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Rajoy n'exclut pas une aide européenne à l'Espagne


le 03 août 2012 à 16h50 , mis à jour le 03 août 2012 à 16h52.
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3min
Mariano Rajoy, le 14/11/11

Mariano Rajoy, le 14/11/11 / Crédits : Abacapress.com

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ConjonctureLe président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, interrogé sur une éventuelle candidature à une aide financière de l'Union européenne, a déclaré vendredi qu'il mènerait les actions qui serviraient au mieux les intérêts de son pays.

"Je ferai, comme je l'ai toujours fait, ce que je crois être dans l'intérêt du peuple espagnol", a dit Mariano Rajoy lors d'une conférence de presse. "On ne peut pas être chef du gouvernement et penser à autre chose."

"Nous ne savons toujours pas ce que sont ces mesures", a-t-il ajouté, en référence aux propos de Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne, qui a fait savoir jeudi que l'institution envisageait des "mesures non conventionnelles" pour protéger l'euro. C'était la première fois depuis son accession au pouvoir en décembre que Mariano Rajoy tenait une conférence de presse à l'issue du conseil des ministres hebdomadaire. "Ce que je veux savoir, c'est ce que sont ces mesures, ce qu'elles signifient et si elles sont adéquates, et, à la lumière du contexte, nous prendrons une décision", a dit Mariano Rajoy, insistant sur le fait qu'il n'avait encore rien décidé.

Le chef du gouvernement s'est légèrement plus avancé que lors d'une conférence de presse commune avec le président du conseil italien Mario Monti, mardi. Il s'était abstenu à trois reprises de répondre à des questions sur le recours à l'aide européenne, et sur le déclenchement éventuel d'une action concertée entre la BCE et les fonds de secours de l'UE pour abaisser les rendements des emprunts espagnols.

Taux à 7% insoutenables

Mariano Rajoy a réaffirmé vendredi qu'il devenait de plus en plus difficile pour Madrid de refinancer sa dette, le rendement des emprunts d'Etat à dix ans s'inscrivant au dessus de 7%, un seuil considéré comme insoutenable sur la durée. "Le plus gros problème pour notre pays est que nous avons une dette très importante et que nous devons rembourser cet argent maintenant", a-t-il déclaré. "Il nous est très difficile de trouver des prêteurs ou des gens qui soient prêts à refinancer nos dettes."

Mariano Rajoy a annoncé que son gouvernement avait adressé une lettre aux dirigeants européens, dans laquelle il demande l'accélération de la mise en œuvre de mesures à l'échelle de l'UE pour lutter contre la crise de la dette et recapitaliser les banques espagnoles en difficulté.

"Dans cette lettre, je dis ce qui est urgent, un seul système de surveillance, un mécanisme pour la recapitalisation directe des banques", a-t-il expliqué.   "Je mentionne le besoin de l'UE d'utiliser des outils pour assurer l'accès aux marchés de capitaux, de manière souple et efficace, à l'aide d'une proposition pour une union bancaire et budgétaire", a ajouté Mariano Rajoy.

Le chef du gouvernement a en outre affirmé que l'Espagne continuait à se préoccuper du haut niveau d'endettement de ses 17 communautés autonomes. "Le gouvernement n'a pas abandonné la question de la dette des régions", a-t-il dit. "Je suis le président du gouvernement espagnol et, en tant que tel, je suis responsable devant l'Europe et le reste du monde de nos finances publiques." La majorité des régions espagnoles sont exclues des marchés financiers depuis le début de l'année. Valence, la plus endettée, a demandé fin juillet à bénéficier du programme de 18 milliards d'euros mis en place par Madrid pour aider les finances des collectivités régionales. La Catalogne, qui représente à elle seule près de 20% de l'activité économique du pays, a dit envisager de faire appel elle aussi à ce fonds.

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  • michalowice : Ils s'en sortiront, mais pas avec Rajoy, c'est lui qui enfonce le pays, comme Sarko !! soyons heureux, nous avons Hollande !!!

    Le 04/08/2012 à 19h00
  • infoniko : Il disait le contraire hier. il faudra 500 milliards a l'espagne pour se sauver et sauver ses banques, tout le monde le sait mais personne ne veut l'avouer. apres la grece, c'est au tour de l'espagne et si l'espagne plonge, l'italie va suivre, ensuite çà sera l'effet domino.

    Le 03/08/2012 à 23h56
  • fengel11 : De toute façon le pays est cuit..!!! la seule chance pour Rajoy de voir l'espagne s'en sortir c'est de quitter l'UE de quitter l'Euro et de reprendre sa souveraineté monétaire..!!!

    Le 03/08/2012 à 17h13
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