Le président français et la chancelière allemande en novembre 2009 © ABACAPour les conseillers de Nicolas Sarkozy, c'est à désespérer. Depuis des mois, ils tentent de convaincre les français que leur champion est l'homme fort de l'Europe. A l'aide de fuites savamment distillées dans la presse, ils font savoir qu'Angela Merkel est une chancelière "à la ramasse" qui n'avait pas vu la crise venir et qui réagit toujours trop tard, que ce soit pour sauver les banques ou ouvrir son portefeuille aux pays malades du Vieux Continent. Bref, sans Nicolas Sarkozy, l'euro serait déjà mort...
Hervé Morin favorable à "un effort fiscal supplémentaire"
Dans une interview au Figaro à paraître samedi, le président du Nouveau Centre propose une série de mesures visant à réduire la dette française. "On ne va pas rembourser 1800 milliards d'euros de dette en rabotant trois niches fiscales", explique-t-il.
Publié le 12/08/2011
Une croissance "un peu décevante" pour Baroin
La croissance de l'économie française a été nulle (0,0%) au deuxième trimestre 2011. Des chiffres "un peu décevants" pour François Baroin qui confirme que les objectifs fixés pour l'année seront maintenus.
Publié le 12/08/2011
Bourses et banques ont plongé sous le coup des rumeurs
Des rumeurs sur l'état de santé de la Société Générale et sur un déclassement de la note souveraine de la France ont fait chuter le CAC 40 de 5,45% ce mercredi.
Publié le 10/08/2011
Berlusconi est-il encore le pilote dans l'avion?
Après la Grèce, l'Italie est acculée par ses difficultés budgétaires. L'opposition italienne accuse Silvio Berlusconi de brader la souveraineté du pays à l'Union européenne.
Publié le 09/08/2011
Les bons points de Standard and Poor's à la France
L'agence de notation à l'origine du séisme financier du week-end après avoir dégradé la note américaine considère que la "politique budgétaire" de la France est "bien conçue" et que son "AAA" est donc justifié.
Publié le 08/08/2011
Sarkozy et Merkel vont-ils sauver l'euro ?
A quelques heures d'un sommet sur le deuxième plan d'aide à la Grèce qui s'annonce crucial pour l'avenir de toute la zone euro, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, réunis à Berlin pour aplanir les divergences, ont trouvé un compromis au terme d'une séance de discussion marathon.
Publié le 21/07/2011
Et maintenant, Merkel s'en prend aux grèves...
Après avoir été désavouée après une critique sur le temps de travail, la chancelière allemande a reproché mercredi à certains pays, sans les nommer, de se complaire dans les grèves.
Publié le 29/06/2011
Rien n'y fait. Les Français, très majoritairement inquiets des répercussions de la situation financière actuelle, font davantage confiance à la chancelière allemande qu'à leur Président pour la résoudre, selon un sondage publié jeudi par Le Parisien*. 79% des personnes interrogées se disent inquiètes pour la France et 67% pour leur situation personnelle. Et si c'est à eux-mêmes que les citoyens se fient le plus (48%) pour éviter le déclenchement d'une nouvelle crise financière et économique, Angela Merkel et le gouvernement allemand obtiennent la confiance de 46% des sondés, loin devant Nicolas Sarkozy et son équipe (33%).
Le Fonds monétaire international (41%), les entreprises (39%) et l'Europe (36%) inspirent ainsi davantage confiance aux Français que leurs propres responsables. A l'opposé, la défiance touche particulièrement les traders (6%), les banques (17%) et les agences de notation (17%). Concernant les moyens dont dispose la France pour réduire ses déficits et sa dette, les personnes interrogées privilégient à 85% la réduction des dépenses sur l'augmentation des impôts (12%).
Nul n'est prophète en son pays
Comment expliquer cette confiance des Français en la chancelière allemande ? Il ne leur aura sans doute pas échappé que c'est elle qui détient les cordons de la Bourse. Grand gagnant d'une construction européenne qui a boosté ses exportations, son pays est le seul qui a les moyens d'alimenter les fonds de sauvetage pour éviter que ses voisins du Sud s'effondrent. En somme si Nicolas Sarkozy a un rôle à jouer, il se limite à convaincre son homologue de lâcher un argent qui n'est pas le sien. Au grand dam des contribuables allemands...
Le Président français pourra d'ailleurs se consoler : nul n'est prophète en son pays, pas même en son parti. Près de deux tiers des membres de la CDU d'Angela Merkel sont mécontents de la gestion de la crise de la dette dans la zone euro par la chancelière, selon un sondage publié mercredi en Allemagne dans le magazine Stern**. Quelque 52% des 578 membres des deux partis interrogés dans le cadre du sondage se disent opposés au plan de sauvetage des partenaires de Berlin dans la zone euro et seuls 42% approuvent le plan d'aide à la Grèce, à l'Irlande et au Portugal. Ils ont bien compris qui devra régler la note.
En pleine tourmente, les dirigeants politiques français ont réalisé que les Français donnent désormais une prime à l'austérité, voire à la rigueur. François Hollande se régale à parler de la dette, François Bayrou rappelle qu'il a été le premier à s'y intéresser et même le volubile Sarkozy, qui vantait il y a peu son grand emprunt, se met à la politique de la parole rare et commande des économies à ses ministres. Déjà l'an dernier, Martine Aubry aimait se voir comparer à une "Merkel de gauche". "Elle est blonde et je suis brune. Elle est de droite, moi de gauche. Nous sommes toutes les deux sérieuses. Nous aimons notre pays. Elle a des petits problèmes avec Nicolas Sarkozy, nous sommes deux!", s'amusait la candidate aux primaires socialistes, en répondant à Paris Match. De ce côté-ci du Rhin, la merkilisation des esprits a le vent en poupe.
* Sondage menée par Harris Interactive,a été réalisé en ligne du 8 au 10 août auprès de 1.090 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.
** Sondage de l'institut Forsa réalisé les 4 et 5 août avant le rachat d'obligations italiennes et espagnoles par la Banque centrale européenne (BCE).
| Rencontre au programme |
| Nicolas Sarkozy rencontera Angela Merkel mardi prochain à l'Elysée, annonce jeudi la présidence française. Le président français et la chancelière allemande feront des "propositions communes sur la réforme de la gouvernance de la zone euro avant la fin de l'été", ajoute l'Elysée dans un communiqué. L'annonce de l'entretien survient sur fond de panique des marchés financiers et de dégringolade des cours de certaines banques françaises, notamment la Sociéte générale , qui a perdu près de 15% mercredi à la Bourse de Paris. |
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Hervé Morin favorable à "un effort fiscal supplémentaire"
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