Moody's fait planer la menace sur les notes de toute l'UE

le 28 novembre 2011 à 06h41 , mis à jour le 28 novembre 2011 à 11h36

Dossier : Crise financière

L'agence d'évaluation financière américaine avertit que la crise de la dette dans la zone euro menace les notes de solvabilité de tous les pays européens, même ceux qui sont le mieux notés.

La question

L'euro passera-t-il Noël ?

Oui
Non

 
L'aggravation rapide de la crise de la  dette dans la zone euro menace les notes de solvabilité de tous les pays européens, a averti dimanche l'agence d'évaluation financière américaine,  Moody's. Dans un "commentaire spécial" sur les pays européens, l'agence indique  qu'elle considère toujours que la zone euro maintiendra son unité sans autre  défaillance que celle de la Grèce, mais note que même ce "scénario 'positif'  est porteur de conséquences très négatives pour les notes" des Etats européens.
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Plus d'infos

 
L'agence, qui a récemment averti que la France pourrait perdre son "triple  A", lui permettant d'emprunter à des taux avantageux sur les marchés, indique  ainsi clairement qu'aucun pays, même parmi ceux jugés les plus solides, comme  les Pays-Bas, l'Autriche, la Finlande, voire l'Allemagne, n'est à l'abri d'un  abaissement de note. "Alors que la zone euro dans son ensemble possède une force économique et  financière énorme, la faiblesse de ses institution continue d'entraver la  résolution de la crise et de peser sur les notes" attribuées à la dette de ses  pays membres, ajoute-t-elle.

"Probabilité d'un scénario encore plus négatif"

Alors que des pays comme l'Italie ou la Hongrie ont de plus en plus de mal à se financer à des taux viables sur les marchés, Moody's écrit que "l'élan politique pour mettre en oeuvre une solution efficace à la crise pourrait n'être trouvé qu'après une série de chocs, ce qui pourrait mener davantage de pays à se voir privés d'accès aux marchés du financement pour une période prolongée". L'agence fait là référence aux pays comme l'Irlande, la Grèce, le Portugal ou encore la Hongrie, qui ont dû bénéficier d'un ou plusieurs plans de sauvetage financier de la part de l'Union européenne ou du Fonds monétaire international.

Selon elle, d'autres pays pourraient avoir besoin de faire appel à ce genre de solution si l'UE ne parvient pas à trouver rapidement une réponse adéquate à la crise, et ces pays verraient alors très probablement leur note abaissée à celle d'un investissement "spéculatif". Au vu des événements des dernières semaines, Moody's indique devoir considérer "la probabilité d'un scénario encore plus négatif". Selon elle, "la probabilité de défaillances multiples d'Etats de la zone euro n'est plus négligeable" et ne cesse d'augmenter en l'absence de solution à la crise.

Si cette probabilité devait se matérialiser, cela augmenterait la probabilité qu'un ou plusieurs pays quittent la zone euro, ajoute l'agence, pour qui ce scénario d'une "fragmentation de l'euro" aurait des "répercussions négatives pour tous les pays de la zone euro et de l'UE". Pour Moody's, la situation évolue en permanence, et de nouveaux "chocs" (nouveaux plans de sauvetage ou hausse des taux auxquels les Etats empruntent) pendant que les responsables politiques définissent de nouvelles mesures sont "susceptibles de mener à des changements de note au cas par cas" pour certains pays.

le 28 novembre 2011 à 06:41
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25 Commentaires

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  • alain-paris, le 28/11/2011 à 14h44

    Ils veulent nous dégrader toute l'Europe ? Chiche, comme ça tout le monde sera au même niveau et l'Allemagne se décidera peut être à bouger au niveau de la BCE. Comme mesure de rétorsion, on pourrait mettre une méga taxe sur ces agences, histoire de les faire couler. Et pour calmer les marchés financiers, faire financer notre dette par un emprunt auprès des épargnants français - comme le font les Italiens en ce moment - (pas pour s'endetter un peu plus, mais rembourser les emprunts existants). Déjà l'argent resterait chez nous et ensuite, même avec un petit sucre fiscal, ça couterait moins cher que les taux auxquels on emprunte actuellement

  • mugetsu, le 28/11/2011 à 13h40

    Qu'en est il des problèmes Américains ? On l'entend pas cette satanée agence à ce sujet la...

  • 63gag, le 28/11/2011 à 12h57

    Franchement j'adore l'actu économique en ce moment.......y a un tas d'acteurs qui sortent de partout et font la pluie et le beau temps! ça serait bien qu'ils nous sortent un "long métrage" parce que là on a plus le temps de s'habituer aux A, AA, AA+ et le fameux triple A.

  • olivier52-52, le 28/11/2011 à 12h49

    Et moi, je baisse la note des agences de notation de Y- à Z-- pour ne pas avoir vu la "crise" des subprimes se pointer.

  • sky_92, le 28/11/2011 à 12h41

    Et bien, avec des économistes comme vous, le monde serai sauvé !!

  • gerard4807, le 28/11/2011 à 12h00

    Les ricains veulent couler l'euro

  • missilabeth, le 28/11/2011 à 11h46

    Les états unis ont frolé la cessation de paiement le 1er aout 2011 et depuis on a aucun retour de ces "agences de notation" sur la santé économique des E.U????Non non depuis elles s'attaquent à l'europe!!! Pompier-piromane!!!! Ou plutot chargé de détruire la concurence!!!!

  • reflechissement, le 28/11/2011 à 11h19

    Les agences de notation ont pour fonction d'évaluer les placements financiers. Ces placements peuvent se faire sur des entreprises, sur des produits financiers, sur des états, ou sur tout investissement pouvant entrainer des gains financiers. Elles sont rémunérées par les entreprises de courtage qui font appel à leurs conseils. Comme tout le monde elles peuvent se tromper, ainsi avaient elle noté positivement le placement des sub-primes avant la crise de 2008. Ces entreprises ont été encouragées par l'ensemble des bourses mondiales afin d'avoir des références à leur disposition et sont indépendantes des états même si le fait qu'elles soient toutes américaine peut poser question. Mais rassurez vous, il n'existe pas de patriotisme financier comme peut exister un patriotisme économique. Les requins du capitalisme se moquent bien de savoir d'où viennent leurs profits pourvu qu'ils soient importants et garantis. Donc en résumé malgré toutes ses gesticulations, ses belles promesses, et les mètres cube d'air brassé, elles ne sont qu'un outil du capitalisme si cher à notre Président. Mais évidement, partant du principe que quand cela va mal c'est de la faute des autres elles deviennent le bouc émissaire du libéralisme pour expliquer aux peuples pourquoi ils vont devoir se serrer la ceinture.

  • reflechissement, le 28/11/2011 à 11h18

    Les agences de notation ont pour fonction d'évaluer les placements financiers. Ces placements peuvent se faire sur des entreprises, sur des produits financiers, sur des états, ou sur tout investissement pouvant entrainer des gains financiers. Elles sont rémunérées par les entreprises de courtage qui font appel à leurs conseils. Comme tout le monde elles peuvent se tromper, ainsi avaient elle noté positivement le placement des sub-primes avant la crise de 2008. Ces entreprises ont été encouragées par l'ensemble des bourses mondiales afin d'avoir des références à leur disposition et sont indépendantes des états même si le fait qu'elles soient toutes américaine peut poser question. Mais rassurez vous, il n'existe pas de patriotisme financier comme peut exister un patriotisme économique. Les requins du capitalisme se moquent bien de savoir d'où viennent leurs profits pourvu qu'ils soient importants et garantis. Donc en résumé malgré toutes ses gesticulations, ses belles promesses, et les mètres cube d'air brassé, elles ne sont qu'un outil du capitalisme si cher à notre Président. Mais évidement, partant du principe que quand cela va mal c'est de la faute des autres elles deviennent le bouc émissaire du libéralisme pour expliquer aux peuples pourquoi ils vont devoir se serrer la ceinture.

  • pasdinfoperso, le 28/11/2011 à 10h44

    Il ne faut pas s'imaginer n'importe-quoi vis à vis de ces sociétés. Elles ont été élaborées au temps d'une économie stable. Maintenant que la crise est en place, chaque changement de note inspire les doutes et les peurs, ce qui se voir immédiatement à la bourse. On peut comprendre que les politiques tentent d'éviter le pire, mais je pense que le triple A n'a plus vraiment de sens aujourd'hui. Dernier point: ne pas confondre entre la notation d'un pays et la situation personnelle de chacun avec les soucis de tous les jours.

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