Angela Merkel, chancelière allemande, Image d'archives © REUTERS"Nein". C'est le mot allemand que l'on entend le plus depuis le début de la crise dans la zone euro. Aujourd'hui, plus que jamais, l'Allemagne, par la voix de sa chancelière Angela Merkel, rechigne à faire avancer plusieurs dossiers européens.
Les bas salaires allemands à l'origine de la crise de la zone euro
L'Organisation internationale du travail (OIT) a épinglé mardi la politique de compétitivité allemande par les salaires, y voyant "la cause structurelle" de la crise en zone euro. Elle y dénonce les réformes engagées en 2003 par le gouvernement Schröder.
Publié le 24/01/2012
Paris et Berlin d'accord pour un nouveau traité européen en mars
Lors d'une conférence de presse à l'Elysée lundi, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont annoncé s'être mis d'accord sur un nouveau traité européen, si possible à 27, mais si besoin à 17.
Publié le 05/12/2011
Zone euro : sur quoi portent les négociations au juste ?
Traités, rigueur budgétaire, pacte de stabilité... De nouveaux enjeux sont débattus avant le prochain sommet européen "de la dernière chance", les 8 et 9 décembre. De quoi parle-t-on ?
Publié le 02/12/2011
Crise de la dette : les banques centrales volent au secours de la zone euro
Les principales banques centrales mondiales ont uni leurs forces mercredi pour offrir un peu d'oxygène à la zone euro et à son secteur bancaire qui menace de se gripper à cause de la crise de la dette. Les Bourses européennes ont clôturé en forte hausse, dopées par cette annonce.
Publié le 30/11/2011
Moody's fait planer la menace sur les notes de toute l'UE
L'agence d'évaluation financière américaine avertit que la crise de la dette dans la zone euro menace les notes de solvabilité de tous les pays européens, même ceux qui sont le mieux notés.
Publié le 28/11/2011
Crise de la dette en Italie : l'avertissement de l'Elysée
S'il y a un problème italien, c'est le coeur de la zone euro qui est atteint", a-t-on affirmé dimanche à l'Elysée, en assurant que "l'engagement de Nicolas Sarkozy et Angela Merkel était très fort pour soutenir l'Italie".
Publié le 27/11/2011
L'UMP en ordre de bataille pour 2012
Intervenant tour à tour devant les cadres de l'UMP réunis pour discuter de la mobilisation pour 2012, Jean-François Copé et François Fillon ont pilonné le programme du PS, jugé inadapté à cette période de crise.
Publié le 27/11/2011
Martine Aubry : "nous rendrons coup pour coup"
La première secrétaire du PS, réagissant aux attaques de l'UMP sur le programme socialiste et l'accord avec les Verts, déclare dans Le Journal du Dimanche que le PS rendra "coup pour coup", et assure n'avoir "rien cédé" aux écologistes.
Publié le 27/11/2011
Droit de vote, fraude sociale : Guéant cible les étrangers
Pour le ministre de l'Intérieur, la France accueille trop d'étrangers - un point sur lequel il ne renie pas sa convergence de vues avec Marine Le Pen. Il se dit opposé à des élections de maires étrangers, et veut croiser les fichiers pour lutter contre les fraudes sociales des étrangers.
Publié le 27/11/2011
Sarkozy et Merkel pour un Pacte de stabilité "recentré"
Face à la crise de la dette, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy envisagent la mise en place d'un pacte de stabilité et de croissance limité à quelques pays de la zone euro, rapporte le Welt am Sonntag ce dimanche.
Publié le 27/11/2011
Italie : les marchés mettent la pression sur Monti
Les taux d'emprunt de l'Italie se sont envolés vendredi à des niveaux record lors d'une émission obligataire, avec un rendement de 6,5% à six mois. Le pays a tout de même réussi à lever comme prévu 10 milliards d'euros. Mais ces taux témoignent d'une défiance récurrente des marchés.
Publié le 25/11/2011
Pour la gauche, Sarkozy a raté son sommet
Pierre Moscovici affirme que la réunion Sarkozy-Merkel-Monti a été marqué par "un terrible aveu d'impuissance de Nicolas Sarkozy".
Publié le 25/11/2011
Attali : "est-ce que l'euro existera toujours à Noël ?"
Il y a urgence. Voilà, peu ou prou le message que veut faire passer l'économiste Jacques Attali dans une interview au quotidien 20 Minutes vendredi. Selon lui, "on va au désastre".
Publié le 25/11/2011
Berlin, Paris et Rome réunis pour une sortie de crise : qu'en est-il ressorti ?
Les 3 premières puissances de la zone euro ont tenu ce jeudi un mini sommet à Strasbourg. Objectif : jeter les bases d'une sortie de crise. Le résultat : l'Allemagne a dit non aux euro-bonds, non à une modification des missions de la BCE mais oui à une réforme des traités européens.
Publié le 24/11/2011
Triple A de la France : Fitch dévoile son scénario de dégradation
La troisième principale agence de notation estime mercredi que la note de la France serait fragilisée si la crise de la zone euro s'aggravait et entraînait l'utilisation de la totalité des engagements français du fonds de sauvetage européen.
Publié le 23/11/2011
Budget de crise pour l'Union Européenne
Victime des politiques de rigueur d'une part croissante de ses membres, l'UE doit se serrer la ceinture : son budget pour 2012 n'augmentera pas plus que l'inflation. Une défaite pour les élus européens. Et qui préfigure la bataille à venir sur l'enveloppe budgétaire pour la période 2014-2020.
Publié le 19/11/2011
La Grèce donne encore des sueurs froides à l'Europe
Les réformes requises tardent. Le dirigeant conservateur Antonis Samaras a déjà fait connaître son intention de renégocier les conditions de l'aide européenne s'il remporte les prochaines législatives. La troïka revient à Athènes pour exiger de tous les partis des engagements écrits.
Publié le 19/11/2011
Aide à la Grèce : Sarkozy et Merkel mettent la pression sur Papademos
Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont signifié samedi au nouveau Premier ministre grec Lucas Papademos "l'urgence de la mise en oeuvre complète et intégrale de tous les engagements pris" par Athènes, notamment ceux contenus dans l'accord du 27 octobre, a annoncé l'Elysée.
Publié le 12/11/2011
Sarkozy et Merkel à petits pas vers une Europe à deux vitesses
Une zone euro plus intégrée, poussée par la crise, et placée au coeur d'une Union européenne plus ouverte : telle est l'image d'une possible future Europe qui se dégage de nombre de petites phrases de Nicolas Sarkozy et de responsables allemands. Au risque d'irriter nombre de leurs partenaires.
Publié le 11/11/2011
L'Italie a perdu la confiance des marchés
Imparfaitement rassurées par la démission annoncée de Berlusconi, les Bourses européennes restent fébriles... mais tablent sur l'arrivée à la tête du gouvernement de Mario Monti. Le Trésor italien a réussi à lever 5 milliards d'euros lors d'une émission d'obligations test, mais à un taux record.
Publié le 10/11/2011
Crise de la dette et effet domino : les scénarios possibles
QUESTIONS-REPONSES - L'Italie va-t-elle devoir demander une aide financière ? La zone euro peut-elle l'aider ? Pourrait-elle survivre à un tel cataclysme ? Tour d'horizon des scénarios possibles et des questions qui se posent face à l'aggravation de la crise de la dette.
Publié le 10/11/2011
Les deux plans de rigueur français : insuffisants pour Bruxelles
La France doit prendre "des mesures supplémentaires pour corriger son déficit public excessif" en 2013, a averti jeudi la commission européenne. Ce déficit devrait atteindre 5% en 2013 selon elle.
Publié le 10/11/2011
Grève générale au Portugal
La crise de la dette préoccupe aussi au Portugal. Une grève générale est prévue jeudi contre l'austérité. Le pays devrait tourner au ralenti, notamment dans les transports et les services publics.
Publié le 24/11/2011
Au point que de nombreux Européens montraient leur agacement, jeudi matin. Pour le Vice-Premier ministre du Luxembourg, Angela Merkel prend "le risque que l'Union européenne meure". Pour l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, l'euro est "dans le coma" et a besoin d'"un traitement de choc".
C'est dans ce contexte que Nicolas Sarkozy et Angela Merkel rencontrent, ce jeudi à Strasbourg, Mario Monti, le nouveau président du Conseil italien, pour montrer aux marchés la confiance qu'ils placeront en lui pour rééquilibrer les comptes du pays. Autre objectif, plus politique, de ce mini-sommet : Mario Monti, en dirigeant de la troisième économie de la zone euro, va pouvoir se poser en arbitre face aux différends franco-allemands.
L'avis du successeur de Silvio Berlusconi sera, en particulier, attendu sur le dossier chaud des ces derniers jours, le statut de la Banque Centrale européenne (BCE). La France souhaite que l'institution poursuive ses rachats des dettes des pays en difficulté. Cette opération rassure les marchés et est, depuis quelques jours, considérée comme le moyen de limiter, à court terme, la contagion de la crise. Mais pour l'Allemagne, c'est toucher à son indépendance : hors de question. Ce refus vient de deux peurs.
"Nein" à l'inflation et aux déficits élevés
Tout d'abord l'Allemagne craint plus que quiconque l'inflation. Dans les années 1920, le pays a connu une hyperinflation galopante. Le salaire, perçu en début de mois, ne valait plus rien à la fin. Or, le rôle de la BCE, inscrit dans le marbre, est précisément de limiter l'inflation à 2% par an dans la zone euro. "C'est son mandat, elle l'exerce (...), et l'Europe (...) n'a pas le droit de changer quoi que ce soit à ce mandat", répétait Angela Merkel mercredi devant le Bundestag, le parlement allemand. Changer le statut de la BCE, c'est menacer cette mission. Car en rachetant de mauvais titres de dettes, l'institution émet de la monnaie, et plus il y a de la monnaie en circulation, plus il y a de risques d'inflation.
Ensuite, notre voisin d'outre-Rhin, en tant que première économie européenne et donc première contributrice aux budgets et fonds européens, refuse également de donner l'impression qu'elle peut financer n'importe qui. "L'Allemagne est très attachée à la rigueur budgétaire, à l'équilibre des comptes publiques. Elle a ce soucis que les autres pays ne fassent pas n'importe quoi", explique Sabine Lebayon, économiste à l'OFCE.
Alors Angela Merkel s'oppose également aux "euro-obligations", qui mutualiseraient les dettes européennes et permettraient donc aux pays en difficultés d'emprunter au même taux que les pays en bonne santé. "Si on doit la mener, cette discussion doit être menée à la fin, je ne trouve pas que ce soit le bon moment", indiquait la chancelière allemande mercredi. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a vu dans cette phrase une avancée de l'Allemagne, puisqu'elle ne s'y opposerait pas, mais se pose juste la question du calendrier.
"Nein" à une action trop rapide
Message allemand : pas d'avancées sur les euro-obligations sans modification des traités européens pour y inscrire une discipline budgétaire plus contraignante. Jusqu'ici, ses partenaires ne montraient pas d'intérêt à un tel changement, la France, et d'autres pays, estimant que le rachat des dettes par la BCE était plus "urgent", pour reprendre les termes d'Alain Juppé, jeudi matin. Mais mercredi, la Commission européenne a proposé de renforcer la surveillance des pays de la zone euro. Les projets de budget seraient examinés à l'avance par Bruxelles qui pourrait demander à ce qu'ils soient modifiés pour limiter les déficits publics. La commission pose ce projet en préalable à la création d'euro-obligations... faisant ainsi un pas vers l'exigence allemande.
Pour l'heure, les marchés, ne voyant pas de solidarité européenne, ne sont pas rassurés. La crise poursuit sa contagion. Après la Grèce, le Portugal, l'Espagne et l'Italie, depuis quelques jours, les craintes se font grandissantes sur la France, qui emprunte à des taux de plus en plus élevés. Mais pour Sabine Lebayon, l'Allemagne est consciente des conséquences de ce blocage : "la preuve, ils ont fait beaucoup de compromis, notamment sur le FESF. Quand ils sont au pied du mur, quand la situation devient de plus en plus compliquée comme aujourd'hui, il y a de plus fortes possibilités pour que l'Allemagne accepte des avancées." Pour Hans Stark, chercheur à l'Ifri, "il ne faut pas penser que seule l'Allemagne bloque, puisque d'autres pays sont d'accord avec elle : les Pays-Bas, la Finlande, la Slovaquie... C'est un blocage interne qui dépasse le seul couple franco-allemand".
Un blocage pourrait être rapidement dépassé : mercredi, l'Allemagne n'a pas réussi à placer sur le marché la totalité des obligations d'Etat qu'elle désirait émettre.
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