Lundi matin, le voile sera levé sur les nouvelles mesures d'austérité. Le Premier ministre annoncera après le Conseil des ministres le nouveau plan de rigueur préparé par le gouvernement, a confirmé dimanche Alain Juppé sur Europe 1. François Fillon dévoilera les mesures lors d'une conférence de presse à 12h à Matignon, ont annoncé ses services dimanche soir. "Chaque ministre ne va pas donner son avis la veille. Respectons le calendrier, ses décisions (du Premier ministre) viendront le moment venu", a ajouté le ministre, refusant de dévoiler les mesures encore en discussion. Le ministre a expliqué en substance que cette série de nouvelles mesures de rigueur était rendue nécessaire par le fait que la croissance initialement prévue pour 2012 "ne sera pas au rendez-vous". Il faut continuer à viser "le retour à l'équilibre budgétaire en 2016", a-t-il soutenu.
La journée d'action contre l'austérité fait "pschitt"
La journée européenne de mobilisation contre l'austérité entraîne ce mercredi, en France, quelques perturbations dans les aéroports et, dans une moindre mesure, à la SNCF. Mais rien de spectaculaire.
Publié le 29/02/2012
Une journée d'actions contre l'austérité en ordre dispersé
Cinq syndicats français appellent à une journée d'actions mercredi contre les "mesures d'austérité" dans le cadre d'une mobilisation européenne voulue par la Confédération syndicale européenne (CES), sur le thème "trop, c'est trop !".
Publié le 28/02/2012
La journée contre l'austérité peine à mobiliser les foules
La journée nationale contre le plan d'austérité du gouvernement a été marquée mardi par une faible mobilisation. Les manifestants étaient plusieurs milliers à Paris, Bordeaux et Nantes, mais seulement 150 à Lyon, 300 à Marseille et à peine plus du double à Toulouse.
Publié le 13/12/2011
Journée contre l'austérité : plusieurs milliers de manifestants à Paris
Plusieurs milliers de personnes se rendaient en direction du pont de la Concorde mardi après-midi à Paris. D'autres rassemblements à l'appel des syndicats étaient prévus partout en France contre les plans d'austérité du gouvernement. Les partis de gauche ont également appelé à la mobilisation.
Publié le 12/12/2011
Plan de rigueur : la réforme des retraites accélérée ? Réponse à 12h
Le gouvernement envisage d'accélérer le calendrier de transition vers l'âge de départ à la retraite à 62 ans dans le cadre du nouveau plan de rigueur dévoilé lundi par François Fillon, selon Les Echos. François Baroin a écarté l'option d'une deuxième "journée de solidarité".
Publié le 06/11/2011
Austérité : avant l'annonce...déjà les réactions
REACTIONS. A la veille de la présentation d'un nouveau plan d'austérité, plusieurs personnalités ont fustigé les pistes évoquées, mais aussi soumis les leurs : la CFTC, a ainsi proposé de réduire de 577 à 300 le nombre des députés pour un gain annuel de "277 millions d'euros".
Publié le 06/11/2011
Pas de deuxième journée de solidarité dans le plan de rigueur
Le ministre de l'Economie François Baroin a annoncé dimanche que l'option d'une deuxième "journée de solidarité" ne serait pas retenue parmi les mesures du nouveau plan de rigueur dévoilé lundi par François Fillon.
Publié le 06/11/2011
Fillon appelle les banques à tailler dans les bonus
A la suite des décisions prises lors du sommet de Bruxelles, et destinées à lutter contre la crise de la dette, le Premier ministre a demandé mercredi aux banques de renforcer leurs fonds propres, quitte à réduire les bonus. Et sans pour autant diminuer le crédit.
Publié le 02/11/2011
Merkel prévient : dix ans pour sortir de la crise
La chancelière allemande a estimé samedi qu'il faudrait à l'Europe "une décennie" pour assainir ses finances et sortir de la crise de la dette.
Publié le 05/11/2011
L'Italie sous étroite surveillance
Silvio Berlusconi peine à faire adopter ses mesures anti-crise par son gouvernement. Le pays a demandé à être surveillé par le FMI et la commission européenne. Silvio Berlusconi a indiqué avoir reçu et refusé une proposition d'aide financière du FMI, "pas nécessaire".
Publié le 04/11/2011
Communiqué du G20: le texte en intégralité
Voici l'intégralité du communiqué du G20 de Cannes. Les principaux axes étaient le relance de la croissance, le financement du developpement, la régulation de la finance... et la résolution de la crise de la zone euro.
Publié le 04/11/2011
Plan d'austérité bis : les cinq mesures phares ?
Un nouveau plan d'austérité devrait être annoncé la semaine prochaine. Voici les principaux points actuellement à l'étude, d'après le Journal du Dimanche.
Publié le 30/10/2011
Dans la même ligne que son collègue du gouvernement, Valérie Pécresse, ministre du Budget, s'est refusée à dévoiler le nouveau plan. Lundi, "ce que le Premier ministre va dire, c'est que notre objectif est un retour à l'équilibre budgétaire en 2016. Le président de la République a tracé le chemin, et sur ce chemin il y a des étapes et demain ce sera une étape", a résumé la ministre. "La ligne directrice ce sera d'abord des économies en dépenses, et puis de la justice", c'est-à-dire que "tout le monde paiera à due proportion de ses capacités", a-t-elle déclaré. "Aujourd'hui nous sommes à un niveau d'endettement qui est insupportable, il faut bien rembourser sa dette, chaque Français sait qu'il faut rembourser sa dette, les Etats doivent rembourser leur dette", a-t-elle souligné.
Depuis 24 heures, le gouvernement a entamé des réunions d'arbitrage qui se poursuivent dimanche. Selon des informations du Journal du Dimanche, confirmées de source gouvernementale, une seconde journée de solidarité est à l'étude. Créée en 2004 après la canicule de 2003, la première Journée de solidarité consiste en un jour de travail non rémunéré dont les fruits financent la prise en charge des personnes âgées et handicapées. Initialement fixée au lundi de Pentecôte, cette journée, qui a rapporté 2,4 milliards d'euros en 2010, est depuis 2008 organisée "à la carte". Mais dimanche, l'AFP affirme que cette mesure aurait du plomb dans l'aile, citant certaines sources gouvernementales qui assure qu'elle tient "moins la corde" dimanche.
La TVA au coeur du débat
En revanche, la TVA serait de plus en plus au coeur du projet, avec un relèvement du taux réduit de 5,5% à 7%, pour la restauration et les travaux de rénovation des logements. La question serait toutefois âprement discutée. Alain Juppé, l'un des ministres les plus écoutés du président, a demandé à ce "qu'on réfléchisse" à une hausse éventuelle de la TVA. "Est-ce qu'on n'a pas besoin aujourd'hui, si l'on veut lutter contre les délocalisations, d'avoir un impôt qui corrige le poids de nos charges sociales, qui favorise nos exportations et qui n'encourage pas les importations ? Ça mérite réflexion avant de dire que la TVA est un mauvais impôt, un impôt injuste", a-t-il expliqué, précisant que "la décision n'était pas prise".
L'objectif, maintes fois réaffirmé par le gouvernement, est de ramener comme prévu en 2012 les déficits publics à 4,5% du PIB en dépit d'une croissance révisée drastiquement à la baisse, à 1% contre 1,75% auparavant. Il faudra pour cela trouver de 6 à 8 milliards d'euros, via des hausses d'impôts ou de nouvelles économies.
Samedi, lors d'un déplacement à Morzine, en Haute-Savoie, le Premier ministre François Fillon a estimé que le seul moyen de réduire la dette française était de réduire les dépenses de l'Etat. "L'heure de vérité a sonné, il n'est pas utile de s'en prendre aux agences de notation, aux banquiers, aux spéculateurs ou à je ne sais quel bouc émissaire, pas utile de faire croire qu'il y a des trésors cachés pour financer nos dépenses publiques quand on a le record de la dépense publique et le record des prélèvements obligatoires", a-t-il dit. François Fillon promet que le budget de l'Etat pour 2012 sera le plus rigoureux depuis l'après-guerre. "Grâce à ces efforts, nous restons l'un des dix pays au monde avec la meilleure crédibilité financière", a-t-il fait valoir.
| Pas encore annoncé, déjà critiqué |
Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a prévenu dimanche qu'il était "hors de question d'accepter cette nouvelle austérité", et en particulier "une nouvelle journée de travail gratuit". "On reste avec des gouvernements englués sous ce diktat des marchés financiers et des agences de notation et cela devient tout à fait insupportable. Les salariés ne sont en rien responsables de cette crise et ne doivent pas en payer le prix", a-t-il dit sur RTL. Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, a jugé "inacceptable" l'éventuelle instauration d'une nouvelle journée de solidarité, qu'il a assimilée à du "travail gratuit". Selon lui, une telle journée veut dire qu'"au moment où vous travaillez, vous ne touchez rien et vous versez au budget de l'Etat l'équivalent de votre journée de travail". La CFTC a également condamné une éventuelle nouvelle journée de solidarité et a avancé une "contre-proposition" pour des économies budgétaires: réduire de 577 à 300 le nombre des députés à l'Assemblée nationale pour un gain annuel de "277 millions d'euros". "Tout travail mérite salaire", a affirmé Joseph Thouvenel, secrétaire général adjoint de la CTFC. "Aujourd'hui nous avons 577 députés, alors qu'une très grande majorité des textes qui nous régissent viennent de l'Europe. Donc on n'a sans doute pas besoin de conserver 577 députés, passons à 300 parlementaires, c'est largement suffisant", affirme le responsable de la CFTC. Par ailleurs, selon M Thouvenel, l'effort "doit être partagé" et une éventuelle nouvelle journée de solidarité devrait concerner "toutes les professions qui n'étaient pas concernées" par la première. "Qu'on prenne une journée de revenus aux professions libérales, aux artisans, aux commerçants, aux rentiers", propose-t-il. François Hollande, candidat du parti socialiste à l'élection présidentielle, a lui ironisé sur le projet d'une hausse de la TVA : "il y a quelques jours à peine, Sarkozy disait que la TVA était un impôt injuste. Si ces taux devaient être relevés (...), si cette décision est confirmée, c'est la preuve de l'inconstance, de l'incohérence de la politique qui est menée depuis 2007". Jérôme Cahuzac, président PS de la commission des Finances de l'Assemblée, juge lui qu'en réalité "entre 9 et 10 milliards d'euros" d'économies supplémentaires sont nécessaires face au ralentissement de la croissance, et non pas 6 à 8 milliards comme l'a dit Nicolas Sarkozy. Pour sa part, Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche, a averti: "cette politique conduit à un affrontement avec le peuple et à l'affrontement des peuples entre eux". En 2012, "l'heure de vérité sonnera", et "c'est alors au peuple qu'il reviendra de choisir", a-t-il expliqué. |
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La journée d'action contre l'austérité fait "pschitt"
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