Opération séduction pour Sarkozy au Salon de l'agriculture

Par TF1 News, le 19 février 2011 à 08h10 , mis à jour le 19 février 2011 à 20h54

Dossier : Salon de l'Agriculture

Il n'a pas réussi à détrôner Jacques Chirac dans le coeur des agriculteurs. Signe de ce manque d'atomes crochus, l'an dernier, il n'avait pas inauguré le Salon. Mais Nicolas Sarkozy cherche à séduire à nouveau un électorat traditionnellement ancré à droite, et méfiant envers l'actuel président.

[Expiré] [Expiré] Agriculture Nicolas Sarkozy © AFP

Figure quasi imposée pour tout occupant de l'Elysée, la visite annuelle au Salon de l'agriculture était un exercice particulièrement prisé par Jacques Chirac. Une figure dans laquelle son successeur, Nicolas Sarkozy, se montre nettement moins à l'aise. Il n'est toujours pas parvenu à effacer dans le coeur des agriculteurs l'image toujours populaire d'un Jacques Chirac arpentant les allées du Salon en discutant cordialement avec les exposants ou en dégustant un verre de vin. Tout au contraire, de : "Casse-toi pauv'con" à : l'environnement "ça commence à bien faire", les visites de Nicolas Sarkozy au Salon de l'agriculture sont surtout restées dans les mémoires pour des petites phrases pas toujours des plus heureuses.
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Mais, année pré-électorale oblige, il faut songer à séduire à nouveau un électorat traditionnellement marqué à droite, et plutôt méfiant vis-à-vis de l'actuel président. Pour sa 48e édition, le salon a donc été inauguré cette année, contrairement à l'an dernier, par Nicolas Sarkozy, qui s'est éclipsé pour l'occasion de la réunion du G20. Arrivé en début de matinée en compagnie de Bruno Le Maire, son ministre de l'Agriculture, le président de la République a tout d'abord salué veaux, vaches, cochons, habituelles vedettes du salon. Il a aussi rencontré des éleveurs peu convaincus et inquiets. 

Une campagne "particulièrement déplacée

Pas d'hostilité perceptible néanmoins dans les travées du Salon. Même les "producteurs de viande bovine en colère", comme il était écrit en lettres blanches sur leurs tee-shirts rouges, l'apostrophaient fermement mais sans animosité pour lui faire part de leur doléances. "Il faut absolument revoir les prix à la production, sinon on va mourir", lui a lancé l'un d'entre eux. Un autre, Alain Lescure, éleveur dans le Cantal, cassait toutefois ce bel unanimisme: "Il ne faut pas penser aux agriculteurs seulement à un an des élections. Sarkozy, il est de la ville, il n'aime pas la campagne", tempêtait-il. De la part du chef de l'Etat, cordialité affichée... mais franc-parler : "Si vous n'étiez pas inquiet, vous ne seriez pas français", a-t-il lancé à l'un de ses interlocuteurs. 

"C'est une bonne visite, une visite à la Chirac", s'exclamait Christian Jacob, le patron - chiraquien - des députés UMP en assurant qu'il reviendrait ici "mardi" avec l'ancien président Jacques Chirac. Quant à Nicolas Sarkozy, après cette expédition dans les allées du Salon, il a poursuivi sa visite marathon en participant à une table ronde avec des agriculteurs issus des différents terroirs et filières du pays. Une table ronde au cours de laquelle les questions d'environnement ont tenu une bonne part. D'autant que les agriculteurs sont très remontés contre une campagne menée par France Nature Environnement. Lancée à quelques jours du Salon, cette initiative vise à dénoncer les OGM, la prolifération d'algues vertes et la dangerosité des pesticides pour les abeilles. Une campagne que le chef de l'Etat a jugée "particulièrement déplacée" avant de lancer :  "Les agriculteurs n'ont pas à être insultés (...) On n'oppose pas les Français les uns contre les autres, on essaie de les rassembler. On ne combat pas l'intolérance en étant intolérants. Répondez en étant sérieux, avec des arguments. Je ne laisserai pas insulter les agriculteurs".

La version 2011 du salon est cependant moins mouvementée que la précédente, marquée par la crise du lait. Les producteurs avaient alors organisé une impressionnante "marche funèbre" dans les travées du salon pour protester contre des prix trop bas. Toutefois, les éleveurs connaissent cette année encore une grave crise, en raison de l'envolée du prix des matières premières (blé, maïs, soja, etc), sans pouvoir répercuter cette hausse sur leurs prix de vente. Signe qui ne trompe pas, Nicolas Sarkozy a mis cette question au premier rang de ses priorités pour la présidence française du G20.

Où ? Quand ? Comment ? A quel prix ?

Le Salon se tient jusqu'au 27 février, porte de Versailles, avec une nocturne le 25 février ; 650.000 visiteurs sont attendus dans "la plus grande ferme de France" pour admirer les plus beaux spécimens des élevages de l'Hexagone ou goûter aux meilleurs produits des terroirs. Pour venir au Salon, il faut compter 12 euros pour les adultes et 6 euros pour les étudiants et les enfants. L'entrée est gratuite pour les moins de 6 ans.

Par TF1 News le 19 février 2011 à 08:10
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135 Commentaires

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  • ilesmarquises, le 22/02/2011 à 09h19

    @meurz..... Personne ne dit le contraire

  • syberya, le 20/02/2011 à 19h34

    @slave70--Ben regardez la date et heure de mon post, et vous en jugerez...:o)

  • slave70, le 20/02/2011 à 17h18

    Vous dînez tard ou soupez tôt !

  • fumcapt, le 20/02/2011 à 15h29

    @matger, la stupidité de vos commentaires n'a-t'elle donc aucunes limites ???????????

  • bebert59560, le 20/02/2011 à 13h34

    Au lieu de nous mettre l'eau à la bouche invitez nous!

  • darknesswalker, le 20/02/2011 à 13h15

    Pardon mais le role d'un président de la république est de gérer la dites république et certainement pas d'aller se promener sur l'argent de nos impots. Mais il ne s'agit pas de M. Sarkozy mais de tous les anciens présidents qui ne trouve que sa à faire pour se "rapprocher" de la campagne

  • syberya, le 20/02/2011 à 12h14

    @matger_ Vous ai-je demandé de le faire? ou l'ai-je ne serait-ce que supposé? désolée, mais force est de constater, qu'encore une fois, vous intervenez sur mon commentaire, pour comme d'habitude ne rien dire...

  • matger, le 20/02/2011 à 10h44

    Tout juste,c'est ce qu'on appelle la partialité des journalistes.Donner une info ne leur suffit pas,il faut qu'ils en rajoutent.....

  • matger, le 20/02/2011 à 10h42

    Vous voyez bien........ vous n'etes pas à plaindre.......

  • gaffi21, le 20/02/2011 à 10h00

    Il passera en 2012 oui !!! avec quelles promesses qu il ne tiendra encore pas ? le pouvoir d achat ? moins d impot mais de nouvelle taxe ? des suppressions de postes a tout va ? et encore un bon lavage de gamelle de ses ministres ? c est effectivement un bon president de sa petite cour ! pour le reste il a oublie qu il avait ete elu par et pour le peuple !! mais le peuple ne l oubliera pas !!

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