Mauvaises nouvelles sur le front de la croissance

Par TF1 News, le 28 décembre 2010 à 10h46 , mis à jour le 28 décembre 2010 à 13h02

L'Insee a révisé à la baisse les chiffres de la croissance des deuxième et troisième trimestres. Du coup, l'objectif de 1,6% pour l'année 2010, qui reste la prévision officielle du gouvernement, apparaît de plus en plus difficile à atteindre.

Montage photo : graphique sur fond de Bourse de ParisImage d'archives © TF1/LCI

La croissance de l'économie française aux deuxième et troisième trimestres a été révisée en légère baisse, respectivement à +0,6% et +0,3%, ce qui rend la prévision officielle de 1,6% sur l'ensemble de 2010 plus difficile à atteindre, selon les chiffres publiés mardi par l'Insee. Dans sa précédente estimation mi-novembre, l'Institut national de la statistique avait annoncé une croissance de 0,7% au deuxième trimestre et de 0,4% au troisième. Il faudrait donc désormais que le produit intérieur brut de la France progresse de 0,7% au dernier trimestre pour atteindre la prévision de croissance de 1,6% sur l'ensemble de l'année avancée jusqu'ici par le gouvernement. Or l'institut, qui prévoit aussi une croissance annuelle de 1,6% dans sa dernière note de conjoncture publiée mi-décembre, ne table que sur une progression de 0,5% au dernier trimestre 2010.

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La révision de la croissance au troisième trimestre résulte d'investissements inférieurs aux estimations dans les services aux entreprises et les travaux publics et d'une consommation de services aux particuliers plus faible, note l'Insee. La révision pour le deuxième trimestre s'explique quant à elle essentiellement par celle de la production de transport routier de marchandises.

Des Français beaucoup plus cigales que fourmis

Selon les résultats détaillés publiés mardi, la consommation des ménages a accéléré cet été (+0,5% après +0,3% au printemps), tandis que l'investissement a décéléré (0,5% après +0,9%). En revanche, le solde commercial s'est dégradé sous le coup d'importations plus dynamiques que les exportations (+3,9% contre +2,6%). Par ailleurs, le pouvoir d'achat des ménages a quelque peu accéléré au cours de l'été, augmentant de 0,7% par rapport au printemps (après +0,5% au deuxième trimestre). Cette progression est notamment due à un ralentissement des prix des dépenses à la consommation (+0,2% après +0,3% au deuxième trimestre), lié en partie au repli des produits énergétiques.

L'accélération du revenu s'accompagne d'une nouvelle hausse du taux d'épargne des ménages, qui atteint 16,2% après 16,1% au printemps. Le taux d'épargne financière (hors immobilier) progresse également, s'établissant à 7,3%, après 7,2%, souligne l'Insee.

La dette publique en léger repli

La dette publique de la France a baissé de 17 milliards d'euros au troisième trimestre 2010 par rapport au trimestre précédent pour être ramenée à 1574,6 milliards, soit environ 81,5% du PIB à fin septembre, selon les données publiées mardi par l'Insee. Ce pourcentage représente une baisse de 1,4 point par rapport à la fin juin 2010 quand la dette au sens de Maastricht s'élevait à 1591,6 milliards d'euros ou 82,9% du PIB. Au sein de la dette publique, la dette de l'Etat a diminué de 14,1 milliards d'euros au troisième trimestre pour s'élever à 1235,5 milliards. Ce recul résulte d'une forte baisse de la trésorerie qui avait été accumulée au cours de la première moitié de l'année, qui permet des remboursements importants de titres de créance, souligne l'Insee. Outre la dette de l'Etat, la dette publique au sens du traité de Maastricht prend en compte celle des administrations de sécurité sociale (78,3 milliards), des administrations publiques locales (151,4 milliards) et des organismes divers d'administrations centrales (Odac, 109,5 milliards). La dette des administrations de sécurité sociale a augmenté de 7,4 milliards d'euros alors que celle des administrations publiques locales se stabilise (-0,1 milliard).

Par TF1 News le 28 décembre 2010 à 10:46
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16 Commentaires

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  • jojojack, le 29/12/2010 à 22h36

    Mme lagarde est toujours pas descendue de sa planete

  • 142tf157, le 28/12/2010 à 16h28

    Les grands commis de l'état sont devenus les grands comiques de l'état. Mr Fillon nous parle d'une croissance revue en hausse à 1,5 % pour 2010. Question : connaît il Mme Lagarde ? qui nous la joue à 1,6 % pour cette même année. Quand on confond les hausses & les baisses on évite de parler économie.

  • desgiffles, le 28/12/2010 à 16h10

    Elle est toujours très (trop) optimiste Mme Lagarde...

  • bernard0084, le 28/12/2010 à 16h09

    J'attends avec impatience le discours de fin d'année de NS, entre les chiffres du chomage et le chiffre de la prévision de croissance , je me demande de quoi il va bien pouvoir nous parler.

  • jghttc, le 28/12/2010 à 14h53

    Mme Largade était pourtant certaine d'avoir vu le bout du tunnel... Ce qu'elle n'a pas vu, apparement, c'est qu'après ce 1er tunnel , tout une série d'autres se profilent à l'horizon ! Et que dire de M.Sarkozy affirmant vouloir chercher la croissance avec ses dents ! ( Nous plaignons dès à présent son dentiste !)

  • thlera, le 28/12/2010 à 14h33

    Juste un detail : 0,6%+0,3%+0,7% n est pas egal a 1,6%

  • jersin, le 28/12/2010 à 14h24

    Sans blagues, comme c'est étonnant !

  • jghttc, le 28/12/2010 à 14h16

    Pourtant le revenu des pricipaux dirigeants du CAC 40 a encore bondi, cette année, de 15 % minimum, les ex-ministres du gouvernement touchent ,désormais, une double paye (retraite de ministre+indemnités de député), M.Tapie a touché un chèque de 240 millions et M.Sarkozy bénéficie toujours des 140 % d'augmentation de son traitement....Avec toutes ces augmentations salariales, en France, la croissance n'est toujours pas là ? c'est à ne rien comprendre!

  • revolution2012, le 28/12/2010 à 14h07

    Entièrement d'accord sauf que ce n'est pas le gouvernement qui fixe les salaires, par contre ce qu'il pourrait faire c'est de compenser ces 300 euros par une baisse de charges patronales de 300 euros, sauf que pour qu'ils continuent à manger du caviar tous les jours, on n'est pas prés d'en prendre le chemin...

  • alea53, le 28/12/2010 à 13h54

    C'est peut etre un début de solution ce que vous proposez mais il faut aussi que le piteux gouvernement que nous avons se mette au enfin boulot et qu'il lutte efficacement contre le chomage avec des idées neuves mais la je pense que c'est mission impossible pour la droite qui gouverne de la même façon depuis 50 ans...!

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