Réduction du déficit : les niches fiscales dans le collimateur

le 10 août 2011 à 17h58 , mis à jour le 10 août 2011 à 20h50

Valérie Pécresse, la ministre du Budget, a affirmé mercredi que la suppression de certaines niches fiscales ferait partie des nouvelles mesures du gouvernement pour réduire le déficit budgétaire. L'annonce définitive est prévue le 24 août.

Mercredi matin, lors de la réunion convoquée à l'Elysée par Nicolas Sarkozy, qui a interrompu ses vacances en raison de la crise boursière, le chef de l'Etat a réaffirmé que son objectif principal restait de réduire le déficit budgétaire. "Les engagements de la France sont intangibles et seront tenus quelle que soit l'évolution de la situation économique", a rappelé le président de la République, cité par François Baroin, le ministre de l'Economie.
  • Niches fiscales : la crise écrase la fiscalité verte

    L'éco-habitat, bientôt remisé aux oubliettes ? La fiscalité verte, déjà fortement entamée l'an dernier, devrait subir un nouveau "coup de rabot général", selon les déclarations ce mardi de Nathalie Kosciusko-Morizet.

    Publié le 30/08/2011 Niches fiscales : la crise écrase la fiscalité verte
  • Défiscalisation des heures supplémentaires : le rapport qui accable

    L'inspection générale des finances estime dans son rapport sur les niches fiscales que la défiscalisation des heures supplémentaires, mise en place en 2007, est "peu efficiente."

    Publié le 28/08/2011 Défiscalisation des heures supplémentaires : le rapport qui accable
  • Hervé Morin favorable à "un effort fiscal supplémentaire"

    Dans une interview au Figaro à paraître samedi, le président du Nouveau Centre propose une série de mesures visant à réduire la dette française. "On ne va pas rembourser 1800 milliards d'euros de dette en rabotant trois niches fiscales", explique-t-il.

    Publié le 12/08/2011 Hervé Morin favorable à "un effort fiscal supplémentaire"
  • Bourses : L'Europe rebondit, l'Asie se maîtrise

    Les bourses européennes ont ouvert en hausse jeudi matin au lendemain d'une journée noire sur fond de rumeurs de faillite de la Société Générale et de dégradation de la notation française. Les marchés asiatiques, bien qu'influencés par les contre-performances européenne et américaine, maîtrisent la baisse de leurs indices boursiers.

    Publié le 11/08/2011 Bourses : L'Europe rebondit, l'Asie se maîtrise
  • Bourses et banques ont plongé sous le coup des rumeurs

    Des rumeurs sur l'état de santé de la Société Générale et sur un déclassement de la note souveraine de la France ont fait chuter le CAC 40 de 5,45% ce mercredi.

    Publié le 10/08/2011 Bourses et banques ont plongé sous le coup des rumeurs
  • Crise de la dette : pour Royal, il faut "remettre au pas le système financier"

    La candidate à la primaire du Parti socialiste a appelé les chefs d'Etat à tirer au plus vite les leçons de la crise actuelle, pour éviter une "nouvelle crise beaucoup plus grave."

    Publié le 10/08/2011 Crise de la dette : pour Royal, il faut "remettre au pas le système financier"
  • Réduction du déficit : des mesures dès le 24 août

    Le chef de l'Etat, qui a interrompu ses vacances pour tenir une réunion à l'Elysée en présence de plusieurs ministres et du gouverneur de la Banque de France, a redit que son objectif principal était toujours de réduire le déficit budgétaire. Les décisions définitives seront prises dès le 24 août.

    Publié le 10/08/2011 Réduction du déficit : des mesures dès le 24 août
  • La crise touchera-t-elle vos impôts et votre épargne?

    Les marchés chutent, les agences grondent... Quelles sont les conséquences pour votre budget et votre consommation?

    Publié le 09/08/2011 La crise touchera-t-elle vos impôts et votre épargne?
  • F. Baroin : "il faut garder la tête froide"

    Nicolas Sarkozy a convoqué mercredi ses ministres pour une réunion d'urgence sur la situation économique. "Le président a rappelé la détermination absolue de la France d'atteindre ses objectifs de déficit public" a déclaré François Baroin, à la sortie de cette réunion.

    Publié le 10/08/2011 F. Baroin : "il faut garder la tête froide"
Plus d'infos


François Baroin et Valérie Pécresse, la ministre du Budget, ont notamment été spécialement chargés de formuler de nouvelles propositions pour parvenir à cet objectif de réduction des déficits. Ils rendront leur copie à Nicolas Sarkozy et François Fillon dès le 17 août. Et le 24 août, des "mesures définitives seront prises".

74 milliards d'euros
 
Parmi ces mesures sur lesquelles le couple Baroin-Pécresse va plancher, la suppression de nombreuses" niches fiscales" semble la piste privilégiée.  Ces niches  -il en existe plus de 500, des avantages fiscaux liés à une profession aux produits financiers défiscalisés- coûtent plus de 74 milliards d'euros par an à l'Etat. "Nous supprimerons des niches fiscales (...) parce que nous n'augmenterons pas les impôts", a déclaré Valérie Pécresse sur BFM TV, sans préciser lesquelles étaient visées.  "Ces niches sont des exonérations d'impôts parfois justifiées, parfois très peu efficaces", a-t-elle ajouté,   rappelant que la suppression de certaines de ses niches (représentant trois  milliards d'euros) fait déjà partie des engagements du gouvernement.
 
Outre la suppression des "niches fiscales", au moins deux options s'offrent au gouvernement pour réduire les déficits et donc la dette : diminution des dépenses (déremboursement de médicaments...) ou encore augmentation d'impôts comme la CSG ou la TVA. Or François Baroin, interrogé lundi sur TF1 a fait savoir que les impôts ne seraient pas augmentés.

le 10 août 2011 à 17:58
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

31 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • pepep, le 11/08/2011 à 14h19

    Trop de fenian en france

  • giltout, le 11/08/2011 à 14h19

    Les niches fiscales des nantis ou des pauvres

  • moicontribuable, le 11/08/2011 à 13h43

    Jpc, Investissement laisse entendre un retour sur investissement, et laisser moi vous dire que dans les depenses publiques, rares sont celles appeler Investissement qui rapportent un jour quelque chose.

  • moicontribuable, le 11/08/2011 à 13h42

    Pourquoi "evident" que les bas salaires soient epargnes? quand on a un bas salaire c'est que l'on a pas fait ce qu'il fallait pour en avoir un meilleur; pour se payer une assurance il faut faire les efforts pour pouvoir se l'offrir. Alors payer moins ok, mais rien du tout est absurde. Ou si vous voulez l'egalite, faites un pourcentage, les bas salaires paieront beuacoup moins que les plus hauts salaires.

  • jclo38, le 11/08/2011 à 12h10

    Comme son nom l'indique l'assurance maladie est une 'assurance 'donc il n'y apas de raison qu'une famille sans enfant paye autant qu'une famille avec 5 enfants! la depense est multipliée, donc le montant de l'assurance maladie doit etre calculer en fonction du nombre d'assurés il est evident que les bas salaires ou les grands maldes doivent etre epargnés.. quand on a 3 voitures on paye pour 3 voitures de plus toujours en excluants les maladie grave il doit exister un systeme de bonus malus : il n'y a pas de raison que certains font l'effort d'aller travailler avec une angine et que d'autres s'arretent 8 jours et qu'ils payent la meme cotistion

  • jclo38, le 11/08/2011 à 12h02

    Il faut revoir la retraite honteuse des politiques et refuser de voter s'ils ne le font pas!!!!

  • jpc95, le 11/08/2011 à 11h49

    Pardon madame, vous confondez investissements, et budget de fonctionnement. Quand à l'heure de vol de rafale ! les droits de l'homme ne valent-ils pas quelques millons d'euros, face aux milliards nécessaires pour rétablir nos finances publics.

  • tarmy, le 11/08/2011 à 11h48

    Totalement d'accord, la TVA est le seul impôt véritablement égalitaire. Il faudrait supprimer tous les impôts exepté la TVA et la passer à un taux de 25%, je vous garantie que ça réglerait beaucoup de difficultés pour les caisses de l'Etat.

  • seb__, le 11/08/2011 à 11h45

    L'augmentation de la TVA permet à ce que l'emploi reste en France car cette augmentation s'accompagne bien sûr par une réduction du coût du travail (c'est ce qui s'est passé au Danemark et en Allemagne) : On surtaxe via l'augmentation de la TVA les importations (j'achète et je revend avec ma marge), mais on réduit le coût du travail en France.

  • titou4215, le 11/08/2011 à 11h22

    Vous avez tout compris

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience