Le président de l'UE, Herman Van Rompuy, le président chinois, Wen Jiabao, et le président de la commission européenne, Manuel Barroso, lors du sommet Chine-UE, le 14 février 2012 à Pékin. © AFPTF1 News : Cette rencontre entre la Chine et les dirigeants de l'Union européenne est-elle plus importante que les précédentes ?
La crise grecque est-elle réglée ? Pour Sarkozy oui, mais pas pour Schäuble
Le président s'est déclaré "heureux" de la réussite de l'échange de dette publique grecque. Le ministre allemand des Finances estime pour sa part que c'est une "erreur" de croire la crise résolue.
Publié le 09/03/2012
Un autre sommet sans tension pour l'Europe à la recherche de la croissance
Le sommet européen s'est ouvert jeudi soir. Le plan d'aide à la Grèce a été validé jeudi après-midi par les ministres des Finances.
Publié le 01/03/2012
Le Brésil et la Chine pour sauver l'euro?
Les pays émergents regroupés dans le club des Brics, devraient prendre une décision sur la possibilité de venir en aide à la zone euro lors de leur réunion à Washington le 22 septembre.
Publié le 15/09/2011
Agnès Bénassy-Quéré, économiste et directrice du CEPII, centre de recherche sur l'économie internationale à Paris : Ce qui est particulier, c'est que ce ne sont pas les sujets habituels de discussion, mais plutôt "est-ce que la Chine peut aider l'Europe ?". Jusque-là les Chinois ont été très prudents. Dans l'opinion chinoise, il est très difficile de se dire qu'on va aider un pays plus riche. Et quand on leur demande, ils acceptent l'idée d'aider l'Europe, mais quand la crise sera finie ! Ils ont très peur de perdre de l'argent et ils se souviennent que pendant la crise asiatique, l'Europe n'avait pas été très sympathique.
Mais aujourd'hui ils se rendent compte que c'est dans leur intérêt que la zone euro ne s'effondre pas. Plus de 16% des exportations chinoises sont à destination de la zone euro.
La deuxième raison, c'est que les Chinois ont beaucoup critiqué le système monétaire international, ils veulent internationaliser leur monnaie. En attendant, comme ils ne veulent pas que le dollar soit la seule monnaie internationale, l'euro ne doit pas disparaître.
TF1 News : Aujourd'hui, comment est-ce que la Chine envisage d'aider l'Europe ?
Agnès Bénassy-Quéré : Ils devraient prêter au Fond monétaire international (FMI) pour qu'il prête ensuite à l'Europe. C'est beaucoup moins risqué pour eux car le FMI est un "emprunteur sénior". Ils espèrent en échange y recevoir une meilleure représentativité. Mais on ne sait pas trop ce qu'ils veulent faire de ce pouvoir supplémentaire.
Ils trouvent que le FMI traite différemment la Chine et l'Europe. C'est en train de changer sous Christine Lagarde, Dominique Strauss-Kahn était considéré comme plus souple avec les Européens qu'avec les Chinois. S'ils ont plus de pouvoir, ils pourraient vouloir réduire le déséquilibre qu'ils ressentent par rapport aux Européens.
Investir dans le Fonds européen de stabilité financière, le FESF, est perçu comme extrêmement risqué par les Chinois. Ils ne comprennent pas comment fonctionne l'Union européenne, ni qui décide. Alors ils se raccrochent à Angela Merkel parce qu'ils estiment que celui qui dirige est celui qui a l'argent.
Sinon, ils achètent des infrastructures en Europe, comme le port du Pirée en Grèce. Ils ont toujours été intéressés par les entreprises technologiques. Cela permet de maintenir de l'emploi, de l'activité dans ces pays. Cela peut même permettre des investissements. La Grèce a un déficit extérieur de près de 10% du PIB. Il leur faut des entrées de capitaux pour compenser. Alors les investissements directs de la Chine sont bien vus.
TF1 News : Doit-on avoir peur de la Chine ?
Agnès Bénassy-Quéré : Peur ? Non. De toute façon la Chine croît plus vite que nous, elle va devenir la plus grande puissance mondiale. Evidemment, ils ne sont pas bêtes, ils achètent dans l'espoir que cela remonte. C'est comme cela que tout le monde agit sur les marchés.
Mais ils pourraient aider l'Europe en ouvrant leur marché. L'Europe n'arrivera pas à repartir sans demande extérieure. Or, la Chine voit l'Europe comme un marché où importer ses produits, et non pas comme un fournisseur dont elle achèterait les produits. Elle devrait ouvrir ses marchés, notamment ses marchés publics, qui sont totalement fermés aujourd'hui.
TF1 News : L'Europe n'est pas la seule, puisque la Chine a acheté il y a quelques années beaucoup de dette américaine. Quelles en sont les conséquences pour les relations entre les Etats-Unis et la Chine ?
Agnès Bénassy-Quéré : Ils se tiennent par la barbichette ! Les Chinois ont très peur que le dollar se déprécie et qu'il perde de sa valeur. Aujourd'hui ils voient d'un très mauvais œil la monétisation de la dette américaine (le rachat d'une partie de la dette par la Fed, la banque centrale américaine, ndlr). Et les Etats-Unis ont peur que la Chine cherche à diversifier ses actifs et se débarrasse de leur dette. Un peu comme un banquier et son client.
| L'Europe, première cible des rachats d'entreprises par la Chine |
L'Europe est la première destination des investissements chinois à l'étranger par rachat d'entreprise ou fusion, avec 34% du total, selon un nouvel indicateur publié par un fonds d'investissement à l'occasion du sommet Chine-UE. Les fusions et les acquisitions réalisées par les investisseurs chinois en Europe ont augmenté de 155% l'an dernier pour atteindre 10,4 milliards de dollars, devançant l'Asie avec 8,2 milliards de dollars et l'Amérique du Nord (6,4 milliards de USD), selon A Capital, un fonds qui conseille les entreprises chinoises. |
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