Les cours des Bourses mondiales dévissent depuis le 1er août 2011. © Abaca
La taxe financière divise toujours le G20
La question s'est invitée lors des débats organisés à Washington en vue du sommet de Cannes. La France, qui soutient un tel projet, à obtenu un coup de pouce du milliardaire américain Bill Gates, qui juge cette taxe "faisable même sans adoption universelle". Mais on est loin du consensus.
Publié le 24/09/2011
Sale temps pour le CAC, encore chahuté
Tout comme à Paris, les bourses européennes jouent encore au yo-yo, alors que les ministres des Finances et les présidents des Banques centrales des pays du G20 sont réunis à Washington. Au coeur des préoccupations : crise de la dette, et ralentissement de la croissance mondiale.
Publié le 23/09/2011
L'Europe en proie au spectre d'une crise bancaire
Les valeurs bancaires sont les premières victimes de l'accès de fièvre qui frappe les bourses. On craint notamment que les banques soient à cours de liquidité. Selon le Financial Times, les dirigeants européens semblent prêts à accélérer les plans de recapitalisation de 16 banques.
Publié le 22/09/2011
Le Twist envoie valser le CAC
La banque centrale des Etats-Unis a annoncé mercredi de nouvelles mesures de soutien - surnommées "Twist" - à l'économie américaine pour aider une reprise qu'elle juge "lente". L'accueil des investisseurs est glacial.
Publié le 21/09/2011
La Grèce digère mal son nouveau régime
Le gouvernement grec s'est résigné mercredi à adopter des mesures d'austérité supplémentaires pour 2011 et 2012, sous la pression de ses créanciers, l'UE et le FMI, pour combler les trous dans ses comptes publics et écarter un défaut de paiement.
Publié le 21/09/2011
Grèce : 5 scénarios pour un film noir
Le gouvernement grec annonce ce mercredi un train de mesures d'austérité, les syndicats des grèves... Quelles sont les issues possibles pour le pays et l'Europe?
Publié le 21/09/2011
Les banques françaises confrontées à la crise de confiance
Les grandes banques françaises sont-elles menacées ? Coup sur coup, depuis lundi, trois exemples étonnants montrent la baisse de confiance sur la Société Générale, le Crédit Agricole et BNP Paribas.
Publié le 20/09/2011
Etats-Unis : Obama voudrait injecter 300 milliards pour l'emploi
Face à un chômage bloqué au-dessus de 9%, Barack Obama devait proposer cette nuit au Congrès américain d'y consacrer 300 milliards de dollars. Mais rien n'est gagné pour le président en perte de popularité depuis le début de la crise financière.
Publié le 08/09/2011
Fond européen de stabilité financière : comment peut-il sauver l'euro ?
L'Allemagne a donné son feu vert à l'élargissement du fond européen de stabilité pour sauver l'euro. Vincent Hervouët et Emmanuel Kessler décryptent le fonctionnement de ce plan et expliquent ce qu'il représente pour Angela Merkel et pour le reste de l'Europe.
Publié le 29/09/2011
Les Bourses européennes ont ouvert en forte baisse, dans le sillage du plongeon en clôture des places asiatiques et de Wall Street la veille, malgré les mesures exceptionnelles annoncées par la Réserve fédérale américaine (Fed) pour stimuler l'investissement. En fin de journée, le CAC 40 a cédé 5,25 % à Paris passant sous la barre des 2800 points. Ailleurs, la tendance est identique : Londres a perdu 4,67% et Francfort 4,96%. De l'autre côté de l'Atlantique, la Bourse de New York a finit jeudi en forte baisse, dans le sillage des marchés européens, les investisseurs exprimant leurs craintes de voir l'économie mondiale plonger en récession: le Dow Jones a perdu 3,51% et le Nasdaq 3,23%.
L'enjeu de la croissance plus fort que la dette
Outre les annonces peu reluisantes de la Fed, les places financières attendaient avec fébrilité la réunion des grands argentiers de la planète au sein du G20, organisée dans le cadre de l'assemblée d'automne du Fonds monétaire international (FMI) à Washington. Mais cette réunion semblait mal partie pour offrir aux investisseurs déprimés des perspectives d'évolution positive de la situation puisque rien, au vu des dernières déclarations, ne laissait supposer que l'on soit parvenu à une unité de point de vue sur les mesures à prendre pour sauver l'économie mondiale. Ainsi, alors qu'en Europe, le maître mot semble être la lutte contre la dette publique des pays de la zone euro, les Etats-Unis semblent désormais convaincus que le sauvetage de la croissance est la condition sine qua non pour relancer la machine.
Pour preuve, Le secrétaire au Trésor américain Timothy Geithner a estimé jeudi à Washington que la lenteur de la croissance économique était un défi "plus grand" que celui de la dette et que les Etats du monde entier devaient donner la priorité au soutien à la croissance. "Il faut une croissance plus forte", a-t-il ajouté, vantant le projet de relance de l'économie et de l'emploi présenté le 8 septembre par le président Barack Obama, mais qui a peu de chance d'être approuvé par le Congrès. Le secrétaire du Trésor a également dit sa crainte de voir les Etats européens en faire trop dans le rééquilibrage de leurs comptes publics, au détriment de la croissance.
Réduire la dette : leitmotiv européen
La réponse européenne n'a pas tardé par la voix d'Ollie Rehn, le commissaire européen aux Affaires économiques : le ralentissement de l'économie "n'est pas une excuse pour cesser de mettre de l'ordre dans nos finances publiques", a-t-il asséné jeudi à Washington, avant d'ajouter que les Européens ne permettraient pas un "défaut incontrôlé" de paiement de la Grèce, ni sa sortie de la zone euro.
Avant cette dernière déclaration, six pays membres du G20 ont appelé la zone euro à agir contre la dette, dans une lettre commune rendue publique par le gouvernement britannique. Les dirigeants de l'Australie, du Canada, de la Corée du Sud, de l'Indonésie, du Mexique et du Royaume-Uni demandent à la zone euro d'"agir rapidement", dans cette lettre adressée aux autres pays du G20, qui doivent se réunir en sommet à Cannes (sud de la France) en novembre sous la présidence de Nicolas Sarkozy. "Les gouvernements et les institutions de la zone euro doivent agir rapidement pour résoudre la crise de l'euro et toutes les économies européennes doivent affronter le problème de la dette pour empêcher une contagion à l'économie mondiale", ajoutent les dirigeants.
Lagarde prône la synthèse des deux visions
Une lettre qui semble aller plutôt dans le sens de la Banque centrale européenne (BCE) qui estime que les déséquilibres budgétaires en zone euro mettent en péril la pérennité de l'Union monétaire européenne, dans un document publié sur son site internet. Et pour sortir de cette situation, la banque européenne ne voit qu'une solution : elle suggère une nouvelle fois de renforcer l'encadrement des finances publiques de chaque pays de la zone euro par une instance supra-nationale pour éviter les dérapages. Une mesure qui va clairement à l'encontre des intentions américaines, en quête de politique de relance.
Parmi ces voix discordantes, une seule personne semble prôner la synthèse des deux points de vue : Christine Lagarde. La directrice générale du Fonds monétaire
international a donné à la fois raison aux Etats-Unis s'ils veulent relancer leur croissance "à court terme" et à l'Europe si elle se donne pour priorité de rééquilibrer ses finances publiques.
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