Très controversée, l'idée d'une Europe "à la carte", ou "à plusieurs vitesses" a refait surface à la faveur de la crise financière. Le principe étant d'accélérer l'intégration économique des pays de la zone euro, tout en ouvrant un peu plus l'Union européenne à d'autres Etats venant frapper à la porte de l'Europe. Une idée que Nicolas Sarkozy évoque ouvertement depuis plusieurs mois déjà. Dans un discours prononcé il y a un mois à Tbilissi, le chef de l'Etat avait ainsi suscité la surprise, et l'enthousiasme, de son auditoire géorgien en affirmant que "la Géorgie (devait) être libre d'exprimer son aspiration à se rapprocher de l'Union européenne et un jour à la rejoindre". Une idée qui, également, plaît à l'Allemagne. Mais pas nécessairement aux autres membres de l'Union européenne qui craignent de se retrouver écartés.
Zone euro : sur quoi portent les négociations au juste ?
Traités, rigueur budgétaire, pacte de stabilité... De nouveaux enjeux sont débattus avant le prochain sommet européen "de la dernière chance", les 8 et 9 décembre. De quoi parle-t-on ?
Publié le 02/12/2011
Sauvetage de la zone euro : pourquoi l'Allemagne bloque
DECRYPTAGE - Angela Merkel et Nicolas Sarkozy rencontrent ce jeudi le successeur de Silvio Berlusconi. Ce dernier pourrait jouer le rôle d'arbitre entre Paris et Berlin sur le renforcement du rôle de la BCE.
Publié le 23/11/2011
FESF : la proposition française n'est "plus sur la table"
La proposition de la France, qui souhaitait accorder une licence bancaire au Fonds de soutien de la zone euro pour qu'il puisse se refinancer auprès de la Banque centrale européenne, aurait été abandonnée samedi, selon le ministre des finances néerlandais. Une réunion entre Merkel et Sarkozy doit avoir lieu dans la soirée.
Publié le 22/10/2011
"Les Français ne bougent pas d'un iota" se plaint Merkel
Les divergences entre la France et l'Allemagne inquiètent avant le sommet européen pour résoudre la crise de la dette européenne, dimanche. Berlin essayaient vendredi de faire pencher la balance de son coté.
Publié le 21/10/2011
Zone euro : Berlin et Paris peinent à s'entendre
Après une première rencontre mercredi soir, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy doivent donc se retrouver samedi à la veille du sommet européen pour préparer une "réponse globale et ambitieuse" à la crise... et prévoient déjà un autre sommet mercredi.
Publié le 20/10/2011
Crise européenne : Sarkozy discret à Francfort, rien n'a filtré
Le président de la République s'est rendu à Francfort mercredi pour faire avancer un accord sur le règlement de crise de la zone euro. Nicolas Sarkozy a quitté la séance de discussions avec Angela Merkel et d'autres responsables politiques sans faire de commentaire sur son contenu.
Publié le 19/10/2011
Grèce : manifestations monstre, le projet de loi de rigueur adopté
Le projet de loi sur les nouvelles mesures d'austérité en Grèce, vivement contesté dans la rue mercredi, a été adopté dans la soirée par le Parlement lors d'un premier vote "sur le principe". Un second vote définitif sur les articles et sur l'ensemble du projet de loi est prévu jeudi soir.
Publié le 19/10/2011
La Grèce sous tension avant "la mère de toutes les grèves"
Alors que le gouvernement grec compte voter des nouvelles mesures d'austérité exigées par l'Union européenne, la Grèce se prépare à vivre 48 heures de grève générale. Sur fond d'extrême tension sociale dans un pays déjà exsangue.
Publié le 19/10/2011
Sommet européen : Sarkozy dramatise, Merkel relativise
Nicolas Sarkozy et François Fillon ont donné un ton dramatique, mardi, aux prochains rendez-vous internationaux : le conseil européen de dimanche sur la crise de la zone euro et le G20 de début novembre.
Publié le 18/10/2011
Grèce et zone euro : début d'un week-end marathon
Le sommet européen qui a débuté ce vendredi à Bruxelles sera marqué par les divergences entre Paris et Berlin sur le rôle du fonds de secours européen. Dimanche, lors du sommet des chefs d'Etat, c'est même la récession possible de l'Europe qui est en jeu.
Publié le 21/10/2011
Depuis des semaines, le président français répète pourtant à l'envi ce même message. De Bruxelles à Cannes, à ses collègues chefs d'Etat et de gouvernement ou face à la presse. "Il faut renforcer la convergence des politiques économiques dans la zone euro". Il y a quinze jours à la télévision, Nicolas Sarkozy avait un peu plus précisé sa pensée. "Je pense qu'il n'y a pas assez d'intégration économique dans la zone euro, les 17, et qu'il y a trop d'intégration dans l'Union européenne des 27 qui va d'ailleurs s'élargir". Et mardi à Strasbourg devant un parterre d'étudiants, il a franchi le pas en détaillant sa vision d'une nécessaire Europe à deux vitesses. "Nous sommes 27, il faut à l'évidence qu'on s'ouvre à terme aux Balkans. On sera 32, 33, 34, j'imagine que personne ne pense que le fédéralisme, l'intégration totale c'est possible à 33, 34, 35 pays", a-t-il dit, ajoutant : "il y aura deux vitesses européennes, une vitesse vers davantage d'intégration dans la zone euro et une vitesse confédérale dans l'Union européenne".
Rétropédalage à Berlin et à Paris
A l'Elysée, on évoque en petit comité l'éclosion, autour de la zone euro, d'une Europe s'occupant "de politique au sens large et de sécurité" et incluant l'Europe du Nord, des Balkans, du Caucase, la Russie et... la Turquie. Même si Nicolas Sarkozy s'est gardé d'aller aussi loin en public, sa plaidoirie pour l'intégration économique de la zone euro nourrit déjà le courroux des pays de l'UE qui n'en sont pas membres. D'autant plus qu'elle est aussi relayée en Allemagne où le ministre des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, agitait mercredi l'idée de négociations "différenciées" sur d'éventuels changements des traités européens.
Récemment à l'origine d'un vif échange entre Nicolas Sarkozy et le Premier ministre britannique, David Cameron, cette perspective irrite Londres. "L'Europe est plus forte lorsqu'elle avance en un seul convoi plutôt qu'en caravanes séparées", a résumé mercredi le vice-Premier ministre, Nick Clegg. Inquiet que ce projet ne renforce le pouvoir des Etats au détriment de celui des institutions européennes, le président de sa Commission, José Manuel Barroso, est sorti mercredi de sa réserve pour mettre en garde contre le projet d'une "Union divisée" qui, a-t-il dit, "ne marchera pas".
Jeudi, Berlin et Paris ont donc été contraints de démentir toute réflexion en cours sur une zone euro à taille réduite. "L'Allemagne a depuis des mois (...) un seul objectif qui est de stabiliser la zone euro dans sa forme actuelle", a assuré la chancelière Angela Merkel. Même tonalité à Paris, où cette hypothèse était jugée franchement fantaisiste. La suite de ce débat est déjà programmée pour le sommet européen de décembre, où le président du Conseil, Herman Van Rompuy, doit exposer ses propositions pour améliorer la gouvernance économique de l'Europe des 27 et de celle des 17. Jeudi, la commission a prévenu que ces changements ne se feraient pas "au détriment" des Etats non membres de la zone euro.
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