Les chefs d'Etat et de gouvernement européens au conseil européen à Bruxelles, le 9 décembre 2011. © LCI
Sarkozy-Merkel : toujours un "oui, mais" allemand sur la taxe Tobin
Le couple franco-allemand souhaite se baser sur la directive de la commission européenne pour mettre en place une taxe sur les transactions financières. Il souhaite avancer sur la croissance, l'emploi et la compétitivité lors du prochain sommet européen, le 30 janvier.
Publié le 09/01/2012
L'Union européenne lance un appel mondial pour renflouer le FMI
Les ministres européens des Finances ont appelé, lundi, le reste du monde à "augmenter les ressources" du Fonds monétaire international. Objectif : donner à l'instance les moyens de soutenir la zone euro. Parmi les pays non membres la zone monétaire, le Danemark, la République Tchèque, la Suède et la Pologne ont déjà donné leur accord.
Publié le 19/12/2011
Economie britannique : Londres s'insurge des propos de la France
Les déclarations récentes de membres du gouvernement français sur la Grande-Bretagne sont "inacceptables", a indiqué vendredi le vice-Premier ministre britannique Nick Clegg au Premier ministre français François Fillon qui l'a appelé au téléphone.
Publié le 16/12/2011
Les Bourses pas convaincues par l'accord européen
Les marchés financiers européens et américain ont terminé en forte baisse lundi, prudents face à la menace des agences de notation qui plane sur la zone euro et dubitatifs quant à l'efficacité des mesures issues du dernier sommet européen.
Publié le 12/12/2011
Sarkozy - Hollande : désaccord sur l'accord des 26
Alors que le candidat PS promettait lundi matin de renégocier projet de traité européen s'il est élu en 2012, le président en prenait la défense, estimant que l'accord crée les conditions d'une "sortie de crise" et assurant que la France n'abandonne pas sa souveraineté.
Publié le 12/12/2011
UE : Cameron défend son "no", sans son adjoint europhile
Le Premier ministre britannique a expliqué son choix devant le Parlement britannique lundi après-midi lors d'une séance agitée. Une absence a fait jaser : celle de Nick Clegg, son vice-Premier ministre, europhile et partisan de l'accord trouvé par les 26 à Bruxelles...
Publié le 12/12/2011
Moody's garde un oeil sur les pays de la zone euro
L'agence de notation américaine a annoncé, lundi, qu'elle réexaminerait les notes souveraines des pays de la zone euro et de l'Union européenne au cours du premier trimestre 2012. En cause : l'absence de "mesures décisives pour stabiliser les marchés à court terme".
Publié le 12/12/2011
Standard & Poor's : et maintenant, les assureurs
L'agence de notation financière Standard and Poor's (S&P) a annoncé vendredi qu'elle envisageait d'abaisser la note de la dette de 15 assureurs européens, dans la foulée de son possible abaissement des notes de 15 pays de la zone euro.
Publié le 09/12/2011
Sommet européen : "On ne soigne pas la maladie"
INTERVIEW-Pour Benjamin Carton, économiste au CEPII, les annonces faites dans la nuit de jeudi à vendredi ne règlent pas la crise de la zone euro. Seule la BCE peut le faire à l'heure actuelle. Retour sur les différents points de ce sommet.
Publié le 09/12/2011
Zone euro : les enjeux du troisième sommet "de la dernière chance"
Les chefs de gouvernement changent, les thèmes du débat aussi, mais l'enjeu reste le même : sauver la zone euro. Après le sommet entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel lundi, voici ce dont parleront nos dirigeants européens jeudi soir.
Publié le 07/12/2011
Les besoins en fonds propres des banques revues à la hausse
Les banques européennes vont devoir se recapitaliser non pas à hauteur de 106 milliards d'euros comme calculé en octobre mais de 114,7 milliards selon les derniers calculs de l'Autorité bancaire européenne. Jeudi, la Banque centrale européenne a allégé ses conditions de prêt aux banques.
Publié le 08/12/2011
S&P n'envisage pas de scénario d'éclatement de la zone euro
Après avoir menacé lundi d'abaisser la note de 15 pays de la zone euro, l'agence de notation précise jeudi que l'éclatement de la zone euro n'est "pas du tout" un scénario considéré aujourd'hui.
Publié le 08/12/2011
Après les pays, S&P menace l'Union européenne et ses banques
Standard & Poor's a annoncé mercredi qu'elle avait placé la note 'AAA' de l'Union européenne sous surveillance avec implication négative. L'agence a également dit qu'elle pourrait déclasser la note de certaines banques de la zone euro, dont BNP-Paribas. Paris et l'Ile-de-France sont également dans le viseur de S&P.
Publié le 07/12/2011
Pressions américaines et pessimisme allemand avant le sommet européen
Par la voix de son secrétaire d'Etat au Trésor, les Etats-Unis ont maintenu mercredi la pression sur l'Europe pour qu'elle endigue sa crise de la dette. L'Allemagne s'est dite "pessimiste". Nicolas Sarkozy a estimé que le risque "d'explosion" de l'UE restait réel si aucune décision n'était prise.
Publié le 07/12/2011
Après la zone euro, S&P avertit le Fonds de secours européen
Déjà lundi soir, l'agence avait placé sous surveillance négative quinze pays de la zone euro, dont les six qui disposent encore du triple A. La France, principale menacée par S&P, n'a pas à s'inquiéter assure cependant Fitch.
Publié le 06/12/2011
Zone euro sous surveillance, la note française dégradée de 2 crans ?
Standard & Poor's a annoncé lundi soir une mise sous surveillance avec implication négative des six pays "AAA" de la zone euro, dont la France et l'Allemagne. La France pourrait in fine être le seul pays à voir sa note abaissée de 2 crans.
Publié le 05/12/2011
Paris et Berlin d'accord pour un nouveau traité européen en mars
Lors d'une conférence de presse à l'Elysée lundi, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont annoncé s'être mis d'accord sur un nouveau traité européen, si possible à 27, mais si besoin à 17.
Publié le 05/12/2011
Zone euro : il n'y aura "pas de seconde chance" prévient Sarkozy
Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE ont entamé jeudi soir à Bruxelles un sommet crucial pour tenter de trouver des solutions à court et long terme à la crise de la dette qui menace la survie de la zone euro.
Publié le 08/12/2011
"Les Anglais vont voir l'Europe se faire sans eux"
François Bachy, du service politique de TF1, fait le point sur ce qui attend la zone euro et l'Union européenne après les décisions du Conseil européen du 9 décembre 2011.
Publié le 09/12/2011
L'UE avance vers la discipline budgétaire, sans le Royaume-Uni
Les Européens se sont mis d'accord vendredi pour renforcer la discipline budgétaire de la zone euro lors d'un "sommet de la dernière chance". La Grande-Bretagne a refusé la modification des traités nés des accords franco-allemands.
Publié le 09/12/2011
Sommet : vers un contrôle plus strict des budgets nationaux
Après plus de dix heures d'intenses tractations, les dirigeants européens se sont entendus sur un nouveau pacte, qui repose sur un contrôle plus strict des budgets nationaux. La règle d'or devra être intégré dans la constitution de chaque pays.
Publié le 09/12/2011
Sommet : "Cameron défend la City"
David Cameron, le premier ministre britannique, a refusé de signer vendredi le nouveau traité qui vise à durcir les règles budgétaires. Catherine Jentile, à Londres, explique les motivations du chef de gouvernement anglais.
Publié le 09/12/2011
Crise de l'euro : à quoi sert la Banque centrale européenne ?
La France n'a pas réussi à faire plier l'Allemagne jeudi sur le rôle de la Banque centrale européenne face à la crise. Paris défend une intervention plus grande de l'institution, ce que refuse toujours Berlin. Un blocage lié aux fondements même de la BCE.
Publié le 23/11/2011
Van Rompuy ouvre la voie aux Euro-obligations
Dans un rapport soumis aux 27, le Président de l'Union Européenne propose d'évoluer vers "l'émission en commun de dette". Il y présente aussi le projet à long terme d'euro-obligations, rejetées pour l'instant par Berlin.
Publié le 07/12/2011
La zone euro sous surveillance négative de S&P : et si c'était une bonne chose ?
DECRYPTAGE - Si l'agence de notation Standard & Poor's met tous les pays européens dans le même panier, c'est pour donner comme message : "vous ne vous en sortirez qu'ensemble", analyse Emmanuel Kessler de LCI.
Publié le 06/12/2011
Merkel : "la stabilité de la zone euro incombe à la BCE"
Lors de son discours devant la Bundestag, la chancelière allemande a tenu à souligner les "avancées sérieuses accomplies pour une union européenne de stabilité". Angela Merkel a reconnu cependant qu'il reste encore "des difficultés.
Publié le 02/12/2011
Comment sauver la zone euro ?
Les ministres des finances de la zone euro se réunissent mardi à Bruxelles pour étudier le fonds européen de stabilité financière et l'enventuelle réforme du pacte de stabilité.
Publié le 29/11/2011
Dans un premier temps, la Hongrie avait indiqué qu'elle ne participerait pas à cet accord. Mais "Hongrie et Royaume-Uni ne sont pas du tout sur la même ligne", a confié plus tard un diplomate hongrois s'exprimant sous couvert de l'anonymat. Le président de l'Union européenne, Herman van Rompuy, a confirmé que tous les pays envisageaient d'adhérer au traité de la zone euro sur l'intégration budgétaire sauf un. "Nous ne sommes pas exclus, nous sommes dans l'Union européenne, nous sommes un membre dirigeant du marché unique", a déclaré le Premier ministre David Cameron dans une interview télévisée à Bruxelles après le sommet européen, avant son retour à Londres.
A l'issue du sommet, Angela Merkel a remercié Sarkozy pour une coopération "qui a porté ses fruits" dans le sauvetage de l'euro. Côté français, François Baroin a salué "l'émergence d'une union de stabilité budgétaire" et un accord "de nature à créer un choc de confiance dans la zone euro". La Maison Blanche a salué elle des "signes de progrès" contre la crise de la dette en Europe.
Accord intergouvernemental en mars
Les dirigeants européens espèrent que leur décision de durcir la gestion des comptes publics pour l'Union monétaire, avec "règles d'or" dans tous les pays et sanctions quasi-automatiques, sera suffisante pour convaincre la Banque centrale européenne de faire davantage pour les aider à circonscrire l'interminable crise de la dette. Le refus britannique de participer à l'accord a empêché que celui-ci se traduise par un changement de traité qui exige l'unanimité des 27 pays membres de l'UE.
Un accord intergouvernemental sera donc bientôt signé - "d'ici mars ou plus tôt", indique le document - par les pays de l'Union monétaire et leurs alliés, mais l'affrontement avec les Britanniques à Bruxelles risque de laisser des traces. (Lire notre article: Clash avec les Britanniques).
Les marchés financiers ont réservé vendredi un accueil positif, mais sans effusion, au résultat du sommet européen, satisfaits du renforcement de la discipline budgétaire mais encore méfiants sur le manque de pare-feu immédiat à la crise. Après un début de séance poussif, les indices boursiers ont accéléré le rythme et ont terminé en nette hausse, à l'image du Dax de Francfort (+1,91%) ou du CAC 40 à Paris (2,48%). Le marché obligataire a adopé une attitude plus prudente et a évolué en ordre dispersé, même si l'Espagne et l'Italie ont vu se détendre leur taux d'emprunt. L'enthousiasme des investisseurs n'a pas été pour autant débordant, comme en témoignait la faiblesse des volumes d'échange en Bourse. Les marchés avaient anticipé des solutions politiques fortes à la crise de la dette qui menace de déstabiliser la zone euro, ce qui avait permis aux indices boursiers de rebondir fortement ces derniers temps.
Voici les principales mesures:
UNION DE LA STABILITE BUDGETAIRE
Les 17 pays ayant l'euro comme monnaie veulent aller vers une "Union de la stabilité budgétaire", avec "une gouvernance renforcée pour stimuler la discipline budgétaire" mais aussi "une croissance plus forte, une compétitivité accrue et la cohésion sociale".
REGLE D'OR
Chaque Etat de la zone euro s'engage à adopter une "nouvelle règle budgétaire", baptisée en France "règle d'or". Cette disposition doit être introduite dans la Constitution des pays, ou à un niveau juridique équivalent. Pour l'instant, seules l'Allemagne et l'Espagne ont adopté une telle règle. Les principes doivent être communs: "les budgets généraux des administrations publiques doivent être à l'équilibre ou en excédent". Dans les faits, les Etats peuvent avoir un "déficit structurel annuel", c'est-à-dire sans tenir compte des effets de la conjoncture économique, "ne dépassant pas 0,5% du produit intérieur brut (PIB)". A titre de comparaison, la "règle d'or" allemande autorise un déficit structurel maximal de 0,35% du PIB à compter de 2016. La Cour européenne de justice (CEJ) aura autorité pour vérifier que la règle budgétaire adoptée par chaque pays correspond bien aux principes édictés par la Commission européenne. Bruxelles proposera aussi un calendrier aux Etats pour qu'ils convergent vers l'équilibre budgétaire. Les gouvernements visés par une procédure pour déficits excessifs devront présenter un programme de réformes structurelles qui sera mis en place sous la surveillance de la Commission et du Conseil européens.
SANCTIONS
Les sanctions pour les Etats dont le déficit excède le plafond autorisé de 3% du PIB, ou dont la dette enfle trop, seront plus systématiques. Ces sanctions, proposées par la Commission, seront "automatiques à moins qu'une majorité qualifiée d'Etats membres de la zone euro s'y oppose". Jusqu'ici, il suffisait d'une majorité simple pour stopper les sanctions.
BUDGETS
Les propositions de Bruxelles visant à renforcer la surveillance sur les budgets nationaux, y compris au stade de leur préparation, seront "examinées rapidement" par les gouvernements. "Si la Commission identifie des violations particulièrement graves du Pacte de stabilité et de croissance, elle demandera un projet de budget révisé".
| Régle d'or: on en reparle après la présidentielle |
Nicolas Sarkozy a semblé définitivement écarter vendredi l'idée, un temps envisagée, de faire adopter en France avant l'élection présidentielle de mai 2012 la "règle d'or" que doivent adopter l'essentiel des pays européens après l'accord arraché dans la nuit à Bruxelles. "Laissons passer l'élection présidentielle puisqu'il semble qu'il n'y ait pas un consensus en France", a déclaré le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse au terme de la première journée d'un sommet européen. "Cette règle d'or sera intégrée dans la Constitution de chacun des Etats membres, c'est une règle qui s'imposera à chacun d'entre nous", a-t-il ajouté. "J'ai déjà dit ce que je pensais d'une certain nombre de forces politiques, notamment les socialistes allemands ou les socialistes espagnols, deux partis socialistes qui ont fait leur la règle d'or", a répété M. Sarkozy. Cette règle d'or de retour à l'équilibre budgétaire divise depuis de longs mois en France la droite et la gauche, qui refuse de voter la proposition du gouvernement de l'intégrer dans la Constitution parce qu'elle la considère comme un "piège" lancé par la droite à quelques mois de la présidentielle. Les voix d'une partie des députés et sénateurs socialistes sont indispensables pour faire adopter cette mesure à la majorité qualifiée des trois cinquièmes du Parlement réuni en Congrès. |
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