Budget de crise pour l'Union Européenne
Victime des politiques de rigueur d'une part croissante de ses membres, l'UE doit se serrer la ceinture : son budget pour 2012 n'augmentera pas plus que l'inflation. Une défaite pour les élus européens. Et qui préfigure la bataille à venir sur l'enveloppe budgétaire pour la période 2014-2020.
Publié le 19/11/2011
Une journée de mobilisation nationale le 13 décembre contre l'austérité
Réunie au siège de la CGT, l'intersyndicale a appelé vendredi à une "journée nationale de mobilisations interprofessionnelles, notamment avec des rassemblements" pour protester contre les plans d'austérité du gouvernement.
Publié le 18/11/2011
Les syndicats tentent de s'unir face à la rigueur
Un mois après une mobilisation en demi-teinte, l'intersyndicale se retrouve au siège de la CGT à Montreuil pour tenter de mettre sur pied une riposte commune face au nouveau plan de rigueur du gouvernement.
Publié le 18/11/2011
Le budget de rigueur adopté par les députés : ce qui a été voté
Les députés ont voté mercredi en 1re lecture le budget 2012, dernier projet de loi de finances du quinquennat marqué par la rigueur sur fond de crise en zone euro et dénoncé comme "injuste" et "obsolète" par la gauche. Voici le détail des mesures.
Publié le 16/11/2011
Une récession en Europe ? 23 milions de pauvres de plus dans le monde
Le Fonds monétaire international s'est inquiété dans un rapport publié lundi que 23 millions de personnes de plus soient poussées sous le seuil de pauvreté dans le monde en cas de crise économique dans les pays riches, et particulièrement de récession en Europe.
Publié le 14/11/2011
Bourde sur le triple A Français : Standard & Poor's dit avoir pris des mesures
L'agence de notation, qui a annoncé par erreur jeudi que la France avait perdu sa note "AAA", a assuré vendredi qu'elle avait pris des mesures pour éviter de répéter une telle bourde.
Publié le 12/11/2011
Après la bourde de S&P, comment se prémunir des agences de notation ?
L'incident qui a provoqué la fureur de Bercy et l'ouverture d'une enquête du gendarme des marchés continue à faire réagir en France. Il pourrait aussi accélérer une évolution de la législation européenne qui permettrait à l'avenir à un Etat de saisir la justice dans un cas similaire.
Publié le 11/11/2011
Crise de la dette et effet domino : les scénarios possibles
QUESTIONS-REPONSES - L'Italie va-t-elle devoir demander une aide financière ? La zone euro peut-elle l'aider ? Pourrait-elle survivre à un tel cataclysme ? Tour d'horizon des scénarios possibles et des questions qui se posent face à l'aggravation de la crise de la dette.
Publié le 10/11/2011
Les deux plans de rigueur français : insuffisants pour Bruxelles
La France doit prendre "des mesures supplémentaires pour corriger son déficit public excessif" en 2013, a averti jeudi la commission européenne. Ce déficit devrait atteindre 5% en 2013 selon elle.
Publié le 10/11/2011
Les Bourses chahutées par les craintes italiennes
La démission de Berlusconi n'a que temporairement rassuré les marchés, en raison de l'incertitude qui s'ouvre pour la politique italienne. Les Bourses européennes sont de nouveau fébriles. En attendant un test crucial : le résultat d'une nouvelle une émission obligataire du Trésor italien.
Publié le 10/11/2011
Les gouvernements s'en vont, la crise s'envenime...
La démission désormais officielle de Georges Papandréou en Grèce et celle, annoncée, de Silvio Berlusconi en Italie n'ont pas suffi à désamorcer mercredi la crise dans la zone euro, dont l'éclatement n'est plus un scénario de science fiction. En Europe et aux USA, les bourses ont toutes cédé au pessimisme.
Publié le 09/11/2011
En l'absence de nouvelles mesures budgétaires, le déficit public français ne devrait s'améliorer que légèrement, demeurant à 5,1% du Produit intérieur brut en 2013, selon les prévisions d'automne de la Commission européenne, soit bien au-dessus de la cible officielle de retour à 3% du PIB conforme au Pacte de stabilité européen. Quant à la dette, elle devrait continuer de s'alourdir, atteignant 92% du PIB en 2013, très au-delà de la limite de 60% imposée par le Pacte. Ces prévisions pessimistes ont conduit le commissaire aux Affaires économiques, Olli Rehn, à demander de nouveaux efforts à Paris, malgré le plan de rigueur tablant sur 7 milliards d'euros d'économies ou de nouvelles recettes d'ici fin 2012 dévoilé lundi par François Fillon. Ce nouveau train de mesures s'ajoute à un précédent plan de rigueur de 12 milliards d'euros décidé à la fin août.
La ministre du Budget Valérie Pécresse l'a assuré en début de semaine : il n'est pas question d'un troisième plan de rigueur avant la présidentielle de 2012, et le gouvernement est "prêt à faire face à la situation de l'année prochaine" même en cas "d'accident de croissance". Mais s'il écarte pour l'heure une telle hypothèse, le gouvernement français sait qu'il doit composer avec des marchés inquiets d'une éventuelle propagation de la crise de la dette à l'Hexagone. L'écart ("spread") entre le taux des obligations à 10 ans de l'Allemagne et de la France sur le marché de la dette a atteint un nouveau plus haut historique jeudi. Autour de 3,4% vendredi, les taux français restent encore très bas, inférieurs à leur niveau du printemps (3,7% en avril) et loin des 4,87% atteints en juillet 2008. Pour autant, la situation reflète la différence de traitement entre les deux pays. La diffusion "par erreur" d'une note de Standard et Poor's sur une prochaine dégradation de la France a accentué la nervosité sur les marchés, pour qui cette hypothèse paraît plausible.
"Objectif zéro déficit"
Aussi les députés approuvent-ils à la chaîne, au fil de la discussion du budget 2012, des coupes dans les dépenses publiques pour arriver au milliard d'euros d'économies annoncé par François Fillon fin août... avant de devoir chercher encore 500 millions, prévus dans le nouveau plan de rigueur. Le ministère de la Défense a ainsi fait savoir vendredi que son budget pour 2012 sera encore amputé d'environ 100 millions d'euros supplémentaires, dans le cadre des nouvelles mesures d'économies. Ce deuxième "coup de rabot" doit s'ajouter à une première diminution de 167 millions d'euros par rapport au projet initial, adoptée lors de l'examen du texte en première lecture mercredi à l'Assemblée nationale.
Des crédits de la Défense à ceux du Travail et de l'Emploi en passant par les collectivités locales ou l'Outre-mer, le gouvernement a déjà fait voter une vingtaine d'amendements qui constituent autant de "coups de rabot". Face aux critiques de l'opposition et parfois de la majorité sur la cible de ces coupes, Valérie Pécresse a souvent rappelé la nécessaire contribution à l'objectif "intangible" de réduction du déficit à 4,5% en 2012 et insisté sur le dosage équilibré des économies demandées. Un argumentaire qui n'a pas convaincu à gauche, où certains ont dénoncé non pas un coup de rabot "mais un coup de hache" répété sans discernement au lieu de revenir sur les "cadeaux fiscaux" faits aux plus aisés depuis 2007. D'autres, à l'image du socialiste Marcel Rogemont vendredi, ont adressé un autre reproche au gouvernement : "Non seulement nous ne votons pas la loi de finances initialement prévue puisque vous êtes adeptes du rabot, mais vous allez en rajouter avec l'objectif notamment de trouver 500 millions d'euros d'économies supplémentaires en 2012. Où encore allez-vous trouver l'argent ?".
Mais aux yeux du chef du gouvernement, "l'objectif zéro déficit" constitue "le meilleur programme électoral pour les élections de 2012". Il a notamment assuré jeudi que "si nous dépensions comme les autres pays européens, c'est-à-dire un peu moins de la moitié de notre richesse nationale, nous serions aujourd'hui en excédent budgétaire".
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