Image d'archive © AbacapressC'était écrit, le gouvernement aurait du mal à faire passer son budget 2012. Bâti sous l'obligation d'austérité dictée par la crise européenne de la dette et les menaces de dégradation de la note française, le projet de loi fédère contre lui la gauche qui accuse l'Etat de pressuriser les classes moyennes et même une partie de la majorité qui juge que la taxation des plus hauts revenus doit être revue à la hausse.
Crise européenne : Sarkozy discret à Francfort, rien n'a filtré
Le président de la République s'est rendu à Francfort mercredi pour faire avancer un accord sur le règlement de crise de la zone euro. Nicolas Sarkozy a quitté la séance de discussions avec Angela Merkel et d'autres responsables politiques sans faire de commentaire sur son contenu.
Publié le 19/10/2011
Grèce : manifestations monstre, le projet de loi de rigueur adopté
Le projet de loi sur les nouvelles mesures d'austérité en Grèce, vivement contesté dans la rue mercredi, a été adopté dans la soirée par le Parlement lors d'un premier vote "sur le principe". Un second vote définitif sur les articles et sur l'ensemble du projet de loi est prévu jeudi soir.
Publié le 19/10/2011
La Grèce sous tension avant "la mère de toutes les grèves"
Alors que le gouvernement grec compte voter des nouvelles mesures d'austérité exigées par l'Union européenne, la Grèce se prépare à vivre 48 heures de grève générale. Sur fond d'extrême tension sociale dans un pays déjà exsangue.
Publié le 19/10/2011
"La mère de toutes les grèves" en Grèce pour 48h
Alors que le gouvernement grec compte voter des nouvelles mesures d'austérité exigées par l'Union européenne, la Grèce se prépare à vivre 48 heures de grève générale. Sur fond d'extrême tension sociale dans un pays déjà exsangue.
Publié le 19/10/2011
Le "triple A" de la France n'est pas acquis, rappelle Fillon
Moody's a annoncé qu'elle se donnait trois mois pour évaluer le caractère stable de la perspective du "Aaa" français. Une note qui garantit à la France des conditions très favorables pour emprunter sur les marchés afin de financer ses déficits.
Publié le 18/10/2011
Austérité et soupe à la grimace au menu des députés
Pour le gouvernement, l'objectif de baisse des déficits publics à 4,5% du PIB en 2012 est "intangible". Pour la gauche, le projet de budget dont la discussion débute à l'Assemblée est "injuste" en affectant classes moyennes et populaires, et risque de replonger la France dans la récession.
Publié le 18/10/2011
L'Europe sévit enfin contre la spéculation visant la dette des Etats
En pleine crise de la dette, l'Europe a décidé mardi soir d'interdire des instruments financiers hautement spéculatifs utilisés sur les marchés pour parier sur le défaut de paiement des Etats et accusés d'avoir amplifié la crise.
Publié le 18/10/2011
Emprunts toxiques de Dexia : les hôpitaux contaminés
Des dizaines d'hôpitaux français se retrouvent en difficulté financière après avoir contracté des emprunts toxiques, à des taux pouvant aller jusqu'à 15%, notamment auprès de la banque franco-belge Dexia, dont le démantèlement est en cours.
Publié le 18/10/2011
Le monde de la finance au chevet de l'Europe en crise
La crise de la zone euro, épicentre du séisme qui ébranle l'économie mondiale, est au coeur de la réunion des ministres des Finances du groupe des vingt principaux pays riches et émergents, qui s'est ouverte vendredi soir et se tient ce samedi à Paris.
Publié le 15/10/2011
Standard &Poor's dégrade BNP Paribas
L'agence d'évaluation financière Standard and Poor's a abaissé d'un cran la note à long terme de BNP Paribas, et confirmé celle de quatre autres banques françaises, BPCE, Crédit Agricole, Crédit Mutuel et Société Générale, selon un communiqué publié vendredi.
Publié le 14/10/2011
Plusieurs banques françaises sous surveillance négative
L'agence de notation Fitch a placé sous surveillance les notes à long terme de BNP Paribas et du Crédit Agricole, dans le cadre de son évaluation périodique des établissements européens. D'autres banques françaises et européennes sont concernées.
Publié le 14/10/2011
Aider les banques? Non merci !
Interrogés sur l'idée que "l'Etat apporte une aide financière et renforce le capital des banques", 59% des Français sondés se disent opposés à cette démarche, mardi dans un sondage.
Publié le 17/10/2011
Et ce qui devait arriver est arrivé : l'ouverture du débat budgétaire a tourné mardi au round de campagne présidentielle à l'Assemblée, le ministre de l'Economie François Baroin se livrant à un long réquisitoire contre le projet du PS, dont les députés n'ont cessé d'attaquer "un budget d'austérité aveugle et massive". "L'actualité donne un relief singulier à ce projet de loi de Finances" mais "nous pourrons regarder les Français dans les yeux", a déclaré M. Baroin au lendemain de la mise sous surveillance par l'agence de notation Moody's de la dette de la France, sur fond de croissance plus faible que prévu. Mais il s'est surtout employé à attaquer l'irresponsabilité des propositions socialistes. "Il vous faut remiser ce projet fou au placard !", a-t-il lancé aux députés PS avec dans le viseur le candidat à la présidentielle François Hollande. En réponse, Jean-Marc Ayrault, chef de file des députés socialistes, a accusé M. Baroin de se "tromper d'endroit" et de se "croire à la convention de l'UMP" de riposte au projet socialiste après deux mois de primaire.
Projet "injuste pour les classe moyennes"
Ciblant "le déni" des socialistes qui les obligera à se "renier" ou à "nous ruiner", la ministre du Bugdet, Valérie Pécresse, a à son tour défendu un budget 2012 "sous le signe des réformes et des économies" qui permettra à la note de la France d'être "préservée". "La réduction des déficits, c'est une priorité nationale et quelles que soient les évolutions de la situation économique, notre engagement, nous le tiendrons", a-t-elle réaffirmé, après avoir rappelé l'objectif de réduction du déficit public de 5,7% en 2011 à 4,5% en 2012 puis 3% en 2013. Lundi soir, le Premier ministre François Fillon a prévenu qu'il faudrait "des mesures nouvelles" d'austérité, si la croissance n'atteignait pas au moins 1,5% en 2012, ce qui semble compromis.
Là encore, la gauche a largement mis en cause la politique économique gouvernementale. "Ce projet de budget pour la première fois de notre histoire est discuté alors qu'une agence de notation a placé la France sous surveillance", a souligné le président PS de la commission des Finances, Jérôme Cahuzac, "ce qui ne me semble pas le gage d'une particulière efficacité des politiques menées ni l'occasion de donner des leçons". Il avait auparavant ironisé sur le fait que Mme Pécresse évoquait récemment un bugdet bâti "pour rassurer les marchés".
Ces premières invectives augurent en tout cas mal d'un vote serein au Parlement. Les grandes lignes des mesures qui doivent être discutées dans l'hémicyle sont connues depuis le plan d'austérité annoncé par François Fillon le 24 août. Si le gouvernement vante un budget "soigneusement dosé", avec un effort requis surtout des grandes entreprises et ménages aisés pour préserver la croissance et l'emploi, le PS dénonce un projet "injuste" affectant les classes moyennes et populaires et risquant de replonger la France dans la récession.
Taxe sur les hauts revenus
A sept mois des élections présidentielle et législatives, aucune hausse générale des impôts n'est au menu, mais des augmentations ciblées avec un coup de rabot de 10% sur certaines "niches fiscales" ou avec la création de nouvelles taxes, comme sur les sodas. Symbolique, est aussi prévue une taxe "exceptionnelle" sur les très hauts revenus. Jugée insuffisante notamment par plusieurs élus de la majorité, décidés à la durcir, cette taxe a été un peu élargie, aux termes d'un compromis entre le Premier ministre François Fillon et les députés UMP et Nouveau Centre.
Avec un Sénat désormais majoritairement à gauche, le gouvernement cherche en effet à éviter tout vote des députés UMP ou centristes sur des mesures contraires à ses souhaits qui déboucherait sur des mesures adoptées au Palais du Luxembourg. Ce budget sera cependant plus ou moins fortement modifié par un projet de loi rectificatif après les élections de 2012, quel que soit le président et l'Assemblée issus des urnes.
Retour MYTF1
Crise européenne : Sarkozy discret à Francfort, rien n'a filtré
Chargement en cours...




