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Sommet européen : un premier pas vers des euro-obligations ?

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le 29 juin 2012 à 13h27 , mis à jour le 29 juin 2012 à 16h33.
Temps de lecture
3min
La chancelière allemande Angela Merkel discute avec le président de la BCE Mario Draghi et le chef du gouvernement italien Mario Monti, lors du sommet européen, le 29 juin 2012.

La chancelière allemande Angela Merkel discute avec le président de la BCE Mario Draghi (à gauche) et le chef du gouvernement italien Mario Monti (à droite), lors du sommet européen, le 29 juin 2012. / Crédits : BERTRAND LANGLOIS / AFP

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ConjonctureLes 27 se sont mis d'accord dans la nuit de jeudi à vendredi pour soutenir des émissions de dette des pays en difficultés, s'ils se conforment aux critères budgétaires de la Commission européenne.

Peut-on parler d'euro-obligations ? Pas encore. Mais dans la nuit de jeudi à vendredi, les dirigeants de la zone euro ont fait un pas vers une mutualisation des dettes - un autre terme technique plus général que le mécanisme des "euro-obligations".

Concrètement, qu'ont-ils décidé ? Les pays ayant du mal à se financer sur les marchés pourront faire appel au Mécanisme européen de stabilité (MES), qui doit être effectif début juillet. Ce fonds pourra acheter les obligations - les titres de dettes - directement lors de leur émission, selon les premiers éléments fournis par les dirigeants européens.

Le MES devra, avant d'acheter ces dettes, émettre lui-même des titres de dette sur les marchés. Mais plus sûr que les pays en difficulté, il pourra donc emprunter à des taux inférieurs. Et refinancer ceux qui n'y arrivent plus. L'Espagne et l'Italie, qui se voient proposer aujourd'hui des taux élevés et parfois à la limite du supportable lors de leurs émissions de dette, étaient les deux pays intéressés par cette proposition.

Impossible donc de parler d'euro-obligations, dont la définition est la mise en commun des dettes de tous les Etats de la zone euro  pour une émission commune. "Ma position sur les euro-obligations n'a pas changé", a répété la chancelière allemande Angela Merkel, vendredi midi. Mais il s'agit bien d'un pas en avant vers une mutualisation des dettes.

Contreparties

Face à une telle avancée, essentiellement poussée par l'Espagne et l'Italie, l'Allemagne a obtenu des concessions. Ce soutien ne pourra pas être fourni aux pays ne respectant pas les recommandations de la Commission européenne et leurs engagements en termes d'assainissement des finances publiques. Angela Merkel a également affirmé que les Etats ainsi aidés seraient placés sous surveillance de la troïka Fond monétaire international - Commission européenne - Banque centrale européenne. Comme les pays (Grèce, Irlande, Portugal et bientôt Chypre) ayant reçus une aide européenne.

Une information démentie par le chef du gouvernement italien Mario Monti, qui s'est targué d'avoir obtenu qu'il n'y ait ni programme ni troïka en échange de ce soutien. Les modalités restent à définir, a indiqué une source européenne.

> Pour lire tout ce qui a été dit lors de ce sommet, rendez-vous sur notre article Sommet : Merkel justifie le compromis, Hollande se félicite  

Commenter cet article

  • mcg35 : @kosotto1 - Pas si vite! ... Le bilan de Monsieur Sarkozy et de ses Gouvernements a été TRES MAL expliqué et TRES MAL défendu avant et pendant les campagnes électorales (Présidentielles et Législatives). A la même période, notamment grâce aux Primaires habilement menées, le PS occcupait les médias et faisait son petit bonhomme de chemin, conforté par un anti-sarkozisme primaire qu'il aurait fallu démonter point par point (Fouquet's, semaine de croisière, soit-disant augmentation du salaire du Président, Rolex, Ray Ban, "Insultes" au peuple, et j'en passe). Il y a certainement là, une erreur indéniable de commuincation, à étudier et à corriger d'urgence si la Droite veut progresser. Les gens n'acceptent plus d'être ballottés comme des pions, ils veulent comprendre. Avis aux communicants!

    Le 30/06/2012 à 12h18
  • kosotto1 : Ce qu'il y a de sûr avec les umpistes c'est que leurs avis sont totalement insignifiants et je vais même me payer le luxe de leur dire pourquoi. En fait ils n'ont strictement rien à défendre. Prenez le cas des fonctionnaires qu'à longueur de forum ils assimilent à des "assistés" et bien voilà qu'aujourd'hui (parce que Hollande veut en supprimer dans certains ministères) ils vont les défendre bec et ongles, et deviennent tout à coup indispensables à leur survie (y compris ceux du Trésor : lisez les commentaires) ! Prenons encore l'augmentation du SMIC de 0,6% qui a déclenché chez eux un tsunami ! Elle a aussi été critiquée par le Front de Gauche, ce qui me paraît normal puisque celui-ci défendait un SMIC à 1700 euros. Mais nos amis umpistes auraient tout autant critiqué un SMIC à 1700 euro qu'une augmentation de 3% ou de 5% ou en l'occurrence de 0,6%, voire même de 0%. Pareil pour l'Europe, après avoir pris fait et cause pour Mme Merkel et son austérié, voici qu'aujourd'hui ils félicitent Rajoy et Monti : c'est pourquoi leur avis est totalement insignifiant. Ils n'ont STRICTEMENT RIEN à défendre !

    Le 30/06/2012 à 07h50
  • beautemps77 : Suis perplexe , il y a certainement eu 2 sommets car Votre président n'a rien obtenu au sommet officiel de Bruxelles peut-être au vôtre oui ....................

    Le 29/06/2012 à 21h00
  • kosotto1 : Allons matger ! un peu de patriotisme, réjouissez vous au moins pour la France, si ce n'est pour François !!!

    Le 29/06/2012 à 20h43
  • al38240 : Donc vous acceptez le plan d'austérité (efforts en langage diplomatique) qui sera injuste comme tous les plans d'austérité.

    Le 29/06/2012 à 20h40
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