La BCE ne rassure pas : les bourses dévissent en série

le 04 août 2011 à 17h00 , mis à jour le 05 août 2011 à 10h31

Dossier : Crise financière

Jeudi, comme la veille, les Bourses européennes ont clôturé en forte baisse. L'intervention de la Banque centrale européenne sur les marchés et la déclaration de son président Jean-Claude Trichet n'ont pas suffi à apaiser les craintes.

   
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La tension ne redescend pas sur les marchés européens. Fébriles, voire carrément inquiets depuis plusieurs jours, en raison du risque de propagation de la crise de la dette à la zone euro, ils ont poursuivi leur chute libre ce jeudi. A la clôture, la Bourse de Paris a ainsi fini sur une baisse de 3,90% à 3.320,35 points, au plus bas depuis juillet 2009.  Le CAC 40, qui a perdu 134,59 points sur la séance, signe sa neuvième séance de baisse d'affilée, une série inédite depuis septembre 2002 et la fin de l'éclatement de la bulle internet. La tendance n'était pas meilleure chez ses voisins européens : Francfort a fini au plus bas depuis un an, à -3,60% ; Madrid et Milan ont dévissé de plus de 3%. Londres, quant à elle, a perdu 3,43%.

La zone euro reste très inquiète, en particulier en raison de la situation instable de l'Espagne et de l'Italie. José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, et Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne, sont pourtant montés au créneau dans la journée pour tenter d'apaiser les marchés.  L'Elysée a confirmé l'information du Parisien, selon laquelle Nicolas Sarkozy est en contact téléphonique régulier avec Jean-Claude Trichet et prévoit de contacter la chancelière allemande Angela Merkel et le chef du gouvernement espagnol José Luis Zapatero.

Outre Atlantique, la bourse a connu le même plongeaon que sur les places européennes. La Bourse de New York creusait encore ses pertes à quelques minutes de la clôture jeudi, dans un marché très inquiet pour la santé de l'économie mondiale: le Dow Jones perdait 4,01% et le Nasdaq 4,64%. Vers 21h50, le Dow Jones Industrial Average cédait 477,64 points à 11.418,80 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 125,09 points à 2.567,98 points. Le repli était général, et les valeurs de l'énergie, de l'industrie et de la finance étaient particulièrement attaquées. C'est la plus forte baisse qu'ait connu Wall Street depuis 2008.

La BCE rachète des obligations publiques

Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne (BCE), a notamment annoncé le maintien de son taux directeur à 1,50% et surtout une reprise des rachats d'obligations publiques, après 4 mois d'arrêt.  Cette décision de procéder à de nouveaux achats sur le marché de la dette a été prise à une "majorité écrasante", a-t-il déclaré, sans toutefois dévoiler l'ampleur ou la nature des rachats. Les détails de cette opération seront connus lundi au plus tôt, la BCE ne communiquant qu'une fois par semaine à ce sujet.  

José Manuel Barroso a quant à lui prôné une réévaluation des capacités du Fonds de soutien européen. Dans un courrier daté de mercredi adressé aux dirigeants de l'Union monétaire, il prévient que la crise de la dette s'étend au-delà des pays fragiles de la zone euro.  "Je saisis l'occasion pour inviter à une rapide réévaluation des éléments relatifs au Fonds européen de stabilité financière (FESF) et au mécanisme appelé à lui succéder, afin de s'assurer qu'ils sont correctement équipés pour gérer des risques de contagion", écrit-il.  Créé en 2010 pour venir en aide à l'Irlande puis au Portugal, ce Fonds a une taille de 750 milliards d'euros avec une capacité effective de prêts de 440 milliards. Mais ce montant reste insuffisant pour sauver un pays comme l'Italie, qui se retrouve à son tour dans la ligne de mire des marchés en raison de sa dette.

le 04 août 2011 à 17:00
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19 Commentaires

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  • v62138, le 05/08/2011 à 13h48

    Il y a un truc entre les oreilles qui s'appelle un cerveau, il m'arrive de m'en servir. Je peux revendre l'or demain, après-demain ou dans un an, peut-être à profit, peut-être à perte mais je trouverai un acheteur. Par contre, dans un an, je ne donne pas cher de vos carottes. Quoi qu'il en soit, or, carottes ou tout ce que vous voudrez, le seul investissement auquel vous pouvez vous fier, c'est le fruit de votre travail. La bourse est le reflet de la confiance des investisseurs en des valeurs économiques. Une vente - même à perte - est pour partie le reflet de cette confiance. En tant qu'acteur de ces valeurs économiques, vous savez ce qu'ils pensent de vous. S'ils trouvent mieux ailleurs, vous pouvez rager, crier, hurler au scandale, c'est insuffisant pour les retenir. Mais face à tout vendeur, il y a un acheteur qui croit peut-être que vous en valez la peine. Alors ne soyez pas triste, il vous appartient d'exprimer votre valeur, de devenir votre propre investissement. C'est beaucoup rentable que s'endormir sur l'oreiller de l'assistanat ou d'en vanter les mérites aveuglément, faites-moi confiance.

  • v62138, le 05/08/2011 à 10h39

    Alors vous ne pouvez pas imaginer à quel point je me sens satisfait de toutes les brises fraîches qui caressent mon porte-monnaie.

  • v62138, le 05/08/2011 à 09h18

    Le seul commentaire à peu près intéressant et réaliste est celui de fissou06. Les états n'ont plus les moyens de se substituer à une catégorie de la population qui se comporte comme l'oisillon bien gras chaudement cajolé au fond de son nid attendant la becquée providentielle en piaillant. La France n'a pas vocation à soigner toute la misère du monde, pour relayer ce qu'un socialiste éclairé disait en d'autres termes. Occupons-nous de nos oignons, ensuite, on verra. Quand il y a à manger à peine pour maintenir 4 personnes en bonne santé autour d'une table, on ne cherche pas à en caser une cinquième, ce serait mettre en péril les 5 au lieu d'une. Par contre, je n'empêche pas ceux qui veulent se sacrifier pour les autres, c'est leur problème, je ne leur accorde aucun droit d'empiéter sur mon espace vital au nom de mon droit à vivre. Pigé ?

  • criticdailleurs, le 05/08/2011 à 03h20

    La farine !!! pour mieux se faire rouler dedans...

  • humanoide56, le 05/08/2011 à 00h02

    Une veleur plus sur que l'or : des patates , des carottes

  • erleg71, le 04/08/2011 à 23h30

    Attendons-nous à un plan de rigueur sans précédent d'ici la fin de l'année, qu'on nous nous présentera avec de grands trémolos dans la voix : la patrie en danger, etc... Les politiques, Sarkozy en tête, sont pathétiques à force de courir après les évènements pour cacher leur impuissance. Tous nos problèmes viennent du fait que les états n'ont plus ni moyens, ni autorité, est-ce qu'on va enfin finir par le comprendre ?

  • parigot_sur_mer, le 04/08/2011 à 22h49

    Il est temps de sortir du système. Vivement 2012 - y'en a plus pour longtemps.

  • pagan29200, le 04/08/2011 à 22h18

    Fissou06, attendez vous à des surprises alors, car la France, par exemple n'a jamais été une nation, mais un ensemble hétéroclite de différentes nations. Alors oui au retour des nations, des vrais Nations des peuples.

  • fgi, le 04/08/2011 à 22h13

    La finance c'est du vent.

  • juj666, le 04/08/2011 à 22h12

    ET pendant ce temps la, on continue a ouvrir autour des villes de grande surface commerciale dites de "loisir" pour nous faire toujours dépenser plus, les villes sont saturées de ce genre de surface, mais on n"en construit toujours plus ! mais avec toujours les mêmes salaires....

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