait savoir la Commission européenne. La Grèce devrait encore tenter de montrer qu'elle respecte ses engagements budgétaires. Mais le représentant permanent du FMI à Athènes a déjà prévenu lundi matin que des économies budgétaires supplémentaires seront "nécessaires", tandis que le gouvernement grec a annoncé dès dimanche de nouvelles mesures d'économies en 2012. 

"L'audit trimestriel de la troïka est décisif. Si le FMI décide de sortir du processus, les risques de défaut de paiement du pays seront très grands", décrypte un analyste chez Natixis. Un défaut de paiement de la Grèce "n'est pas une hypothèse de travail" au sein de la zone euro, assurait toutefois lundi le ministre des Finances, François Baroin, tandis que François Fillon a jugé que l'idée de DSK d'effacer purement et simplement la dette grecque était "irresponsable".

Par D.H. le 19 septembre 2011 à 16:30
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4 Commentaires

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  • cocoti509, le 20/09/2011 à 06h33

    L'europe c'est faite trop vite, 20 ans et la voilà déja mise à mal et ce n'est que le début. Voila ce que c'est de vouloir marquer l'histoire au lieu d'assurer la pérénité de son pays. Quand il y a trop de maillage, on tire sur une ficèle et tout vient avec.

  • bm06, le 19/09/2011 à 18h28

    Expliquez moi la différence entre un défaut et un effacement? Dans les 2 cas les créanciers ne verront pas l'argent qu'ils ont prété. Si ce sont des états alors ils devront emprunter pour encore s'endetter. Et à qui le tour? Si ce sont des créanciers privés comme les banques ils risquent la faillite.

  • mercator2, le 19/09/2011 à 18h07

    Effacer la dette de la grèce = demander aux européends de payer les impôts à la place des grecs. je vais en parler à mon percepteur !

  • acca11, le 19/09/2011 à 17h32

    Il est urgent que la dette de la grêce soit effacée, tout au moins pour un temps, celui de la reconstruction sinon un défaut de paiement sèmera l'affolement et la panique sur les marchés. On parlerait de nouveau de l'Espagne, du Portugal, de l'Islande. Il faut arrêter au plus vite de payer des dizaines, voire des centaines de milliards alors que la France, par exemple, doit elle-même rembourser rapidement la sienne. Il n'a jamais servi à rien de boucher un trou en en creusant un autre comme il n'a jamais servi à rien de déshabiller Pierre pour habiller Paul. Des mesures drastiques et rapides doivent être prises, permettant aux pays de l'union européenne de diminuer leur dette et de ne plus approvisionner les pays en difficulté mais de leur donner des délais pour payer afin qu'ils puissent revenir à un niveau de croissance plus acceptable. Le principe est d'arrêter de payer pour tenir à flot des pays qui coulent et d'arrêter de les enfoncer en exigeant qu'ils remboursent alors qu'ils sont au bord de la faillite. Le temps, une dynamique concertée sont les seuls moyens pour l'Europe d'éviter de s'enfoncer davantage et de revenir à la surface.

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