Le président français et la chancelière allemande en novembre 2009 © ABACA
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Le référendum grec sème le chaos sur les bourses européennes
Les places européennes ont chuté mardi, sonnées par l'annonce surprise d'un référendum en Grèce sur l'accord de désendettement, moins d'une semaine après sa conclusion par les pays de la zone euro. A la Bourse de Paris, le CAC 40 s'est affaissé de 5,38%. A Francfort, le Dax a chuté de 5%.
Publié le 01/11/2011
A la veille du G20, le référendum grec parasite la stratégie de Sarkozy
Alors qu'approche le sommet du G20 à Cannes, le président de la République se retrouve dans une situation politique très délicate après l'annonce surprise d'un référendum grec qui remet en cause le plan de sauvetage de la zone euro arraché de haute lutte à Bruxelles. Explications.
Publié le 01/11/2011
Référendum grec : les Bourses dégringolent, -5% pour le CAC
Les Bourses européennes ont entamé une chute vertigineuse ce mardi, plombées notamment par la chute des valeurs bancaires, les investisseurs étant à nouveau inquiets pour la zone euro après la décision de la Grèce d'organiser un referendum sur le plan d'aide décidé à Bruxelles.
Publié le 01/11/2011
La Grèce organisera un référendum sur l'accord européen sur la dette
Le Premier ministre grec a annoncé lundi la préparation d'un vote de confiance au parlement et d'un référendum sur l'accord conclu la semaine dernière au sommet européen de Bruxelles pour effacer une partie de la dette publique grecque.
Publié le 31/10/2011
Retour du doute sur les Bourses européennes
A la Bourse de Paris, le CAC 40 faisait grise mine, lundi. Les marchés estiment que l'acord du dernier sommet européen ne suffira pas à résoudre la crise de la dette dans la zone euro.
Publié le 31/10/2011
Les Bourses euphoriques après l'accord européen
Le CAC40 a cloturé jeudi à +6,28% à 3.368,62 points. Les autres Bourses européennes n'étaient pas en reste, alors qu'un accord a été trouvé, dans la nuit de mercredi à jeudi, pour résoudre la crise de la dette en zone euro.
Publié le 27/10/2011
Zone euro : les principales décisions du Sommet européen
Le sommet de la zone euro qui s'est achevé dans la nuit a débouché sur des mesures pour résoudre la crise. L'effacement de la moitié de la dette grecque et le renforcement du Fonds de stabilité de la zone euro sont deux d'entre elles.
Publié le 27/10/2011
Plan d'austérité bis : les cinq mesures phares ?
Un nouveau plan d'austérité devrait être annoncé la semaine prochaine. Voici les principaux points actuellement à l'étude, d'après le Journal du Dimanche.
Publié le 30/10/2011
Sortie de la Grèce de la zone euro : un moindre mal ?
Quelles conséquences pourraient avoir ce référendum grec et à un éventuel "non" du peuple grec au plan européen ? Face au spectre de la cessation de paiement beaucoup voient la sortie de la Grèce de la zone euro devenir inévitable. Un moindre mal pour certains experts.
Publié le 02/11/2011
Référendum grec : Sarkozy garde le cap
Nicolas Sarkozy comptait sur le sommet du G20 pour conforter son rôle dans la sortie de crise. Mardi, il a répété sa détermination à faire appliquer l'accord obtenu de haute lutte la semaine passée.
Publié le 02/11/2011
Le moins que l'on puisse dire est que l'annonce, lundi soir, par Georges Papandréou, d'un référendum sur le plan de sauvetage de la Grèce, a pris les dirigeants de la zone euro de court. Le soulagement n'aura duré que cinq jours après le sommet européen de Bruxelles. Les banques avaient déjà accepté d'effacer 50% de leurs créances sur la Grèce (représentant environ 210 milliards d'euros) dans le cadre du plan anticrise mis en place très difficilement la semaine dernière. Moyennant un contrôle des finances grecques et des mesures d'austérité, les dirigeants de la zone euro avaient accepté pour leur part de prêter 130 milliards d'euros à la Grèce. Mais cet accord européen est très critiqué en Grèce pour l'abandon de souveraineté qu'il implique. D'où cette décision d'un référendum... qui, estiment les marchés, remet tout sur la table.
France et Allemagne déterminées
Les présidents de l'UE et de la Commission européenne, Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso, se sont efforcés de calmer l'effervescence en assurant avoir "pleine confiance" dans le respect par la Grèce de ses engagements. Côté français, alors que Nicolas Sarkozy avait tout fait pour dramatiser l'enjeu de l'accord de la semaine écoulée, et n'avait pas caché son soulagement après le marathon qui avait abouti à un accord, c'est plutôt la discrétion qui a prévalu mardi matin du côté de l'Elysée, pendant que les Bourses européennes s'effondraient. Tout au plus a-t-on annoncé que le chef de l'Etat devait téléphoner à la mi-journée à la chancelière allemande Angela Merkel pour évoquer avec elle la décision grecque. A la suite de cet entretien, l'Elysée a diffusé un communiqué assurant que "la France et l'Allemagne sont déterminées à assurer avec leurs partenaires européens la pleine mise en ouvre, dans les meilleurs délais, des décisions adoptées par le sommet". Les deux dirigeants ont ajouté "qu'en consultations avec leurs partenaires européens ainsi que le FMI, une feuille de route puisse être rapidement arrêtée pour assurer l'application de cet accord", dit le texte.
Réunion à Cannes mercredi
Vers 17 heures, une réunion de crise convoquée par Nicolas Sarkozy a débuté. Elle réunit les principaux ministres concernés par la crise de la dette grecque, à savoir : le Premier ministre, François Fillon, et les ministres des Affaires étrangères, des Affaires européennes, de l'Economie et du Budget, Alain Juppé, Jean Leonetti, François Baroin et Valérie Pécresse, ainsi que le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer.
Le Premier ministre grec a de son côté annoncé qu'il assisterait mercredi à Cannes à un "dîner de travail" réunissant les dirigeants allemand et français, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, les responsables de l'UE et la directrice générale du FMI, Christine Lagarde. Georges Papandreou a par ailleurs assuré, dans un communiqué le référendum grec sur le plan européen anti-crise allait "renforcer le pays dans la zone euro et sur le plan international", lors d'un entretien téléphonique mardi avec son homologue allemande Angela Merkel. Selon les services du Premier ministre, Mme Merkel a "exprimé sa compréhension et souligné qu'elle comprenait les évolutions en Grèce".
"Totalement irresponsable"
Les réactions politiques françaises, en revanche, sont beaucoup plus tranchées. Christian Estrosi, député-maire UMP de Nice et ancien ministre, n'a pas caché ses craintes de voir une victoire du "non" lors du référendum. "Lorsqu'on sait le mal que Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont eu à faire adopter ce plan courageux, je vous le dis très clairement, je déplore cette décision qui me paraît totalement irresponsable". Sur la même ligne, Valérie Rosso-Debord, députée de Meurthe-et-Moselle et déléguée adjointe de l'UMP en charge du projet, déplore la décision grecque. A l'opposé, Marine Le Pen voit dans cette décision une occasion de sortir de l'euro, alors qu'elle accuse régulièrement la monnaie européenne de tous les maux. Quant à Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, il voit dans ce référendum annoncé "un minimum de démocratie". "Il y a eu 13 grèves générales en Grèce et chacune a réclamé un référendum, Georges Papandréou savait qu'il ne pourrait pas tenir plus longtemps sans consulter le peuple grec", a-t-il lancé sur France Info. L'eurodéputé et vice-président du MoDem Robert Rochefort a dit pour sa part "comprendre" la position du premier ministre grec Georges Papandréou, vue la "situation intenable" dans laquelle il se trouve.
De l'autre côté du Rhin aussi, la fébrilité gagne. Rainer Brüderle, ex-ministre de l'Economie et chef de file des députés libéraux, qui participent à la coalition de la chancelière Angela Merkel, s'est dit "irrité par cette manoeuvre étrange" du Premier ministre grec. Plus acerbe encore, le spécialiste des questions européennes de la CSU, branche bavaroise de la CDU d'Angela Merkel, Markus Ferber, a qualifié lui l'annonce de Papandréou de "folie politique et idiotie économique".
Et du côté de l'Italie, qui redoute d'être la prochaine victime de la crise de la dette, la fièvre est plus prononcée encore : Silvio Berlusconi a une nouvelle fois assuré mardi que les réformes économiques promises par Rome lors du sommet européen du 26 octobre seraient mises en oeuvre et s'est engagé à les détailler lors du sommet du G20. Dans le même temps, au sein de l'opposition, le Parti Démocrate a demandé au président italien Giorgio Napolitano de nommer un nouveau gouvernement avant le G20 pour gérer la crise économique.
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