TF1 News : Qu'appelle-t-on "les marchés" ?
Ces mots d'Obama qui influencent les marchés
"Rêve", "espoir", "crise", "changement"... Selon une étude d'un centre de recherche en économie de Lisbonne à laquelle ont eu accès Les Echos, les marchés réagissent aux mots, tonalités et blagues des discours d'Obama.
Publié le 27/12/2011
Croissance : la France maintient le cap du 1%
Perspective sombre de l'OCDE, menaces sur le triple A: François Baroin et Valérie Pécresse ont assuré mardi que Paris s'en tient toujours à une prévision de croissance à 1% pour 2012 et n'envisage pas de troisième plan de rigueur.
Publié le 29/11/2011
Notes souveraines: la France et les Etats-Unis dans le même bateau ?
Fitch a abaissé lundi la perspective des Etats-Unis de stable à négative, tout en confirmant le AAA. De son côté, Standard and Poor's envisage de faire la même chose pour la France, selon la Tribune. Barack Obama a reçu les dirigeants de l'UE.
Publié le 29/11/2011
Italie : les marchés mettent la pression sur Monti
Les taux d'emprunt de l'Italie se sont envolés vendredi à des niveaux record lors d'une émission obligataire, avec un rendement de 6,5% à six mois. Le pays a tout de même réussi à lever comme prévu 10 milliards d'euros. Mais ces taux témoignent d'une défiance récurrente des marchés.
Publié le 25/11/2011
Berlin, Paris et Rome réunis pour une sortie de crise : qu'en est-il ressorti ?
Les 3 premières puissances de la zone euro ont tenu ce jeudi un mini sommet à Strasbourg. Objectif : jeter les bases d'une sortie de crise. Le résultat : l'Allemagne a dit non aux euro-bonds, non à une modification des missions de la BCE mais oui à une réforme des traités européens.
Publié le 24/11/2011
Triple A de la France : Fitch dévoile son scénario de dégradation
La troisième principale agence de notation estime mercredi que la note de la France serait fragilisée si la crise de la zone euro s'aggravait et entraînait l'utilisation de la totalité des engagements français du fonds de sauvetage européen.
Publié le 23/11/2011
Mise en garde de Moody's sur le AAA français, les Bourses chutent
L'Espagne emprunte à des taux en hausse, Moody's alerte sur la croissance française et la super-commission américaine échoue à trouver des économies pour réduire la dette. Lundi, les Bourses ont chuté.
Publié le 21/11/2011
La Grèce donne encore des sueurs froides à l'Europe
Les réformes requises tardent. Le dirigeant conservateur Antonis Samaras a déjà fait connaître son intention de renégocier les conditions de l'aide européenne s'il remporte les prochaines législatives. La troïka revient à Athènes pour exiger de tous les partis des engagements écrits.
Publié le 19/11/2011
Aide à la Grèce : Sarkozy et Merkel mettent la pression sur Papademos
Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont signifié samedi au nouveau Premier ministre grec Lucas Papademos "l'urgence de la mise en oeuvre complète et intégrale de tous les engagements pris" par Athènes, notamment ceux contenus dans l'accord du 27 octobre, a annoncé l'Elysée.
Publié le 12/11/2011
Course contre la montre à Rome pour rassurer les marchés
Les sénateurs italiens ont adopté ce vendredi la série de mesures d'austérité réclamée par l'UE face à la crise de la dette, avant un vote samedi de la Chambre des députés. Le prochain gouvernement, probablement dirigé par Mario Monti, pourrait être formé dès dimanche soir.
Publié le 11/11/2011
L'Italie a perdu la confiance des marchés
Imparfaitement rassurées par la démission annoncée de Berlusconi, les Bourses européennes restent fébriles... mais tablent sur l'arrivée à la tête du gouvernement de Mario Monti. Le Trésor italien a réussi à lever 5 milliards d'euros lors d'une émission d'obligations test, mais à un taux record.
Publié le 10/11/2011
Les deux plans de rigueur français : insuffisants pour Bruxelles
La France doit prendre "des mesures supplémentaires pour corriger son déficit public excessif" en 2013, a averti jeudi la commission européenne. Ce déficit devrait atteindre 5% en 2013 selon elle.
Publié le 10/11/2011
Grève générale au Portugal
La crise de la dette préoccupe aussi au Portugal. Une grève générale est prévue jeudi contre l'austérité. Le pays devrait tourner au ralenti, notamment dans les transports et les services publics.
Publié le 24/11/2011
Michel Aglietta* : Ce sont des investisseurs, surtout des fonds de pension, un peu les assurances... Tous ceux qui détiennent les actions. Le marché c'est là où se synthétise tout ce qui est offre et demande d'actions. La psychologie des marchés, c'est la psychologie de la crainte et de l'aversion pour le risque.
Aujourd'hui, tous les pays veulent de l'austérité, donc il va y avoir une croissance plus faible, les entreprises vont voir leurs profits diminuer, donc les taux d'intérêts auxquels on s'endette devraient augmenter par crainte de cette perte des profits.
Or, la variable des actions c'est l'anticipation des profits dans l'avenir et des taux d'intérêt de base, d'endettement à 10 ans. Aujourd'hui, tous ceux qui détiennent des actions veulent réduire leur portefeuille. Et comme tout le monde veut faire pareil, les Bourses baissent.
Vous parlez des variables sur le long terme, mais il y a également des variables de court terme... Par exemple, on attendait beaucoup des élections en Espagne ce week-end.
M.A. : Cela peut avoir un impact très temporaire. Les marchés incorporent toutes les informations qui leurs arrivent. Mais rien ne change d'un coup de baguette magique. En Espagne il y a beaucoup d'insolvabilité dans le secteur privé et il y a de l'austérité budgétaire. Donc on s'attend à une récession, et une réaction positive des marchés, comme après une élection, n'aura un effet possible que de quelques jours. Les actions varient selon ce qu'elles peuvent rapporter à leurs détenteurs. Après il se greffe des épiphénomènes, mais cela s'efface.
Dans les périodes d'incertitude comme aujourd'hui, la tendance est au fléchissement. Pour l'instant, on anticipe une récession temporaire en 2012. Les autres éléments, ce sont l'insolvabilité des Etats, la sortie de la Grèce de l'euro,... des éléments politiques. Il y a une très forte volatilité, sur du court terme, parce que personne ne comprend ce qu'il se passe sur le plan politique - le gouvernement allemand dit une chose, puis en dit une autre le lendemain, cela crée de la volatilité.
Le 26 octobre par exemple, on annonçait un plan d'ensemble pour la zone euro, avec un renforcement du fonds de stabilité européen. Mais on se rend compte très vite que cela ne marche pas : les Chinois ne veulent pas payer, les financements ne sont pas disponibles...
Que faudrait-il pour contenter les marchés ? Que veulent-ils ?
M.A. : Il faudrait que la zone euro connaisse une mutation plus profonde. Tout d'abord il faudrait que la Banque centrale européenne change de statut et devienne prêteur en dernier ressort, en rachetant des titres d'Etats en difficultés - elle dit qu'elle ne le fait pas mais finalement elle le fait un peu, cela crée aussi de l'incertitude.
Ensuite, il faut que l'Europe soit plus solidaire, que les pays pouvant soutenir la conjoncture le fasse. Pour les pays en difficulté, il faut une force de croissance qui leur viennent de l'extérieur, de pays ayant la capacité de le faire. Les Allemands ne le font pas pour le moment alors que ce sont eux qui ont les capacités de la faire. Donc il faut plus de fédéralisme.
Enfin, à mon avis, il faudrait que le budget européen soit augmenté pour faire des dépenses d'investissements nouveaux au niveau européen, financé par une taxe carbone ou une taxe sur les transactions financières. Le but étant de mener une vrai politique industrielle. La crise doit faire passer l'Europe à une étape plus ambitieuse, sinon on éclate. Et si l'Europe éclate, les marchés financiers chuteront également.
La solution est donc politique ?
M.A. : Oui, parce qu'on arrive à un niveau où la crise est politique. La plupart des Etats (sauf pour la Grèce) se sont endettés pour sauver les banques après l'éclatement de la crise immobilière en 2008 et pour mener un plan de relance. C'est là d'où vient le plus gros de la dette publique aujourd'hui. Les Etats sont donc en difficultés mais le privé ne va pas mieux, il ne peut donc pas prendre le relais. C'est une seule et même crise qui rebondit et qui change de sas.
Donc il faut donc en effet une solution politique compréhensible. Pour que les marchés changent d'attitude, que les taux d'endettement des pays diminuent rapidement. On est dans un moment où la solidarité européenne doit prendre le pas sur les divergences entre pays.
*Conseiller scientifique au CEPII, conseiller scientifique à Groupama AM et professeur de sciences économiques à l'Université Paris-X Nanterre.
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