L'homme d'affaires 3e fortune mondiale Warren Buffet, en 2008 © Abacapress"Pendant que les pauvres et les classes moyennes combattent pour nous en Afghanistan, et pendant que de nombreux Américains luttent pour joindre les deux bouts, nous, les méga-riches, continuons à bénéficier d'exemptions fiscales extraordinaires." La déclaration du milliardaire américain William Buffet est suffisamment rare pour que l'on s'y arrête. Dans une tribune publiée lundi par le New York Times, l'investisseur richissime, troisième fortune mondiale, appelle les parlementaires américains à augmenter les impôts pour les plus riches afin de réduire l'énorme déficit budgétaire du pays, affirmant que cela ne nuira ni aux investissements, ni aux emplois.
"Taxez-nous" !
Seize patrons d'entreprises et très grandes fortunes signent un texte demandant "l'instauration d'une contribution exceptionnelle qui toucherait les contribuables français les plus favorisés" pour réduire le déficit budgétaire.
Publié le 23/08/2011
Comment Fillon compte économiser quinze milliards
A la veille de l'annonce d'un plan d'économies qui s'annonce drastique, des informations filtrent sur les pistes choisies par le gouvernement. En ligne de mire : les très hauts revenus, les niches fiscales, voire les exonérations sur les heures supplémentaires.
Publié le 23/08/2011
Après deux semaines de tempête, les Bourses relèvent la tête
Les marchés financiers semblaient rebondir lundi. Les valeurs pétrolières suivent de près l'évolution de la situation en Libye, et les investisseurs attendent le discours du président de la Réserve fédérale américaine prévu vendredi.
Publié le 22/08/2011
Plan d'économies : les entreprises ne veulent pas mettre la main à la poche
Les entreprises françaises ne peuvent pas payer davantage de taxes et veulent conserver les subventions pour les heures supplémentaires, a déclaré lundi la présidente du Medef, Laurence Parisot, à quelques jours d'annonces attendues sur de nouvelles mesures fiscales destinées à réduire le déficit.
Publié le 22/08/2011
Crise de la dette : Baroin se fait taper sur les doigts
Un responsable de la BCE critique le ministre français de l'Economie, pour avoir annoncé, le 8 août dernier, le rachat de dette espagnole et italienne par l'institution européenne. "On doit encore mieux lui faire comprendre la séparation entre politique monétaire et politique fiscale", juge le responsable.
Publié le 20/08/2011
Les marchés toujours chahutés
Les Bourses européennes ont de nouveau clôturé en baisse, vendredi, après une séance en dents de scie. Wall Street a également fini en nette baisse.
Publié le 19/08/2011
Nouvelle dégringolade des Bourses
Victimes d'un nouveau pic d'inquiétude des investisseurs sur l'état de l'économie mondiale, les Bourses européennes ont fortement dévissé jeudi, cédant à la clôture entre 4% et pas loin de 7%. La Bourse de New York a elle aussi clôturé en forte baisse.
Publié le 18/08/2011
Jacques Delors : "L'euro est au bord du gouffre"
Jacques Delors, ancien président de la Commission Européenne et l'un des fondateurs de la monnaie unique, estime, dans un entretien avec des journaux belge et suisse, que l'Europe et l'euro sont sur le point de craquer faute d'une coopération économique efficace et d'un manque de vision politique.
Publié le 18/08/2011
Sarkozy et Merkel proposent leur remède pour sauver l'euro
Les deux dirigeants souhaitent un véritable gouvernement de la zone euro, ils ont proposé notamment mardi une taxe sur les transactions financières ou un "impôt commun sur les sociétés ". Mais sans convaincre les marchés.
Publié le 16/08/2011
Pourquoi les milliardaires français sont "pingres"
<b> Enquête -</b> Découvrez pour quelles raisons les milliardaires français ne donnent pas leur fortune aux bonnes oeuvres comme leur généreux cousins américains.
Publié le 11/08/2010
Les Bourses replongent : quelles conséquences sur les ménages ?
Emmanuel Kessler, chef du service Economique de TF1, évalue les conséquences que peut avoir la crise du secteur bancaire sur les entreprises et les ménages.
Publié le 19/08/2011
Taxation des plus riches : oui, mais sous quelle forme ?
Alors que le ministère du budget a annoncé hier étudier une éventuelle taxation des revenus dits "exorbitants", la question se pose de la forme d'une telle mesure. S'agira-t-il d'une nouvelle tranche de l'impôt sur le revenu ou d'une contribution temporaire exceptionnelle? Est-ce suffisant pour réduire le déficit? Certains patrons français se sont d'ores et déjà dits prêts à un "geste de solidarité."
Publié le 18/08/2011
Le patron du fonds d'investissement Berkshire Hathaway propose ainsi une hausse d'impôts pour les Américains dont les revenus dépassent au moins un million de dollars par an, et une taxation encore plus élevée pour ceux qui gagnent plus de 10 millions de dollars annuels.
Un système d'imposition américain plus favorable aux riches
"Nos dirigeants ont appelé à "un sacrifice partagé". Mais quand ils ont fait cette demande, ils m'ont épargné. J'ai vérifié auprès de mes amis méga-riches pour savoir à quels sacrifices ils s'attendaient. Eux non plus n'avaient pas été touchés", écrit le milliardaire. Warren Buffet explique alors que son taux d'imposition par l'Etat fédéral représentait 17,4% de ses revenus imposables l'an dernier, alors que celui des 20 personnes travaillant dans son bureau était compris entre 33 et 41%. Le taux d'imposition des riches était "beaucoup plus élevé" dans les années 1980 et 1990, et pourtant près de 40 millions d'emplois ont été créés entre 1980 et 2000, rappelle le milliardaire. "Vous savez ce qui s'est passé depuis: des impôts plus bas et beaucoup moins de créations d'emplois". "Les gens investissent pour gagner de l'argent, et une imposition potentielle ne les a jamais fait fuir", écrit-il encore. Un rappel sans doute aux parlementaires américains qui ont voté le relèvement du plafond de la dette le 2 août dernier mais n'ont procédé à aucune hausse d'impôts.
Pour Pierre Bergé, les riches doivent être "citoyens"
Rebondissant sur les propos de l'investisseur américain au micro de France Info, l'entrepreneur millionnaire Pierre Bergé, affirme être exactement sur la même longueur d'ondes. "Je suis tout à fait prêt à écrire le même article et à penser qu'il faut taxer les riches plus fortement qu'ils ne le sont en France." Et de tacler au passage Nicolas Sarkozy. "Ça a peu de chances d'intervenir en France parce que les amis du président de la République sont tous des gens très riches donc probablement ça n'irait pas très loin." Cette réflexion de l'entrepreneur, militant de gauche et coactionnaire du quotidien Le Monde, pique au vif l'exécutif français dont la réforme sur les grandes fortunes en mai dernier constitue un manque à gagner de 2 milliards pour l'Etat.
"Il faut arrêter de voir la classe moyenne perdre de plus en plus en pouvoir d'achat, poursuit Pierre Bergé, faudrait-il encore qu'on puisse dire aux gens riches qu'ils ont de la chance d'être riches et qu'ils doivent se comporter en citoyens (...) dans un moment aussi grave que celui que le monde est en train de traverser, les riches doivent aussi prendre en compte les effets de la crise", assène Pierre Bergé. Et l'homme d'affaires, également ancien soutien de Ségolène Royal à la présidentielle de 2007, de conclure : "Je pense qu'un candidat de gauche devrait avoir ça dans son programme".
Dans la lignée des prises de position de Warren Buffet et Pierre Bergé, Maurice Lévy, patron du groupe publicitaire français Publicis, estime, mardi dans les colonnes du Monde, "indispensable que l'effort de solidarité passe d'abord par ceux que le sort a préservé". Il semble que nécessité fait loi. Silvio Berlusconi, grand ami des milliardaires, a inclu dans son plan d'austérité des augmentations d'impôts de 5 à 10% pour les plus hauts revenus. Reste à savoir si la classe politique et le gouvernement français oseront également s'engouffrer dans ce début de brèche.
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