La démission désormais officielle de Georges Papandréou en Grèce et celle, annoncée, de Silvio Berlusconi en Italie n'ont pas suffi, et loin s'en faut, à désamorcer la crise dans la zone euro, dont l'éclatement n'est plus un scénario de science fiction. Jeudi matin, les principales places boursières européennes ont de nouveau ouvert en forte baisse : -2,16% pour la Bourse de Paris, -1,67% pour celle de Londres, -1,33% pour celle de Milan. Signe toutefois de l'extrême volatilité des marchés, qui continuent à s'interroger sur l'évolution des situations politiques de la Grèce (toujours sans successeur au poste de Premier ministre, alors que celui-ci devait être nommé lundi) et de l'Italie (qui pourrait organiser des élections législatives anticipées et doit encore convaincre sur ses mesures d'austérité annoncées), la Bourse de Milan a rebondi dès l'ouverture, et celle de Paris une heure après.
Un plan d'aide pour l'Italie ? Le FMI dément, les Bourses apprécient
Le Fonds monétaire international a démenti lundi l'existence de discussions avec les autorités italiennes concernant un plan de secours pour la péninsule évoqué dimanche par la presse italienne. Les Bourses ont clôturé en forte hausse lundi.
Publié le 28/11/2011
Le bon point de Lagarde à la Grèce et à l'Italie, mise en garde au Japon
La patronne du FMI salue les "progrès significatifs" politiques dans les deux pays, mais prévenu qu'aucun pays, même hors de la zone euro, n'était à l'abri.
Publié le 12/11/2011
Bourde sur le triple A Français : Standard & Poor's dit avoir pris des mesures
L'agence de notation, qui a annoncé par erreur jeudi que la France avait perdu sa note "AAA", a assuré vendredi qu'elle avait pris des mesures pour éviter de répéter une telle bourde.
Publié le 12/11/2011
Rigueur, rigueur, rigueur
Alors que les marchés restent nerveux après la diffusion par erreur d'une note de Standard et Poor's sur une prochaine dégradation de la note française, les députés votent une succession de coupes dans les dépenses publiques, au fil de la discussion du budget 2012.
Publié le 11/11/2011
Après la bourde de S&P, comment se prémunir des agences de notation ?
L'incident qui a provoqué la fureur de Bercy et l'ouverture d'une enquête du gendarme des marchés continue à faire réagir en France. Il pourrait aussi accélérer une évolution de la législation européenne qui permettrait à l'avenir à un Etat de saisir la justice dans un cas similaire.
Publié le 11/11/2011
Gaffe de Standard & Poor's sur le triple A français: une enquête ouverte
L'agence de notation Standard and Poor's (S&P) a reconnu jeudi avoir diffusé par erreur à certains de ses abonnés un "message" faisant état d'une dégradation de la note de la France. Les autorités financières ont ouvert une enquête.
Publié le 10/11/2011
Crise de la dette et effet domino : les scénarios possibles
QUESTIONS-REPONSES - L'Italie va-t-elle devoir demander une aide financière ? La zone euro peut-elle l'aider ? Pourrait-elle survivre à un tel cataclysme ? Tour d'horizon des scénarios possibles et des questions qui se posent face à l'aggravation de la crise de la dette.
Publié le 10/11/2011
Crise de la dette : les Etats-Unis face au scénario du pire
La crise de la dette pourrait-elle emporter l'Italie, se propager aux Etats-Unis et devenir mondiale ? C'est un des scénarios de l'agence Moody's. Au sein du parti républicain, les candidats refusent par avance toute aide à l'Europe, notamment à l'Italie, qui a "dépassé le point de non-retour".
Publié le 10/11/2011
Italie : quelle(s) suite(s) pour l'après-Berlusconi ?
Même avec la démission annoncée de Silvio Berlusconi après le vote des réformes budgétaires demandées par l'UE, l'Italie est loin d'avoir réglé tous ses problèmes. Premier chantier : garantir rapidement une stabilité politique pour rassurer les marchés financiers, à l'origine de la chute du Premier ministre.
Publié le 09/11/2011
Et si la Grèce abandonnait l'euro ? Le G20 sort ses calculettes
La question d'une faillite de la Grèce, et de sa sortie de la zone euro, n'est plus un tabou : le G20 s'efforce d'en chiffrer les conséquences. Alors même que l'Europe croyait, il y a un peu plus d'une semaine, avoir trouvé une issue à la crise grecque...
Publié le 03/11/2011
"La Grèce doit décider si elle veut rester dans l'euro"
Mercredi soir, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont mis la Grèce sous pression : à elle de décider si elle veut quitter la zone euro. Et pour obtenir une aide européenne, il faudra clarifier sa position. Une nouvelle réunion doit se tenir jeudi matin avant l'ouverture du sommet du G20.
Publié le 02/11/2011
Grèce: un nouveau mini-sommet dès jeudi matin, la Grèce sous pression
Les Etats membres de la zone euro et du G20 se réuniront jeudi matin à cannes pour un nouveau sommet consacré à la Grèce avant l'ouverture du sommet du G20. Mercredi soir, une première série de réunions de crise avait lieu. Avec deux objectifs : mettre Athènes sous pression et rassurer.
Publié le 02/11/2011
Faillite, sortie de la zone euro: quels scénarios pour la Grèce ?
Du plus noir au moins défavorable, voici les scénarios possibles pour la Grèce et la zone euro dans la perspective du référendum sur le sauvetage du pays.
Publié le 02/11/2011
Le G20 bouleversé par la "mauvaise surprise" grecque
La stratégie du G20 face à la crise mondiale est bouleversée par l'annonce d'un référendum à l'issue incertaine en Grèce, à deux jours de l'ouverture du sommet des grandes puissances. Rappel des thèmes qui doivent être débattus.
Publié le 01/11/2011
L'attention des investisseurs sera tournée ce jeudi vers une émission obligataire du Trésor italien, dont le résultat est attendu en fin de matinée, qui sera le premier test de la confiance des marchés depuis l'annonce du départ prochain de Silvio Berlusconi. Les craintes pour l'Italie ont propulsé les taux obligataires italiens à dix ans largement au-dessus de la barre des 7%, un niveau jugé insoutenable dans la durée, étant donné la taille colossale de la dette italienne (1900 milliards d'euros, environ 120% du PIB). Afin de rassurer les marchés, le Parlement a décidé d'accélérer l'adoption des mesures économiques réclamées par l'Union européenne d'ici samedi ou dimanche, après laquelle Silvio Berlusconi donnera sa démission. Un nouvel exécutif sera ensuite formé. L'ex-commissaire européen Mario Monti, économiste respecté, pourrait prendre la tête d'un gouvernement technique, destiné essentiellement à rassurer les marchés.
"La France a de facto perdu son triple A"
Les craintes de contagion sont plus fortes que jamais en Europe. La France, deuxième économie de la zone euro, est elle aussi l'objet des attaques des marchés. L'écart entre le taux des emprunts de l'Etat français et celui de l'Allemagne, référence économique des marchés, n'a jamais été aussi important depuis plus de 20 ans. Il a atteint un nouveau record ce jeudi, au-delà des 160 points de base. Et, dans une interview à la Tribune, l'économiste Jacques Attali se montre ce jeudi plus que jamais pessimiste pour Paris : la France n'a aucun espoir de conserver son "triple A" qui lui permet d'emprunter à bas coût sur les marchés financiers. L'économiste affirme en outre que les mesures d'austérité que vient d'annoncer le Premier ministre François Fillon ne sont pas à la hauteur et que le gouvernement devrait augmenter plus fortement les impôts. Jacques Attali est sans appel : "La France a de facto perdu son triple A", déclare-t-il. "Inutile de s'acharner sur cette note".
Une telle contagion, si elle se concrétisait, mettrait à genoux l'ensemble de la zone euro, où le Fonds d'aide, le FESF, est encore très loin de pouvoir faire face à une telle hypothèse. Rappel : le 27 octobre, les dirigeants des pays de la zone euro ont décidé de porter le FESF de 440 milliards d'euros à 1000 milliards d'euros environ de capacités de prêt grâce à des "effets de levier" permettant d'avoir une plus grande intervention sans augmenter les fonds de départ mis à disposition par les Etats, mais la concrétisation de cet engagement se fait attendre. On imagine donc les sommes colossales qu'il faudrait rassembler en urgence pour combler les besoins de l'Italie et, éventuellement de la France. Et au vu des difficiles négociations qui furent nécessaires pour parvenir à l'accord du 27 octobre, on peut comprendre l'inquiétude des marchés.
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