© AFPTF1News : Comme l'avaient proposé Angela Merkel et Nicolas Sarkozy lundi, le mécanisme européen de solidarité (MES) remplacera le Fonds de secours européen (FESF) non pas en 2013 mais en juillet 2012. Qu'est ce que cela va changer ?
Sarkozy-Merkel : toujours un "oui, mais" allemand sur la taxe Tobin
Le couple franco-allemand souhaite se baser sur la directive de la commission européenne pour mettre en place une taxe sur les transactions financières. Il souhaite avancer sur la croissance, l'emploi et la compétitivité lors du prochain sommet européen, le 30 janvier.
Publié le 09/01/2012
L'euro fait grise mine
L'euro a brusquement décroché mercredi, chutant à son plus bas niveau par rapport au dollar depuis janvier. Par rapport au yen, il atteint un record de 10 ans.
Publié le 28/12/2011
L'Union européenne lance un appel mondial pour renflouer le FMI
Les ministres européens des Finances ont appelé, lundi, le reste du monde à "augmenter les ressources" du Fonds monétaire international. Objectif : donner à l'instance les moyens de soutenir la zone euro. Parmi les pays non membres la zone monétaire, le Danemark, la République Tchèque, la Suède et la Pologne ont déjà donné leur accord.
Publié le 19/12/2011
Economie britannique : Londres s'insurge des propos de la France
Les déclarations récentes de membres du gouvernement français sur la Grande-Bretagne sont "inacceptables", a indiqué vendredi le vice-Premier ministre britannique Nick Clegg au Premier ministre français François Fillon qui l'a appelé au téléphone.
Publié le 16/12/2011
Les Bourses pas convaincues par l'accord européen
Les marchés financiers européens et américain ont terminé en forte baisse lundi, prudents face à la menace des agences de notation qui plane sur la zone euro et dubitatifs quant à l'efficacité des mesures issues du dernier sommet européen.
Publié le 12/12/2011
Sarkozy - Hollande : désaccord sur l'accord des 26
Alors que le candidat PS promettait lundi matin de renégocier projet de traité européen s'il est élu en 2012, le président en prenait la défense, estimant que l'accord crée les conditions d'une "sortie de crise" et assurant que la France n'abandonne pas sa souveraineté.
Publié le 12/12/2011
UE : Cameron défend son "no", sans son adjoint europhile
Le Premier ministre britannique a expliqué son choix devant le Parlement britannique lundi après-midi lors d'une séance agitée. Une absence a fait jaser : celle de Nick Clegg, son vice-Premier ministre, europhile et partisan de l'accord trouvé par les 26 à Bruxelles...
Publié le 12/12/2011
Moody's garde un oeil sur les pays de la zone euro
L'agence de notation américaine a annoncé, lundi, qu'elle réexaminerait les notes souveraines des pays de la zone euro et de l'Union européenne au cours du premier trimestre 2012. En cause : l'absence de "mesures décisives pour stabiliser les marchés à court terme".
Publié le 12/12/2011
Sommet : un accord à 26 (sans le Royaume-Uni)
La zone euro pourrait voir les autres pays de l'UE, à la seule exception du Royaume-Uni, rejoindre l'accord sur le renforcement de la discipline budgétaire conclu à Bruxelles. "Nous ne sommes pas exclus" de l'Union européenne, assure Cameron.
Publié le 09/12/2011
Sommet : clash avec les Britanniques, accord à 17... ou plus
Le sommet européen de crise a tourné à l'affrontement avec la Grande-Bretagne et échoué vendredi matin à accoucher d'une révision du traité de l'UE à 27 pays pour renforcer la discipline budgétaire de la zone euro, qui du coup ira seule de l'avant pour adopter de nouvelles règles.
Publié le 09/12/2011
Zone euro : il n'y aura "pas de seconde chance" prévient Sarkozy
Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE ont entamé jeudi soir à Bruxelles un sommet crucial pour tenter de trouver des solutions à court et long terme à la crise de la dette qui menace la survie de la zone euro.
Publié le 08/12/2011
Zone euro : les enjeux du troisième sommet "de la dernière chance"
Les chefs de gouvernement changent, les thèmes du débat aussi, mais l'enjeu reste le même : sauver la zone euro. Après le sommet entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel lundi, voici ce dont parleront nos dirigeants européens jeudi soir.
Publié le 07/12/2011
Paris et Berlin d'accord pour un nouveau traité européen en mars
Lors d'une conférence de presse à l'Elysée lundi, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont annoncé s'être mis d'accord sur un nouveau traité européen, si possible à 27, mais si besoin à 17.
Publié le 05/12/2011
Zone euro : sur quoi portent les négociations au juste ?
Traités, rigueur budgétaire, pacte de stabilité... De nouveaux enjeux sont débattus avant le prochain sommet européen "de la dernière chance", les 8 et 9 décembre. De quoi parle-t-on ?
Publié le 02/12/2011
Crise de la dette : les banques centrales volent au secours de la zone euro
Les principales banques centrales mondiales ont uni leurs forces mercredi pour offrir un peu d'oxygène à la zone euro et à son secteur bancaire qui menace de se gripper à cause de la crise de la dette. Les Bourses européennes ont clôturé en forte hausse, dopées par cette annonce.
Publié le 30/11/2011
Un plan d'aide pour l'Italie ? Le FMI dément, les Bourses apprécient
Le Fonds monétaire international a démenti lundi l'existence de discussions avec les autorités italiennes concernant un plan de secours pour la péninsule évoqué dimanche par la presse italienne. Les Bourses ont clôturé en forte hausse lundi.
Publié le 28/11/2011
Merkel : nous allons redonner sa "crédibilité" à l'euro
La chancelière allemande a estimé vendredi que le sommet européen sur la crise de l'euro avait abouti à un "bon résultat" qui allait permettre à l'euro de regagner sa "crédibilité".
Publié le 09/12/2011
Van Rompuy ouvre la voie aux Euro-obligations
Dans un rapport soumis aux 27, le Président de l'Union Européenne propose d'évoluer vers "l'émission en commun de dette". Il y présente aussi le projet à long terme d'euro-obligations, rejetées pour l'instant par Berlin.
Publié le 07/12/2011
La zone euro sous surveillance négative de S&P : et si c'était une bonne chose ?
DECRYPTAGE - Si l'agence de notation Standard & Poor's met tous les pays européens dans le même panier, c'est pour donner comme message : "vous ne vous en sortirez qu'ensemble", analyse Emmanuel Kessler de LCI.
Publié le 06/12/2011
Comment sauver la zone euro ?
Les ministres des finances de la zone euro se réunissent mardi à Bruxelles pour étudier le fonds européen de stabilité financière et l'enventuelle réforme du pacte de stabilité.
Publié le 29/11/2011
Crise de l'euro : à quoi sert la Banque centrale européenne ?
La France n'a pas réussi à faire plier l'Allemagne jeudi sur le rôle de la Banque centrale européenne face à la crise. Paris défend une intervention plus grande de l'institution, ce que refuse toujours Berlin. Un blocage lié aux fondements même de la BCE.
Publié le 23/11/2011
Benjamin Carton, économiste au CEPII* : Assez peu de choses. Le premier élément c'est que le MES va pérenniser le Fonds de secours européen. Or aujourd'hui, ce dernier n'est pas vraiment entré en application. Il n'y a pas de doctrine sur son rôle : il peut racheter des dettes, renflouer des Etats, peut-être des banques... tout est possible mais rien n'est précisé. Il n'a pas de mission définie. Or le MES doit avoir le même rôle. Il n'a donc pas de mission non plus.
Et il n'aura pas plus d'argent que le FESF. Il s'agit d'une accélération des réformes. Mais sur une vision à six mois, s'il y a des tensions sur les marchés, le MES ne sera pas là.
TF1News : Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi a annoncé qu'il gèrerait le FESF et le MES. Cela peut-il avoir son importance ?
Benjamin Carton : C'est une nouvelle importante. S'il prend en charge le Fonds et le mécanisme, il va en préciser la doctrine. Et la BCE est très transparente. Elle va utiliser cet outil pour la "stabilité financière", tout en précisant ce qu'on entend par "stabilité financière". Cela pourrait passer par un rachat de dettes. Mais Mario Draghi a dit qu'il ne procédera pas à des rachats pour des montants importants. Il rentre en contradiction avec le fait qu'il doive gérer un fonds dont ce serait un des buts. D'autant plus qu'il a dit que si les Etats adoptaient des règles budgétaires plus strictes, il pourrait acheter à nouveau de la dette.
TF1News : Les Européens ont également annoncé qu'ils apporteront 200 milliards d'euros au FMI. Est-ce parce qu'ils n'arrivent pas à apporter de l'argent au Fonds de sauvetage ?
Benjamin Carton : Essentiellement oui. Il y a quelque chose d'un peu curieux dans cette histoire (l'Europe qui aide le FMI qui aide l'Europe). En réalité, le FMI a une réputation d'être assez crédible lorsqu'elle aide les Etats, notamment en termes de stabilisation budgétaire. Au lieu que ce soit réalisé dans un cadre européen, on laisse cet argent sous la responsabilité d'un organisme extérieur, moins dépendant des Etats européens. Mais malgré tout, c'est un aveu d'échec.
Cet apport viendra de la BCE. Mais les raisons, les modalités, savoir si le statut du FMI le permet n'est pas détaillé. Faire de la politique ce n'est pas juste des intentions.
TF1News : Concernant la mise en place de l'union budgétaire, allons-nous vers une plus grande intégration européenne ?
Benjamin Carton : La révision des traités vise à pallier les manques du pacte de stabilité adopté en 1997. Ce pacte est inopérant parce qu'il n'a pas conduit les Etats à avoir une politique budgétaire soutenable. Les Etats ont fait attention avant l'adoption de l'euro, et dès qu'il était en circulation, ils ont repris leurs habitudes d'avant.
Aujourd'hui les traités visent à renforcer un pacte de stabilité et de croissance plus contraignant. Mais il s'agit de contraintes envers des politiques nationales, on ne va pas vers une politique européenne. Il n'y a eu aucune annonce de politique coordonnée de croissance en Europe. Alors que les politiques budgétaires n'ont de sens que s'il y a des politiques de croissance coordonnées à coté. Donc on peut être sceptique sur une intégration des politiques en Europe.
TF1News : Pourquoi ce refus des euro-obligations ?
Benjamin Carton : On a une négociation avec deux parties et on veut un résultat gagnant/gagnant. D'un coté tous les pays adoptent des règles budgétaires strictes, notamment les pays qui n'avaient pas de politique budgétaire soutenable à long terme. Et de l'autre coté il y a la BCE et les pays d'Europe du nord qui disent "en échange, on créera des euro-obligations". On a une action pour une promesse, parce que ceux qui font des promesses ne sont pas crus. Rien ne dit par exemple que le gouvernement de Mario Monti restera au pouvoir en Italie dans les prochains mois. Donc rien ne dit que la promesse sera tenue. Donc on ne mène que des politiques restrictives, sans moyen de permettre la reprise de la croissance. On ne fait rien pour faire baisser les taux d'intérêt des Etats, simplement pour garder des budgets faibles.
TF1News : Finalement, peut-on dire que l'euro est (enfin) sauvé ?
Benjamin Carton : Non. Les décisions qui ont été prises ne règlent rien. Le problème ce n'est pas l'euro mais les taux des dettes publiques. Les décisions prises n'auront aucun effet puisqu'on ne soigne pas la maladie. Et cette maladie c'est que les marchés ont peur. Aujourd'hui on ne peut pas dire s'ils sont rassurés, puisque juste après un sommet, les Bourses augmentent et les taux des emprunts d'Etat diminuent. Il faut voir d'ici une semaine.
Il n'y a que la BCE qui peut intervenir là-dessus. Elle le fait un peu, en rachetant des titres de dette des Etats sur les marchés. Mais si on veut comparer avec des pays analogues en termes de croissance, sur le montant de rachat des dettes publiques, la BCE fait à peu près 10 fois moins que les autres banques centrales, notamment la banque centrale anglaise.
* Centre d'études prospectives et d'informations internationales
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Sarkozy-Merkel : toujours un "oui, mais" allemand sur la taxe Tobin
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