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Les entreprises familiales plus résistantes à la crise


le 21 janvier 2013 à 09h32 , mis à jour le 21 janvier 2013 à 09h41.
Temps de lecture
3min
Photo d'archives.

Photo d'archives. / Crédits : TF1/LCI

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ConjonctureLes entreprises familiales ont globalement mieux résisté à la crise. Leurs atouts : une stratégie dans le long terme, capacité d'innovation et sens de la gestion des ressources humaines.

Les entreprises familiales ont globalement mieux résisté à la crise grâce à leur capacité d'innovation et à leur sens de la gestion des ressources humaines, selon une étude du cabinet de conseil Ernst & Young publiée lundi. Menée auprès de 280 personnes travaillant dans une entreprise familiale dans 33 pays, cette étude montre que 60% des entreprises interrogées déclarent une croissance de plus de 5% entre juillet 2011 et juin 2012, et une sur six une croissance d'au moins 15%, explique Ernst & Young. 

Et ceci alors que trois-quarts d'entre elles sont implantées aux Etats-Unis ou en Europe, où les difficultés sont plus aiguës. "Cela montre que le modèle de l'entreprise familiale demeure solide face à l'adversité", estime le cabinet.

Premier facteur de la plus grande réussite de ces entreprises : l'inscription de leur stratégie dans le long terme liée à leur structure même, appelée à se transmettre. La capacité d'adaptation à l'environnement économique, aussi hostile soit-il, est également cité par une majorité d'entreprises comme un facteur déterminant de croissance. Pour près de la moitié des entreprises par exemple, les nouvelles économies émergentes représentent l'ouverture de nouveaux marchés plus qu'une concurrence supplémentaire.

Des entreprises concentrées sur l'innovation 

Côté financement, les entreprises familiales rencontrent également des vents favorables. Elles disposent en effet souvent de bénéfices non distribués aux actionnaires "plus abondants" que les autres entreprises, et s'en servent pour "renforcer leur indépendance à l'égard des marchés de capitaux". Selon Ernst & Young, cela leur permet de se concentrer davantage sur l'innovation, clé du développement.

Par ailleurs, "l'une des différences entre les entreprises les plus performantes et les moins performantes ayant pris part à l'étude réside dans leur attitude à l'égard de leurs ressources humaines", affirme le cabinet. Or, une des forces de l'entreprise familiale est justement de ne plus considérer "l'appartenance à la famille comme une qualification suffisante pour prétendre à un poste de direction".

"Les sociétés ayant les meilleurs résultats sont presque deux fois plus nombreuses que les autres à accorder aux cadres non familiaux un niveau d'implication plus élevé", assure Ernst & Young. Elles appliquent en outre des incitations considérées comme plus efficaces que de très hauts salaires en associant davantage les cadres hors famille aux décisions.

Commenter cet article

  • 84vaucluse : Allez encore un petit effort et ils reconnaitront les bienfaits du paternalisme.

    Le 21/01/2013 à 17h06
  • gilles30 : Comme c'est étrange, pour les entreprises innovantes peut être. Mais cette étude tiens-t-elle compte des difficultés de trésorerie, de plus en plus pesantes pour les entreprises, liées à la mise en ?uvre de l'application de la loi LME. Tiens t-elle compte de la frilosité croissante des organismes bancaires pour soutenir le premier employeur de France, l'artisanat. Des assurances fournisseurs qui ne prennent plus aucun risque, et qui plombe la trésorerie des entreprises qui survivent avec grande difficultés. Je serais très favorable à ce que vous puissiez conforter votre étude, en faisant à la fin de l'année le compte des PME et PMI, auto entrepreneurs qui ont maintenus leurs activités et non pas déposés leurs bilans. L'entreprise en France ce n'est pas seulement le CAC 40.

    Le 21/01/2013 à 12h37
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