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Montebourg veut baisser les cotisations sociales des entreprises qui investissent


le 08 octobre 2012 à 15h43 , mis à jour le 08 octobre 2012 à 15h46.
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3min
Le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg lors d’une visite à l'usine de la Française de Mécanique à Douvrin, dans le Pas-de-Calais.

Le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg lors d’une visite à l'usine de la Française de Mécanique à Douvrin, dans le Pas-de-Calais. / Crédits : LCI

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ConjonctureLe ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a proposé lundi aux entreprises une "diminution des cotisations sociales" en contrepartie de "l'investissement productif", en marge d'une visite à l'usine de la Française de Mécanique à Douvrin (Pas-de-Calais).

"Je propose un donnant-donnant: diminution des cotisations sociales qui pèsent sur le processus productif, sur les entreprises, contre de l'investissement productif. Ca veut dire qu'une partie de la nation va payer une partie de l'investissement productif pour qu'il y ait une sorte de relance par l'investissement productif", a détaillé le ministre. "Ensuite, il faudra trouver le financement. Il y a beaucoup de choses qui sont sur la table, il n'y a pas que la TVA ou la CSG. Tout cela sera débattu en son temps", après la remise d'un rapport confié à l'industriel Louis Gallois, a-t-il poursuivi.

Dans le débat sur la compétitivité, "la préférence du ministère du Redressement productif, c'est la préférence pour l'industrie, c'est là qu'il faut améliorer notre compétitivité, c'est là que l'effort national doit porter", a-t-il déclaré. "C'est de cette manière que le gouvernement entend ouvrir le débat de la compétitivité: on ne veut plus importer, mais on veut produire en France. (..) Si demain, il n'y a pas de base industrielle forte, nous serons en déclin (...). C'est le moment du sursaut", a affirmé M. Montebourg.

"Le Nord-Pas de Calais, la première région automobile européenne, a une gloire automobile devant lui. Le moment est venu, après les crises et les difficultés, de dire avec force que nous croyons que l'automobile française a un grand avenir", a confié le ministre, au terme d'une visite de deux heures de la Française de Mécanique (FM) à Douvrin (Pas-de-Calais).

PSA concentré sur les discussions tripartites

Le PDG de PSA Philippe Varin, présent lors de cette visite, est revenu de son côté sur les enjeux des discussions tripartites (Etat/direction/syndicats) du 25 octobre sur le plan social du groupe automobile français. "Il faut être très clair sur ce que nous attendons de cette réunion. (..) Nous allons informer des conclusions du rapport de l'expert sur la situation économique et financière de l'entreprise, le rapport Secafi", a-t-il indiqué. Le premier volet de ce rapport, consacré à la situation économique et financière du groupe doit être communiqué aux représentants du personnel le 11 octobre, soit deux semaines avant la réunion tripartite.

En ce qui concerne l'avancement de la procédure sociale, "nous sommes prêts à partager très largement les conclusions provisoires auxquelles nous arriverons", a-t-il indiqué. La direction de PSA apportera également des informations sur les "progrès" enregistrés dans la "démarche de revitalisation des sites d'Aulnay et de Rennes", selon M. Varin.

Filiale à parts égales de Renault et de PSA Peugeot Citroën, FM fabrique 4.500 moteurs par jour pour les deux constructeurs français et emploie quelque 3.400 personnes.

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  • luc51000 : On rêve... Ce monsieur parle de "contrepartie", comme si l'état avait quoique ce soit à "vendre" aux entreprises ! L'ensemble des acteurs économiques de ce pays est littéralement tondu par un état pléthorique dont les éléments refusent tout type de réforme en profondeur depuis 30 ans. Et il faudrait "négocier" avec lui ???? Non seulement, il n'y a rien à "négocier", mais en plus, on ne demandera pas son avis à monsieur Montebourg. Cet état maigrira, de gré ou de force. Son président a d'ailleurs déjà commencé son "demi-tour droite ! ". Quand on compare les promesses de campagne avec ce qui se passe aujourd'hui, c'est édifiant ! Petit conseil s'il veut continuer à jouer au ministre, suivre les traces de son patron, c'est en général une bonne tactique.

    Le 08/10/2012 à 18h08
  • katyrural : AAAA les hypocrites. Si Renault est français ce n'est que pour la marque car la majorité des voitures sont fabriqués à l'étranger. Au moins PSA à fait son maximum pour rester Français jusque sa fabrication et si il sont en difficulté c'est bien en majorité à cause de l'état et de son acharnement à taxé les entreprises de France.

    Le 08/10/2012 à 17h17
  • jacou06 : Encore une fausse bonne idée de la part d'un ministre qui ne connait rien à l'entreprise :si on investit augmente la valeur de l'entreprise et son collègue des finances va taxer davantage la plus value correspondante lors d'une cession éventuelle:politique de gribouille.

    Le 08/10/2012 à 17h02
  • 69waly : Quel interet pour les dirigeants d'une entreprise d'investir pour devellopper l'entreprise si c'est pour etre encore plus taxés lors de la cession de celle ci?????

    Le 08/10/2012 à 16h43
  • armada92 : Et si on diminuait le salaire des ministres qui parlent pour ne rien faire ???

    Le 08/10/2012 à 16h21
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