Mitt Romney a fait son choix. Le candidat Républicain à la maison blanche a bien gardé le secret et a révélé dimanche le nom de son colistier : Paul Ryan, perçu comme un idéologue conservateur, champion de la discipline. Cette annonce, saluée par les Républicains et n'a pas manqué de faire parler les Démocrates, qui y voient une chance de multiplier les charges contre son programme économique. Des critiques qui s'inscrivent dans une stratégie d'attaque contre le programme économique de Mitt Romney.
"MittRomney a choisi un élu influent de la Chambre des représentants qui partage sa conviction dans une mauvaise théorie économique" consistant en des "nouvelles exemptions fiscales pour les plus riches", ironise Jim Messina, le directeur de campagne de Barack Obama. Comme parlementaire, il a "approuvé les politiques économiques imprudentes de (George W.) Bush qui ont conduit à faire exploser notre déficit et ont ruiné notre économie", ajoute le stratège démocrate.
Les Républicains devraient attaquer leur manque d'expérience internationale
Dans le camp démocrate, ce choix et les menaces qu'il fait peser sur qu'il fait peser sur l'assurance-maladie « Medicare » réservée aux retraités à laquelle il s'oppose, augmentent les espoirs des démocrates de l'emporter dans l'un des Etats cruciaux pour la présidentielle, la Floride, où résident de très nombreuses personnes âgées. Dimanche, le proche conseiller d'Obama, David Axelrod n'a pas hésité à accuser Paul Ryan d'être "l'architecte d'un plan pour mettre fin au Medicare
tel que nous le connaissons".
Dans les jours à venir, les Démocrates devraient aussi s'attaquer au manque d'expérience internationale du duo Romney-Ryan, eux qui n'avaient pas manqué de pointer les erreurs du candidat républicains lors de sa tournée au Royaume-Uni et en Israël.
Interrogé par l'AFP, David Solimini, du centre de réflexion progressiste Truman National Security Project, le choix de Paul Ryan démontre que Mitt Romney ne prend pas la sécurité nationale au sérieux."Il a choisi Paul Ryan, qui n'a aucune expérience sur les questions de sécurité nationale. Pire, Ryan a montré à de nombreuses reprises qu'il est prêt à tailler dans les priorités en matière de défense afin de préserver les
exemptions fiscales pour les millionnaires et les milliardaires".











