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Mini-sommet de la zone euro : 130 milliards pour la relance


le 22 juin 2012 à 16h29 , mis à jour le 22 juin 2012 à 17h31.
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4min
Les quatre dirigeants des principales économies de la zone euro : l'Espagnol Mariano Rajoy, le Français François Hollande, l'Allemande Angela Merkel et l'Italien Mario Monti.

Les quatre dirigeants des principales économies de la zone euro : l'Espagnol Mariano Rajoy, le Français François Hollande, l'Allemande Angela Merkel et l'Italien Mario Monti. / Crédits : LCI

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ConjonctureLes 4 dirigeants de la zone euro, Angela Merkel, François Hollande, Mariano Rajoy et Mario Monti, ont fait un pas vendredi vers une relance de la croissance en utilisant 1% du PIB. Ils sont aussi d'accord sur la taxe sur les transactions financières et sur plus d'intégration européenne.

Ils ont accordé leurs violons. Les quatre dirigeants des principales économies de la zone euro - la chancelière allemande Angela Merkel, le président français François Hollande, le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy et le Président du conseil italien Mario Monti - ont tous souhaité "plus d'Europe", vendredi, à Rome. Ils se sont notamment entendus sur la croissance et luuter pour plus de stabilité financière. Cette réunion, sur invitation de Mario Monti, avait pour objectif de préparer le sommet européen du 28 et 29 juin, à Bruxelles.

Croissance : de la relance et des réformes

Le "premier objectif", sur lequel les dirigeants italien, français, allemand et espagnol se sont mis d'accord pour permettre à la zone euro de sortir de la crise est "la relance de la croissance", a déclaré vendredi le chef du gouvernement italien Mario Monti, lors d'une conférence de presse à l'issue de leur mini-sommet à Rome.

Le président français François Hollande a indiqué qu'ils s'étaient mis d'accord pour mobiliser "1% du PIB européen, c'est-à-dire 120 à 130 milliards d'euros, en faveur de la croissance". Aussitôt après, la chancelière allemande a confirmé cet objectif commun. "Il y a à faire du sérieux budgétaire" a indiqué François Hollande avant d'ajouter : "je suis contre l'austérité".

Le Premier ministre Mariano Rajoy a voulu cependant souligner l'importance de faire des réformes structurelles pour permettre plus de croissance.

Sur ce point, lire notre article "Sommet informel : l'Europe peut-elle encore relancer sa croissance ?"

Une "feuille de route" pour plus d'intégration

Les quatre dirigeants se sont également entendus sur une "feuille de route" pour l'intégration économique et monétaire européenne, une convergence de vues qui pourrait ouvrir la voie à un accord au Conseil européen des 28-29 juin, a déclaré François Hollande. "Nous nous sommes retrouvés sur une vision commune de l'union économique et monétaire, sur une feuille de route qui supposera à chaque étape de l'union - union monétaire, union bancaire - des instruments qui correspondent à cette volonté de travailler ensemble", a dit le président français. Le prochain sommet européen doit permettre de "donner de la confiance dans la zone euro et l'Europe". "Je considère que notre réunion d'aujourd'hui a été utile pour atteindre cet objectif", a-t-il affirmé.

Réponsant à une question, il a estimé que les abandons de souveraineté, que suppose le renforcement de l'intégration politique européenne, devaient être effectués en fonction du renforcement de la solidarité entre les membres de l'UE.

"OK" pour défendre la Taxe sur les transactions financières

Les quatre pays se sont, comme cela était anticipé, accordé pour mettre en place une taxe sur les transactions financières, a déclaré vendredi la chancelière allemande Angela Merkel.

L'euro est "irréversible"

"L'euro est désormais irréversible" a commenté Mariano Rajoy, lors de la conférence de presse à la fin de ce "mini-sommet". Après les élections grecques, qui avaient apporté de nombreux partis anti-austérité au parlement, la question s'était posée sur la continuité de la présence de la Grèce dans la monnaie unique. Mais le débat s'est calmé depuis que le second tour des élections ait porté au pouvoir une coalition plus en accord avec ce que demande l'Europe. Le chef du gouvernement italien Mario Monti a ajouté que "l'euro est là pour rester, on y tient tous". Il faut, selon lui, donner aux marchés et aux citoyens européens la perspective de "l'irréversibilité de ce grand projet qui a réussi jusqu'à présent et qui s'appelle l'euro".

Les euro-obligations n'attendront pas 10 ans

François Hollande a estimé que les pays de la zone euro ne pourraient pas attendre 10 ans pour mettre en place les obligations européennes pour lesquelles il milite mais que refuse jusqu'ici la chancelière allemande Angela Merkel. "Les eurobonds, je considère que ça doit être une perspective, pas à dix ans", a dit le président français. Au fur et à mesure du renforcement de l'Union et de l'intégration européenne, "les eurobonds seront un instrument utile pour l'Europe et je continuerai à travailler dans ce sens", a-t-il ajouté.

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Commenter cet article

  • shooby02470 : Je suis surpris de voir, que certains persistent à faire croire que si Hollande passe la France irait droit dans le mur comme on le voit ici ! Cette stratégie n'a pas marché lors des élections (tant Présidentielle que Législatives), pourquoi continuer ?

    Le 25/06/2012 à 09h19
  • shooby02470 : Je doutes que cela soit cette raison. En réalité, Merckel se retrouvant toute seule dans sa façon de penser (même dans son propre pays), et risquant de ne pas être réélue, Hollande ayant l'appuie de Président comme Obama, elle ne se rallie pas à lui "pour lui faire plaisir", mais parcequ'elle n'a pas d'autre choix

    Le 25/06/2012 à 09h14
  • shooby02470 : Tout le monde en est conscient nanardesbordes. La seule chose que tu oublis dans ton raisonnement, c'est que si la croissance est crée par les entreprises, se sont les décisions des gouvernements qui permettent la création des entreprises : quelles sont les priorités de retour de croissances (investissements en formation, sur les nouvelles technologies ...), imposition, gestion du pouvoir d'achat ... Tout doit être fait pour permettre d'acheter, et donc de produire pour suivre la demande de consommation. Une partie de ces choix politiques sont décidé par décrets, l'autre par lois, qu'elles soient nationales ou européennes

    Le 25/06/2012 à 09h10
  • shooby02470 : Que voulez-vous dire par "Quand on s'inspire de ce qui réussit, cela ne me gène nullement" mcg35 ?

    Le 25/06/2012 à 09h04
  • claudcouledouce : J.bon si vous prélevez 1% de plus sur le PIB (en plus des 42,5% déjà prélevés) vous privez mathématiquement les ménages de 1% (équivalent de 150.000 emplois). Ajouté au 1% de charges pour les retraites à 60 ans celà va faire 2% en 8 jours depuis les élections (300.000 emploisperdus ou pas gagnés)

    Le 23/06/2012 à 16h38
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