Sommet : clash avec les Britanniques, accord à 17... ou plus

Par A.C., le 09 décembre 2011 à 06h42 , mis à jour le 09 décembre 2011 à 13h37

Dossier : Crise financière

Le sommet européen de crise a tourné à l'affrontement avec la Grande-Bretagne et échoué vendredi matin à accoucher d'une révision du traité de l'UE à 27 pays pour renforcer la discipline budgétaire de la zone euro, qui du coup ira seule de l'avant pour adopter de nouvelles règles.

[Expiré] cameron david sommet bruxelles © AFP/P. FEFERBERG

Pas de traité à 27, la zone euro avancera avec qui voudra...
  • Accord de principe sur une "règle d'or" pour la zone euro

    Les Européens sont tombés d'accord jeudi sur les grandes lignes d'un pacte pour renforcer la discipline budgétaire de la zone euro. Le texte final doit être peaufiné avant d'être soumis aux ministres des Finances, puis aux chefs d'Etat et de gouvernement qui se retrouvent à Bruxelles le 29 janvier.

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  • L'Union européenne lance un appel mondial pour renflouer le FMI

    Les ministres européens des Finances ont appelé, lundi, le reste du monde à "augmenter les ressources" du Fonds monétaire international. Objectif : donner à l'instance les moyens de soutenir la zone euro. Parmi les pays non membres la zone monétaire, le Danemark, la République Tchèque, la Suède et la Pologne ont déjà donné leur accord.

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  • Les Bourses pas convaincues par l'accord européen

    Les marchés financiers européens et américain ont terminé en forte baisse lundi, prudents face à la menace des agences de notation qui plane sur la zone euro et dubitatifs quant à l'efficacité des mesures issues du dernier sommet européen.

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  • Moody's garde un oeil sur les pays de la zone euro

    L'agence de notation américaine a annoncé, lundi, qu'elle réexaminerait les notes souveraines des pays de la zone euro et de l'Union européenne au cours du premier trimestre 2012. En cause : l'absence de "mesures décisives pour stabiliser les marchés à court terme".

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  • Standard & Poor's : et maintenant, les assureurs

    L'agence de notation financière Standard and Poor's (S&P) a annoncé vendredi qu'elle envisageait d'abaisser la note de la dette de 15 assureurs européens, dans la foulée de son possible abaissement des notes de 15 pays de la zone euro.

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  • Sommet européen : "On ne soigne pas la maladie"

    INTERVIEW-Pour Benjamin Carton, économiste au CEPII, les annonces faites dans la nuit de jeudi à vendredi ne règlent pas la crise de la zone euro. Seule la BCE peut le faire à l'heure actuelle. Retour sur les différents points de ce sommet.

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  • Zone euro : les enjeux du troisième sommet "de la dernière chance"

    Les chefs de gouvernement changent, les thèmes du débat aussi, mais l'enjeu reste le même : sauver la zone euro. Après le sommet entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel lundi, voici ce dont parleront nos dirigeants européens jeudi soir.

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  • Les besoins en fonds propres des banques revues à la hausse

    Les banques européennes vont devoir se recapitaliser non pas à hauteur de 106 milliards d'euros comme calculé en octobre mais de 114,7 milliards selon les derniers calculs de l'Autorité bancaire européenne. Jeudi, la Banque centrale européenne a allégé ses conditions de prêt aux banques.

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  • S&P n'envisage pas de scénario d'éclatement de la zone euro

    Après avoir menacé lundi d'abaisser la note de 15 pays de la zone euro, l'agence de notation précise jeudi que l'éclatement de la zone euro n'est "pas du tout" un scénario considéré aujourd'hui.

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  • Après les pays, S&P menace l'Union européenne et ses banques

    Standard & Poor's a annoncé mercredi qu'elle avait placé la note 'AAA' de l'Union européenne sous surveillance avec implication négative. L'agence a également dit qu'elle pourrait déclasser la note de certaines banques de la zone euro, dont BNP-Paribas. Paris et l'Ile-de-France sont également dans le viseur de S&P.

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  • Pressions américaines et pessimisme allemand avant le sommet européen

    Par la voix de son secrétaire d'Etat au Trésor, les Etats-Unis ont maintenu mercredi la pression sur l'Europe pour qu'elle endigue sa crise de la dette. L'Allemagne s'est dite "pessimiste". Nicolas Sarkozy a estimé que le risque "d'explosion" de l'UE restait réel si aucune décision n'était prise.

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  • Après la zone euro, S&P avertit le Fonds de secours européen

    Déjà lundi soir, l'agence avait placé sous surveillance négative quinze pays de la zone euro, dont les six qui disposent encore du triple A. La France, principale menacée par S&P, n'a pas à s'inquiéter assure cependant Fitch.

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  • Zone euro sous surveillance, la note française dégradée de 2 crans ?

    Standard & Poor's a annoncé lundi soir une mise sous surveillance avec implication négative des six pays "AAA" de la zone euro, dont la France et l'Allemagne. La France pourrait in fine être le seul pays à voir sa note abaissée de 2 crans.

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  • Paris et Berlin d'accord pour un nouveau traité européen en mars

    Lors d'une conférence de presse à l'Elysée lundi, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont annoncé s'être mis d'accord sur un nouveau traité européen, si possible à 27, mais si besoin à 17.

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  • Zone euro : il n'y aura "pas de seconde chance" prévient Sarkozy

    Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE ont entamé jeudi soir à Bruxelles un sommet crucial pour tenter de trouver des solutions à court et long terme à la crise de la dette qui menace la survie de la zone euro.

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  • Crise de l'euro : à quoi sert la Banque centrale européenne ?

    La France n'a pas réussi à faire plier l'Allemagne jeudi sur le rôle de la Banque centrale européenne face à la crise. Paris défend une intervention plus grande de l'institution, ce que refuse toujours Berlin. Un blocage lié aux fondements même de la BCE.

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  • Van Rompuy ouvre la voie aux Euro-obligations

    Dans un rapport soumis aux 27, le Président de l'Union Européenne propose d'évoluer vers "l'émission en commun de dette". Il y présente aussi le projet à long terme d'euro-obligations, rejetées pour l'instant par Berlin.

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  • La zone euro sous surveillance négative de S&P : et si c'était une bonne chose ?

    DECRYPTAGE - Si l'agence de notation Standard & Poor's met tous les pays européens dans le même panier, c'est pour donner comme message : "vous ne vous en sortirez qu'ensemble", analyse Emmanuel Kessler de LCI.

    Publié le 06/12/2011 La zone euro sous surveillance négative de S&P : et si c'était une bonne chose ?
  • Merkel : "la stabilité de la zone euro incombe à la BCE"

    Lors de son discours devant la Bundestag, la chancelière allemande a tenu à souligner les "avancées sérieuses accomplies pour une union européenne de stabilité". Angela Merkel a reconnu cependant qu'il reste encore "des difficultés.

    Publié le 02/12/2011 Merkel : "la stabilité de la zone euro incombe à la BCE"
  • Comment sauver la zone euro ?

    Les ministres des finances de la zone euro se réunissent mardi à Bruxelles pour étudier le fonds européen de stabilité financière et l'enventuelle réforme du pacte de stabilité.

    Publié le 29/11/2011 Comment sauver la zone euro ?
Plus d'infos

Après plus de dix heures d'intenses négociations, les dirigeants européens réunis dans le cadre d'un sommet à Bruxelles n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur un changement du traité de l'Union européenne dans son ensemble pour réformer la zone euro, celui-ci nécessitant l'approbation des 27 pays membres. La zone euro ira donc seule de l'avant pour adopter de nouvelles règles, avec les autres pays n'ayant pas adopté l'euro mais se montrant  intéressés comme la Pologne qui devrait à terme adopter la monnaie commune. Au final, cet accord pourrait tout de même rassembler 25 ou 26 pays de l'UE.

Voici les principales mesures:

UNION DE LA STABILITE BUDGETAIRE 
Les 17 pays ayant l'euro comme monnaie veulent aller vers une "Union de la stabilité budgétaire", avec "une gouvernance renforcée pour stimuler la discipline budgétaire" mais aussi "une croissance plus forte, une compétitivité accrue et la cohésion sociale".

REGLE D'OR 
Chaque Etat de la zone euro s'engage à adopter une "nouvelle règle budgétaire", baptisée en France "règle d'or". Cette disposition doit être introduite dans la Constitution des pays, ou à un niveau juridique équivalent. Pour l'instant, seules l'Allemagne et l'Espagne ont adopté une telle règle. Les principes doivent être communs: "les budgets généraux des administrations publiques doivent être à l'équilibre ou en excédent". Dans les faits, les Etats peuvent avoir un "déficit structurel annuel", c'est-à-dire sans tenir compte des effets de la conjoncture économique, "ne dépassant pas 0,5% du produit intérieur brut (PIB)". A titre de comparaison, la "règle d'or" allemande autorise un déficit structurel maximal de 0,35% du PIB à compter de 2016. La Cour européenne de justice (CEJ) aura autorité pour vérifier que la règle budgétaire adoptée par chaque pays correspond bien aux principes édictés par la Commission européenne. Bruxelles proposera aussi un calendrier aux Etats pour qu'ils convergent vers l'équilibre budgétaire. Les gouvernements visés par une procédure pour déficits excessifs devront présenter un programme de réformes structurelles qui sera mis en place sous la surveillance de la Commission et du Conseil européens.

SANCTIONS 
Les sanctions pour les Etats dont le déficit excède le plafond autorisé de 3% du PIB, ou dont la dette enfle trop, seront plus systématiques. Ces sanctions, proposées par la Commission, seront "automatiques à moins qu'une majorité qualifiée d'Etats membres de la zone euro s'y oppose". Jusqu'ici, il suffisait d'une majorité simple pour stopper les sanctions.

BUDGETS
Les propositions de Bruxelles visant à renforcer la surveillance sur les budgets nationaux, y compris au stade de leur préparation, seront "examinées rapidement" par les gouvernements. "Si la Commission identifie des violations particulièrement graves du Pacte de stabilité et de croissance, elle demandera un projet de budget révisé".

Pourquoi Cameron dit non 
A l'origine de cet épilogue relativement prévisible: les exigences demandées par la Grande-Bretagne, en échange de son feu vert, qui ont créé des tensions et donné lieu à des "moments virils" dans les négociations, selon un diplomate. Soucieux de composer avec la frange eurosceptique de son parti, le Premier ministre britannique conservateur David Cameron a menacé d'opposer son veto et a réclamé des concessions en ce qui concerne la surveillance du secteur financier national. Des demandes jugées excessives par ses partenaires. L'idée était pour Londres de protéger la City, son centre financier, soumis à une régulation paneuropéenne de plus en plus intense depuis la crise de 2008. (Voir la vidéo: Pourquoi la Grande-Bretagne a dit non?)

Merkel et Sarkozy satisfaits malgré tout
"C'est un sommet qui fera date", a cependant déclaré le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy. "Nous aurions préféré une réforme des traités à 27, cela n'a pas été possible compte tenu de la position de nos amis britanniques. Ce sera un traité intergouvernemental à 17, ouvert aux autres", a-t-il ajouté. Outre la Grande-Bretagne, la Hongrie ne veut pas signer ce traité. Les dirigeants suédois et tchèques ont fait savoir qu'ils devaient quant à eux consulter leurs parlements ou leurs partenaires de gouvernement. La chancelière allemande Angela Merkel a  estimé que le sommet avait abouti à un  "bon résultat" qui doit permettre à l'euro de regagner sa "crédibilité". De son côté, David Cameron a jugé que refuser la révision du traité était une "décision difficile mais bonne" pour le Royaume-Uni. Mais l'affrontement avec les Britanniques risque de laisser des traces en  Europe, ancrant l'idée d'un continent fonctionnant à plusieurs vitesses. Ce scénario inquiète depuis le départ les présidents de l'UE, Herman Van Rompuy, et de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ainsi que de  nombreux pays non membres de l'Union monétaire. (Voir la vidéo: Sarkozy : "nous aurions préféré un accord à 27")

Traité en mars, pas de référendum
Selon Nicolas Sarkozy, les institutions actuelles de l'Union européenne pourront être utilisées dans ce nouveau traité, qui sera rédigé d'ici mars et ne devra pas obligatoirement faire l'objet d'un référendum dans les pays qui le signeront.

Le FESF sera géré par la BCE
La Banque centrale européenne (BCE) sera chargée de gérer l'actuel Fonds de secours de la zone euro (FESF) et le futur Mécanisme européen de stabilité (MES) appelé à lui succéder en 2012, a annoncé Nicolas Sarkozy. Cette décision avait été prise sur proposition du président de la BCE. "C'est pour nous une grande satisfaction et c'est un élément de plus qui  renforcera la confiance dans ce Fonds", a également souligné le président français. Cette décision intervient alors que le fonds de secours actuel, temporaire,  le FESF, traverse une passe difficile. Il devait à l'origine voir sa force de frappe démultipliée pour passer de 250 milliards d'euros à 1.000 milliards d'euros. Mais cet objectif a été revu nettement en baisse, en raison du peu  d'appétit des investisseurs pour la zone euro. Du coup, les pays européens cherchent d'autres voies. Toute l'attention se tourne à présent vers son successeur, le MES, qui aura  une capacité de prêts de 500 milliards d'euros. Les dirigeants européens ont  décidé d'avancer son entrée en activité d'un an, en juillet 2012. Mais aucun accord n'a été trouvé pour augmenter ses ressources. Et un projet qui visait à le doter d'une licence bancaire pour qu'il puisse  avoir un jour accès au guichet illimité de la BCE a été abandonné en raison de l'opposition de l'Allemagne lors du sommet.

La zone euro envisage de renflouer le FMI pour les futures crises
Les Etats de la zone euro envisagent de renflouer le Fonds monétaire international (FMI) à hauteur de 200 milliards  d'euros, selon Nicolas Sarkozy. Cet argent devra servir ensuite à soutenir des pays fragiles de l'Union monétaire. La directrice générale du FMI Christine Lagarde a expliqué que la confirmation de ces 200 milliards d'euros devait "intervenir sous une dizaine de jours". Elle a salué "un paquet qui va clairement dans la bonne direction",  évoquant aussi la discipline budgétaire accrue et l'accélération de la mise en  place du futur fonds de secours permanent de la zone euro. De son côté, Angela Merkel a expliqué que le FMI  serait renfloué par des "prêts bilatéraux" des Etats européens. Selon elle, il s'agit d'"apporter une sécurité supplémentaire pour l'euro avec l'aide d'autres pays non membres de l'Union monétaire". L'idée est de doter l'institution financière internationale des fonds suffisants pour venir en aide, si besoin, à des grandes économies comme l'Italie ou l'Espagne. La nécessité d'accroître les ressources du FMI s'est imposée ces dernières semaines face à l'incapacité des Européens à renforcer suffisamment leur propre  fonds de secours censé stopper la crise de la dette. Mais les Etats-Unis étant hostiles à une augmentation générale des ressources, la voie privilégiée est  celle de contributions volontaires bilatérales. La zone euro espère que les grandes puissances émergentes comme la Chine ou  le Brésil participeront aussi à l'effort.

Pas d'accord sur des euros-obligations
Les Etats de la zone euro n'ont pu se  mettre d'accord pour ouvrir la porte, même dans un avenir lointain, à  des euro-obligations pour mutualiser leurs dettes, a déclaré le président de  l'Union européenne Herman Van Rompuy. Toutefois, "les Etats membres de la zone euro ont donné mandat" aux dirigeants des institutions européennes "de poursuivre nos travaux sur  l'intégration budgétaire" et "la mutualisation de la dette", a-t-il ajouté. Les euro-obligations, ou eurobonds, sont jugés par de nombreux économistes comme une des seules mesures susceptibles de calmer les marchés. Herman Van  Rompuy et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso avaient proposé d'ouvrir la porte à leur mise en place, même à l'avenir, mais l'Allemagne y était résolument opposée. Berlin a aussi obtenu le retrait d'une autre mesure qui figurait dans un  projet de déclaration finale: l'octroi au fonds de secours financier de la zone euro d'un statut d'"établissement de crédit", qui lui aurait permis de démultiplier ses capacités d'intervention via le guichet de la Banque centrale européenne (BCE). Le fonds de secours n'aura pas une telle licence bancaire, a affirmé Nicolas Sarkozy, qui a plaidé en vain en ce sens ces  dernières semaines.

Régle d'or: on en reparle après la présidentielle

Nicolas Sarkozy a semblé définitivement écarter vendredi l'idée, un temps envisagée, de faire adopter en France avant l'élection présidentielle de mai 2012 la "règle d'or" que doivent adopter  l'essentiel des pays européens après l'accord arraché dans la nuit à Bruxelles. "Laissons passer l'élection présidentielle puisqu'il semble qu'il n'y ait  pas un consensus en France", a déclaré le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse au terme de la première journée d'un sommet européen. "Cette règle d'or sera intégrée dans la Constitution de chacun des Etats  membres, c'est une règle qui s'imposera à chacun d'entre nous", a-t-il ajouté. "J'ai déjà dit ce que je pensais d'une certain nombre de forces politiques, notamment les socialistes allemands ou les socialistes espagnols, deux partis  socialistes qui ont fait leur la règle d'or", a répété M. Sarkozy. Cette règle d'or de retour à l'équilibre budgétaire divise depuis de  longs mois en France la droite et la gauche, qui refuse de voter la proposition  du gouvernement de l'intégrer dans la Constitution parce qu'elle la considère  comme un "piège" lancé par la droite à quelques mois de la présidentielle. Les voix d'une partie des députés et sénateurs socialistes sont  indispensables pour faire adopter cette mesure à la majorité qualifiée des  trois cinquièmes du Parlement réuni en Congrès.

 

Par A.C. le 09 décembre 2011 à 06:42
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94 Commentaires

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  • hboinay, le 10/12/2011 à 17h49

    Non, plutot un accord pour commencer a etudier les possibilites d'un nouvel accord qui nous permettrait d'etudier les possibilites de parvenir a un accord qui nous permettrait eventuellement d'appliquer Maastricht... Comme d'hab

  • hboinay, le 10/12/2011 à 17h41

    Le probleme, c'est que les banques les plus exposees a la dette des PIIGS sont les banques... francaises... Toutes les banques anglaises ou raisonnables se sont deja retires de leurs avoirs en Euros... Alors, on rit encore?

  • Guillaume , le 09/12/2011 à 20h43

    Pas de referendum, bah non, pourquoi demanderait-on l'avis des peuples. Comme pour les gosses, papa-maman décident pour nous.

  • nicenew, le 09/12/2011 à 19h38

    Je vis en Angleterre et je suis content que l'on se soit pas passé à l'Euro, ça m'est beaucoup plus avantageux.

  • blue321, le 09/12/2011 à 17h10

    Beaucoup de commentaires contre les anglais apparemment, malheureusement vous vous trompez c'est eux qui ont raison. Nous nous allons perdre notre souveraineté, l'Europe n'est même pas une démocratie. Qui sont ces barroso et von rompuy qui nous dirigent mais qui n'ont pas été élue par le peuple ... les leçons d'histoire s'oublient vite apparement, nous aurons l'air fin quand nous aurons retrouvés la relative stabilité financière que nous avions avant mais en ayant donné tout pouvoir à des personnes peu scrupuleuses et nous n'aurons même plus la possibilité de revenir en arrière nous serons pieds et mains liés ...

  • robert.13, le 09/12/2011 à 16h02

    L'erreur du Président Pompidou d'avoir fait entrer la Grande Bretagne dans la CEE produit pleinement ses effets aujourd'hui. Nous aurions du suivre l'avis du Général de Gaulle et ne jamais laisser entrer "La Perfide Albion" dans l'Europe. La chance serait qu'ils en sortent définitivement.

  • j.bon, le 09/12/2011 à 14h04

    C'est vrai que les résultats de la droite sont flamboyants !

  • j.bon, le 09/12/2011 à 14h03

    Et pourquoi nous avons nous étés obligés de l'accepter cet euro?

  • ocykath, le 09/12/2011 à 13h56

    @al38240 vous n'avez manifestement rien compris de la teneur de mon propos. Peu importe les raisons de cette "dette". Quand vous pouvez créer vous même 10? et que vous souhaitez malgrès tout emprunter ces 10e, et bien vous vous endettez inutilement : dans un cas vous payez des intérêts, dans l'autre non. Si les états possédaient tjs leur droit de battre monnaie, on n'en serait pas là !

  • barrny, le 09/12/2011 à 13h56

    Urbacircus: vous connaissez mal le tissu économique britannique...

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