Silvio Berlusconi/Image d'archives © ABACA
Crise de la zone euro : un sommet à quitte ou double ?
Embourbée dans une crise qui menace une partie de ses Etats membres, la zone euro peine à trouver une réponse pour stopper la contagion. Avant le dénouement attendu mercredi soir, voici un point sur les difficultés que vont devoir surmonter les dirigeants au sommet de crise sur l'euro.
Publié le 25/10/2011
Recapitalisations : les banques françaises devront se débrouiller seules
Les banques françaises devront se recapitaliser à hauteur de 10 milliards d'euros sans recourir à des fonds publics. L'Etat pourra en outre décider d'interdire bonus et dividendes si nécessaire, a déclaré mardi le gouvernement à l'Assemblée lors du débat sur le projet de budget 2012.
Publié le 25/10/2011
Crise de la dette : trois jours pour sauver l'euro
Les dirigeants européens ont tenté de tracer dimanche les grandes lignes d'un plan de sortie de crise de la dette... malgré des désaccords persistants. Il faudra concrétiser mercredi. Ils ont aussi fait pression sur Silvio Berlusconi qui a semblé entendre leurs appels à la rigueur.
Publié le 24/10/2011
FESF : la proposition française n'est "plus sur la table"
La proposition de la France, qui souhaitait accorder une licence bancaire au Fonds de soutien de la zone euro pour qu'il puisse se refinancer auprès de la Banque centrale européenne, aurait été abandonnée samedi, selon le ministre des finances néerlandais. Une réunion entre Merkel et Sarkozy doit avoir lieu dans la soirée.
Publié le 22/10/2011
Assurance-vie : première collecte négative depuis près de trois ans
L'inquiétude des épargnants se ressent à travers l'assurance-vie. En septembre, les sociétés d'assurances ont récolté 9,7 milliards d'euros alors qu'elles ont versé 11,5 milliards d'euros.
Publié le 24/10/2011
"Les Français ne bougent pas d'un iota" se plaint Merkel
Les divergences entre la France et l'Allemagne inquiètent avant le sommet européen pour résoudre la crise de la dette européenne, dimanche. Berlin essayaient vendredi de faire pencher la balance de son coté.
Publié le 21/10/2011
Zone euro : Berlin et Paris peinent à s'entendre
Après une première rencontre mercredi soir, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy doivent donc se retrouver samedi à la veille du sommet européen pour préparer une "réponse globale et ambitieuse" à la crise... et prévoient déjà un autre sommet mercredi.
Publié le 20/10/2011
Crise européenne : Sarkozy discret à Francfort, rien n'a filtré
Le président de la République s'est rendu à Francfort mercredi pour faire avancer un accord sur le règlement de crise de la zone euro. Nicolas Sarkozy a quitté la séance de discussions avec Angela Merkel et d'autres responsables politiques sans faire de commentaire sur son contenu.
Publié le 19/10/2011
Grèce : manifestations monstre, le projet de loi de rigueur adopté
Le projet de loi sur les nouvelles mesures d'austérité en Grèce, vivement contesté dans la rue mercredi, a été adopté dans la soirée par le Parlement lors d'un premier vote "sur le principe". Un second vote définitif sur les articles et sur l'ensemble du projet de loi est prévu jeudi soir.
Publié le 19/10/2011
La Grèce sous tension avant "la mère de toutes les grèves"
Alors que le gouvernement grec compte voter des nouvelles mesures d'austérité exigées par l'Union européenne, la Grèce se prépare à vivre 48 heures de grève générale. Sur fond d'extrême tension sociale dans un pays déjà exsangue.
Publié le 19/10/2011
Sommet européen : Sarkozy dramatise, Merkel relativise
Nicolas Sarkozy et François Fillon ont donné un ton dramatique, mardi, aux prochains rendez-vous internationaux : le conseil européen de dimanche sur la crise de la zone euro et le G20 de début novembre.
Publié le 18/10/2011
Crise de la dette : quelles économies pour l'Etat ?
DECRYPTAGE - François-Xavier Piétri, explique les mesures que l'Etat doit prendre pour réduire ses dépenses.
Publié le 24/10/2011
Crise de la dette : le point sur les négociations
Entamé vendredi, le marathon de négociations pour sauver la zone euro s'est poursuivi de manière intense avant le rendez-vous décisif de mercredi. Le plan européen de sortie de crise prend forme avec un début d'accord sur la recapitalisation bancaire.
Publié le 24/10/2011
Grèce et zone euro : début d'un week-end marathon
Le sommet européen qui a débuté ce vendredi à Bruxelles sera marqué par les divergences entre Paris et Berlin sur le rôle du fonds de secours européen. Dimanche, lors du sommet des chefs d'Etat, c'est même la récession possible de l'Europe qui est en jeu.
Publié le 21/10/2011
Silvio Berlusconi a répondu lundi à ses partenaires européens, notamment la France et l'Allemagne, qui poussent l'Italie à prendre des mesures économiques rapides, en affirmant qu'aucun pays de l'Union n'était en position de donner des leçons à un autre. Alors que son gouvernement s'était réuni en urgence dans la soirée pour discuter de nouvelles réformes réclamées par ses partenaires européens, notamment sur les retraites, le président du Conseil a affirmé dans un communiqué que l'Italie ferait des propositions solides au prochain sommet de l'Union européenne, mercredi. Pourtant, la réunion de lundi s'est achevée sans qu'aucune décision n'ait été prise, selon des sources gouvernementales. A la fin de la rencontre, Silvio Berlusconi s'est entretenu avec ses partenaires de la Ligue du Nord de la réforme des retraites à laquelle ils sont opposés, ainsi que d'autres réformes.
Selon des sources gouvernementales, Umberto Bossi, le chef de la Ligue du Nord refuse qu'on touche aux retraites à l'ancienneté, système très répandu dans le Nord industriel où il a son fief électoral permettant de partir à la retraite à 60 ans contre 65 ans pour les retraites classiques. Pourtant, mis au pied du mur dimanche à Bruxelles, le Cavaliere avait promis d'agir en retardant l'âge de départ à la retraite à 67 ans, afin de l'aligner sur d'autres pays européens. Mais la Ligue du Nord lui a opposé un non catégorique.
"Les partenaires de l'Italie ont besoin de clarté"
Du point de vue italien, les exigences européennes sont difficiles à admettre : la péninsule a déjà réformé en profondeur son système de retraites ces dernières années. Et le système est bénéficiaire. Il compte deux catégories de retraites : la "pension de vieillesse", dont l'âge est fixé à 65 ans pour les hommes et passera progressivement de 60 à 65 ans pour les femmes, et cette fameuse "pension d'ancienneté", qui permet actuellement de partir à 60 ans à condition d'avoir cotisé au minimum 36 ans. En outre, au chapitre des gages à donner à ses partenaires européens, l'Italie a adopté cet été des mesures d'austérité draconiennes censées permettre au pays de parvenir à l'équilibre budgétaire dès 2013... mais le gouvernement a depuis tergiversé sur la mise au point d'un plan de relance de la croissance, ce qui a alimenté la spéculation et les inquiétudes des marchés.
Ce qui inquiète... c'est la dette, massive : plus de 1900 milliards d'euros, soit 120% du PIB. Pour l'instant, la crise de confiance qui frappe la Grèce et lui interdit de se financer sur les marchés, obligeant l'Europe à intervenir, n'a pas frappé l'Italie. Mais une telle option est inenvisageable pour la zone euro, alors que le poids de l'économie italienne est plus de deux fois plus élevé que celui de l'économie grecque. D'où les appels du pied à l'Italie pour qu'elle donne des gages de saine gestion. Pendant le week-end, Silvio Berlusconi a ainsi été rappelé à l'ordre par l'UE qui lui a réclamé des engagements fermes en matière de réformes structurelles pour relancer une croissance atone et de réduction de la dette avant le sommet de mercredi. "Les partenaires de l'Italie ont besoin de clarté. Il est important qu'ils soient convaincus", a souligné lundi le porte-parole de la Commission européenne pour les Affaires économiques, Amadeu Altafaj. Mais Silvio Berlusconi se veut rassurant et affirme que "personne n'a quoi que ce soit à craindre" de l'Italie, "troisième économie" de la zone euro. "Nous honorons notre dette publique ponctuellement, nous avons un excédent primaire plus vertueux que nos partenaires et nous atteindrons l'équilibre budgétaire en 2013", a-t-il soutenu.
Mais les déclarations de bonnes intentions ne suffisent pas : l'Europe exige de l'Italie des mesures et un calendrier précis pour éviter qu'une propagation de la crise de la dette à ce pays qui souffre d'un manque de crédibilité sur les marchés, ne mette en péril l'ensemble de la zone euro. Outre une réforme du système des retraites, elle réclame une sérieuse évolution du marché du travail, afin de stimuler l'emploi pour les jeunes, et du cadre législatif pour les entreprises. L'UE réfléchit en parallèle à l'option de soutenir l'Italie en rachetant, via son Fonds de secours, de la dette italienne sur le marché afin que le pays puisse se financer à des conditions raisonnables.
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