Jean-Marie Le Guen, Benoît Hamon, Jean-François Copé et Jean-Luc Mélenchon. © TF1 News
- Plan de rigueur 2 : les réactions des politiques - 01 min 25 s
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Rigueur : Fillon évoque de possibles "ajustements" budgétaires en 2012
François Fillon a écarté mardi un troisième plan de rigueur tout en n'excluant de possibles ajustements en fonction de la croissance de 2012. Le Premier ministre a par ailleurs déclaré qu'il souhaitait que la hausse du prix du gaz, qui doit intervenir en janvier, soit inférieure à 5%.
Publié le 06/12/2011
Plan de rigueur, nucléaire : ce que répond Hollande
Le candidat PS a parlé sur France 2 de plan "injuste, incohérent et inefficace". S'adressant aux écologistes, il a affirmé qu'il maintiendrait la construction de l'EPR de Flamanville.
Publié le 07/11/2011
Austérité : avant l'annonce...déjà les réactions
REACTIONS. A la veille de la présentation d'un nouveau plan d'austérité, plusieurs personnalités ont fustigé les pistes évoquées, mais aussi soumis les leurs : la CFTC, a ainsi proposé de réduire de 577 à 300 le nombre des députés pour un gain annuel de "277 millions d'euros".
Publié le 06/11/2011
Pas de deuxième journée de solidarité dans le plan de rigueur
Le ministre de l'Economie François Baroin a annoncé dimanche que l'option d'une deuxième "journée de solidarité" ne serait pas retenue parmi les mesures du nouveau plan de rigueur dévoilé lundi par François Fillon.
Publié le 06/11/2011
Budget 2012 : voici ce qui a été voté... si ce n'est pas déjà caduc
A la veille d'un sommet européen crucial, les députés ont adopté mardi les recettes du budget 2012, présenté comme "responsable" par la majorité et jugé "déjà caduc" par la gauche au regard la probable révision à la baisse de la croissance. Voici pour l'heure les principales mesures adoptées.
Publié le 25/10/2011
Encore 5 milliards d'économies ?
Selon plusieurs quotidiens, Bercy prépare un nouveau plan d'économies dans la perspective d'une prochaine révision à la baisse de sa prévision de croissance pour 2012.
Publié le 21/10/2011
Le nouveau plan de rigueur, une "dilapidation du modèle social français"
Benoît Hamon a dénoncé lundi une "immense opération de mystification" et de "dilapidation du modèle social français", après la présentation par François Fillon d'un nouveau plan de rigueur.
Publié le 07/11/2011
Martine Aubry : une politique "dangereuse pour l'économie"
La première secrétaire du PS Martine Aubry estime que le gouvernement "s'enferre dans une politique dangereuse pour l'économie et injuste socialement". "Faute d'avoir le courage de revenir vraiment sur les cadeaux accordés aux plus privilégiés par la droite depuis 10 ans, (il) persiste et signe dans des choix de politique économique aussi injustes que dangereux pour notre pays". Selon la numéro un du PS, "plan de rigueur après plan de rigueur, le gouvernement se distingue par des choix imprévoyants et inconséquents qui enfoncent le pays et le continent dans la crise".
Cahuzac pronostique un troisième plan de rigueur cet hiver
Le président PS de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Jérôme Cahuzac, a dénoncé lundi le "manque de justice" dans le plan de rigueur, estimant en outre qu'il "ne suffira pas" et qu'il faudra un nouveau plan l'hiver prochain, devant la presse à l'Assemblée. "Il y a eu un plan de rigueur de M. Fillon pendant l'été, il y a un plan de M. Fillon au début de l'automne, on sait qu'il y aura un troisième plan de rigueur, car celui-ci n'y suffira pas, au cours de l'hiver, ce n'est pas tout à fait les Quatre Saisons de Vivaldi mais ce sont déjà les trois saisons de M. Sarkozy", a-t-il ironisé. Le plan que vient d'annoncer François Fillon "est un plan qui concerne tous les Français sauf ceux qui ont bénéficié des libéralités fiscales notamment contenues dans le paquet fiscal", a affirmé M. Cahuzac.
Le Guen : "le retour du plan Juppé en pire"
Le député PS de Paris Jean-Marie Le Guen estime que c'est "le retour du Plan Juppé en pire en ce qui concerne la sécurité sociale : ce n'est plus de la rigueur, c'est de l'austérité. François Fillon a décidé, notamment, de faire une nouvelle saignée dans notre système de santé en diminuant l'Ondam (objectif national des dépenses d'assurance-maladie). Avec ces nouvelles mesures, c'est l'accès à des soins de qualité pour les Français qui sera de moins en moins garanti". "Le Premier ministre continue à considérer les dépenses de santé comme une charge alors qu'elles sont une dépense d'avenir. Les mesures du Plan Fillon 2 sont à la fois injustes et contreproductives puisque c'est la croissance française qui sera sacrifiée."
Benoît Hamon, porte-parole du PS, a dénoncé lundi une "immense opération de mystification à laquelle s'est livré le Premier ministre, qui n'assume pas son propre bilan et le bilan de Nicolas Sarkozy. Il a attribué à la crise et aux comportements des gouvernements depuis trente ans la réalité des déficits, quand nous savons que les seules mesures fiscales de ce gouvernement correspondent à 75 milliards d'euros de déficit cumulé".
François Rebsamen : "un gouvernement balloté par les événements"
Le chef de fil des sénateurs PS, François Rebsamen indique que "cette improvisation permanente face à une situation des plus graves montre un gouvernement balloté par les évènements (...) et qui s'est jusqu'ici contenté de rustines et de mesurettes, prises à la va vite (...). Depuis des mois, le gouvernement a maintenu les niches fiscales, l'allègement de l'ISF, il a refusé de taxer les plus hauts revenus et les profits des grands groupes aggravant inexorablement les déficits. Aujourd'hui, il tente tardivement et partiellement de réparer une partie de ses erreurs, mais ses estimations de croissance, et d'économies sont-elles réalistes, suffisantes et sincères?"
Martine Billard : "l'effort ne sera pas partagé"
La coprésidente du Parti de gauche, Martine Billard estime que "contrairement au discours de François Fillon, l'effort ne sera pas partagé. Les ménages seront les plus touchés". "2012 marquera la poursuite des attaques contre les salaires et les protections sociales". "A côté, les entreprises participeront peu à cette cure d'austérité puisque les allègements de cotisations patronales sur les bas salaires et les exonérations des heures supplémentaires sont maintenus. La rente, quant à elle, a encore échappé à toute nouvelle mesure de taxation."
Cécile Duflot : "le bricolage comme politique budgétaire"
La secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts, Cécile Duflot, dénonce "le bricolage comme politique budgétaire et l'amateurisme d'un gouvernement, qui ne cesse de défaire ce qu'il a fait six mois avant et qui s'intoxique de ses propres annonces. En moins de dix ans, la droite a creusé le déficit comme jamais, doublant la dette par la multiplication des cadeaux fiscaux. Le paquet fiscal de 15 milliards de baisse d'impôts, voté en 2007, aux résultats nuls, restera comme l'une des décision les plus absurdes de ces trente dernières années. En juin dernier, l'ISF était à nouveau diminué, pour un coût d'1,4 milliard d'euros. Pourquoi la droite n'est elle pas revenue sur cet énième cadeau fiscal ? Pourquoi fait-elle payer à tous les Français, les cadeaux offerts à quelques-uns ? Pourquoi annoncer la réduction des niches fiscales, quand elles n'ont jamais été aussi nombreuses ?"
Jean-Michel Baylet : le gouvernement "procède par petits coups de rabots"
Jean-Michel Baylet, le Président du PRG, estime que ce plan "fait à nouveau peser l'essentiel des efforts sur les plus modestes et sur les classes moyennes en épargnant les plus riches, sans choisir clairement entre politique de relance et politique de rigueur. Le gouvernement renonce une nouvelle fois à s'attaquer aux principales niches fiscales. Il procède par petits coups de rabot et par ajustements là où il faudrait une refonte globale du système".
Jean-Luc Mélenchon : "un contre-sens total"
Le candidat du Front de gauche à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, a assuré lundi sur France 2 que le plan de rigueur était "un contresens total. l'activité va être contractée et par conséquent, tous les déficits vont augmenter. C'est ce qui vient d'arriver à la Grèce : en moins d'un an, son activité a baissé de 5 points et la dette a été multipliée pour arriver à 30%". "C'est terrible ce qui vient d'être décidé", a poursuivi l'eurodéputé, "une agression de plus contre les gens du commun" et "c'est fait avec des mots qui trompent, qui dupent". Il s'en est pris notamment à la hausse de la TVA à 7% qui "va frapper l'abonnement à l'électricité, au gaz, les maisons de retraite".
Borloo : un plan qui "va dans le bon sens" mais insuffisant
Le président du Parti radical, Jean-Louis Borloo, a estimé lundi que les mesures du plan de rigueur annoncées par François Fillon allaient "dans le bon sens" même s'il juge nécessaire d'aller "dès 2012 au delà des 7 milliards d'euros d'économies supplémentaires" envisagées. "Le gouvernement a désormais intégré que la reconquête de la maîtrise des comptes publics devait passer par des recettes justes et équitables, et notamment par la réduction de l'écart de prélèvement entre les revenus du capital et les revenus du travail. Nous ne pouvons que nous en réjouir", écrit Jean-Louis Borloo dans un communiqué.
Marc-Philippe Daubresse : un plan "triplement courageux"
Le secrétaire général adjoint de l'UMP, Marc-Philippe Daubresse indique dans un communiqué : "ce plan est triplement courageux : d'abord parce qu'il s'inscrit dans la durée à partir de 2012 avec l'objectif de revenir à l'équilibre en 2016. Ensuite parce qu'il prévoit sur cette période une répartition équilibrée entre l'impérieuse nécessité de baisser la dépense publique et la nécessité de revoir les allégements fiscaux sans pour autant pénaliser l'emploi. Enfin parce qu'il répartit équitablement les efforts en fonction des ressources de chacun tout en maintenant les politiques d'aide à l'investissement et à l'innovation en faveur de l'emploi. Chacun comprend bien désormais que pour faire face à la tempête financière qui secoue le monde la France a besoin d'un capitaine qui tient fermement la barre."
Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a salué lundi les mesures de "courage politique" qui "contrastent", selon lui, avec "l'absence de courage" du Parti socialiste et de son candidat à la présidentielle, François Hollande. Ce programme "ambitieux" est "à la hauteur des difficultés qui sont face à nous" et "va nous permettre de tenir nos objectifs en réduisant les dépenses et en augmentant de manière ciblée certains impôts", a-t-il affirmé.
François Bayrou : "un manque de justice"
Le président du Modem, François Bayrou a relevé "un changement de cap" et "un manque de justice" dans le plan de rigueur, estimant nécessaire la mise en place d'un "plan d'ensemble" à la hauteur des enjeux.
Patronat de la restauration : les engagements du secteur sont "caducs"
Les organisations professionnelles de la restauration considèrent que les engagements sur l'emploi, les salaires et les prix, faites en échange de la TVA à 5,5% pour leur secteur, deviennent "caducs" avec l'annonce du gouvernement lundi de remonter le taux réduit à 7%. Dans un communiqué, l'ensemble des syndicats patronaux du secteur "se réservent la possibilité de ne pas mettre en oeuvre tous les engagements prévus", notamment la prime TVA, une prime annuelle pouvant atteindre 500 euros par salarié. Le secteur s'était engagé lorsqu'il avait obtenu une réduction du taux de la TVA à baisser les prix, embaucher, augmenter les salaires, améliorer la protection sociale et investir. Les huit syndicats du secteur (Fagiht, CPIH, GNC, Snarr, SNRPO, SNRTC, Synhorcat, Umih) estiment à 50.000 les emplois créés depuis la baisse de la TVA, à 60.000 le nombre de postes sauvegardés. Une mutuelle, obligatoire, a également été mise en place pour les 960.000 salariés du secteur, sur laquelle les professionnels ne pourront pas revenir. En revanche, ils peuvent revenir sur la "prime TVA", puisque les textes précisent qu'elle est liée à la TVA à 5,5%, ainsi que sur les augmentations de salaires, qui fixaient à 1% au dessus du smic les minima dans le secteur.
UFC-Que Choisir : "une augmentation aveugle et inéquitable"
L'UFC-Que Choisir a dénoncé lundi dans un communiqué "une augmentation aveugle et inéquitable" du taux réduit de la TVA à 7%, regrettant notamment qu'elle pèse en premier lieu sur les consommateurs modestes. Le Premier ministre, François Fillon, a annoncé lundi un relèvement du taux réduit de la TVA (taxe sur la valeur ajoutée) de 5,5% à 7%, sauf pour les produits de première nécessité comme l'alimentation. Cette hausse "pénalisera beaucoup plus les consommateurs modestes déjà gravement touchés par l'inflation des prix et qui consacrent à l'achat des produits à TVA réduite jusqu'à 26% de leurs revenus", selon l'association. L'UFC-Que Choisir déplore "l'absence de logique consumériste pour accompagner" la hausse.
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