CSG augmentée, Montebourg est contre
Le ministre du Redressement productif a proposé dimanche de mettre les banques et le secteur immobilier à contribution et d'utiliser la "fiscalité écologique" pour relancer la compétitivité en baissant les charges des entreprises, plutôt que d'augmenter la TVA ou la CSG. Interrogé sur Europe 1 sur la question de la compétitivité des entreprises françaises, qui doit faire l'objet début novembre d'un rapport très attendu de l'ancien président d'EADS, Louis Gallois, M. Montebourg a souligné que son ministère prônait une diminution des "charges ou cotisations sociales pesant sur les entreprises, en contrepartie de l'investissement des entreprises". La proposition du ministre est "une forme de crédit d'allègement de cotisations contre investissement productif dans les entreprises".
Concernant le financement d'un tel dispositif, il s'est dit "assez opposé voire même totalement opposé, à ce qu'on reprenne les vieilles recettes de la TVA, qui va frapper les ménages, déstabiliser la consommation, affaiblir l'économie, y compris la CSG parce que les familles ne peuvent pas y échapper, et donc ce sont une perte de pouvoir d'achat". Selon des informations de presse, le gouvernement étudierait une hausse de la CSG pour financer partiellement cette aide à la compétitivité qui pourrait avoisiner les 40 milliards d'euros. Le gouvernement a assuré au cours de la semaine que le schéma de financement n'était pas encore arrêté.
Montebourg dit avoir préservé 15.000 emplois
Le ministère du Redressement productif a traité à ce jour 119 dossiers d'entreprises en difficulté, ce qui a permis de préserver environ 15.000 emplois pour près de 5.000 perdus. "Avec les commissaires au Redressement productif", qui relaient l'action du ministère dans les régions pour tenter d'aider et de sauver les entreprises qui traversent des difficultés, "nous voyons l'économie quand même très abîmée", et ce tant du côté des petites que des grandes entreprises, a expliqué le ministre.
Montebourg répond à Parisot
Le gouvernement "n'est pas gestionnaire de plans sociaux" et porte "une vision économique de protection", a répondu dimanche Arnaud Montebourg à la présidente du Medef, Laurence Parisot, qui a critiqué l'"interventionnisme social" du ministre du Redressement productif. Laurence Parisot a estimé dimanche sur Europe 1 que le ministre avait "tort de s'ingérer" dans les discussions sur le plan social de PSA Peugeot Citroën. "Comme beaucoup d'autres, elle s'y fera", a-t-il dit à l'adresse de Laurence Parisot. "Nous n'avons pas été mis au pouvoir par les Français pour faire des cocottes en papier". "C'est la fin du laisser faire. C'est-à-dire qu'on ne peut plus faire tout et n'importe quoi, y compris commettre des erreurs", a expliqué le ministre.










