Bonne nouvelle pour les acheteurs, moins bonne pour les vendeurs et la conjoncture économique de la France. L'agence de notation Standard and Poor's prévoit une baisse des prix de l'immobilier dans l'hexagone de 5 à 10% en 2012, estimant qu'ils avaient trop augmenté dans un contexte de crise économique. L'économiste en chef de S&P pour l'Europe, Jean-Michel Six, a indiqué dans ne note sur "les perspectives du crédit dans le monde en 2012" que l'évolution des prix de l'immobilier en France avait été "un peu un mystère" cette année.
Immobilier : S&P prédit une baisse de 15% d'ici 2013
Selon l'agence de notation, l'octroi de nouveaux crédits pourrait chuter de 20% en 2012 par rapport à 2011. Les prix pourraient diminuer à leur niveau de 2009.
Publié le 13/04/2012
Immobilier : 2012, l'année pour investir ?
Les prix devraient diminuer ou très faiblement augmenter selon différentes prévisions. Mais les conditions d'accès à l'emprunt se durcissent, ce qui accroît la rupture entre gens solvables et non-solvables.
Publié le 06/01/2012
Les loyers baisseront-ils en 2012 ?
La réponse pourrait être positive. Déjà, à Marseille, les prix reculent note Michel Mouillart, professeur d'économie à l'Université Paris X. Et s'ils ne baissent pas, tout du moins stagneront-ils.
Publié le 02/01/2012
Course contre la montre pour endiguer la crise de la dette
Alors que l'agence Fitch, à la suite de Standard & Poor's, doute de ses capacités à résoudre la crise, la zone euro se prépare à une semaine chargée avec une réunion de ses ministres des Finances pour discuter de l'augmentation des ressources du FMI, et des négociations sur son "pacte budgétaire".
Publié le 19/12/2011
Menace sur le triple A français : l'étau se resserre
Alors que le gouvernement prépare ces derniers jours le terrain à une dégradation de la note française par Standard & Poor's, Fitch a abaissé vendredi à "négative" la perspective de la France, tout en maintenant son "AAA". Ce que Paris s'est empressé de souligner.
Publié le 16/12/2011
Standard & Poor's : et maintenant, les assureurs
L'agence de notation financière Standard and Poor's (S&P) a annoncé vendredi qu'elle envisageait d'abaisser la note de la dette de 15 assureurs européens, dans la foulée de son possible abaissement des notes de 15 pays de la zone euro.
Publié le 09/12/2011
Gaffe de Standard & Poor's sur le triple A français: une enquête ouverte
L'agence de notation Standard and Poor's (S&P) a reconnu jeudi avoir diffusé par erreur à certains de ses abonnés un "message" faisant état d'une dégradation de la note de la France. Les autorités financières ont ouvert une enquête.
Publié le 10/11/2011
Standard &Poor's dégrade BNP Paribas
L'agence d'évaluation financière Standard and Poor's a abaissé d'un cran la note à long terme de BNP Paribas, et confirmé celle de quatre autres banques françaises, BPCE, Crédit Agricole, Crédit Mutuel et Société Générale, selon un communiqué publié vendredi.
Publié le 14/10/2011
Standard and Poor's dégrade l'Espagne à son tour
Citant "les perspectives incertaines de croissance" du pays et la probable poursuite de la détérioration du système financier, l'agence a dégradé la note de l'Espagne à "AA-".
Publié le 14/10/2011
L'Italie, nouveau mauvais élève de l'Europe pour Standard and Poor's
La note de la dette à long terme de l'Italie a été abaissée mardi de "A+" à "A" par Standard and Poor's. Et la perspective est "négative", ce qui signifie que l'agence d'évaluation financière envisage encore de l'abaisser.
Publié le 20/09/2011
Standard and Poor's confiant sur le triple A de la France
Après la dégradation de la note américaine, la présidente de l'agence de notation Standard and Poor's pour l'Europe s'est dite confiante jeudi sur le maintien de la note AAA de la France.
Publié le 18/08/2011
Pour François Baroin, il vaut mieux être Français que Britannique
Le ministre de l'économie s'exprimait vendredi matin sur Europe 1. Depuis le veto de David Cameron au sommet européen du 9 décembre, les politiques français ne cessent d'envoyer des piques aux Britanniques.
Publié le 16/12/2011
"Depuis le début de la crise, on aurait pu s'attendre à voir les prix se stabiliser mais, en fait, il ne l'ont fait que provisoirement et ont commencé à augmenter de nouveau", a-t-il relevé. "Les prix des logements en région parisienne ont grimpé de 18% sur les douze mois jusqu'en septembre 2011, ce qui est un taux très inquiétant dans un contexte de ralentissement économique et de chômage élevé. Donc la France est un peu une exception", a-t-il poursuivi.
L'immobilier, l'emploi, le moral des consommateurs...
En revanche, le contexte économique de la bonne vieille Europe ne risque pas de s'améliorer. Si l'agence de notation voit pour 2012 une "légère reprise" aux Etats-Unis, elle envisage une "légère récession" en zone euro. Les économies devraient rester freinées par les inquiétudes autour de la dette publique. S&P n'a pas fourni de prévision chiffrée, mais a indiqué qu'elle voyait la probabilité d'une récession aux Etats-Unis à 35%, et qu'elle tablait sur un taux directeur de la Banque centrale européenne à 0,5% en fin d'année contre 1% aujourd'hui.
"Une incapacité à régler les problèmes de dette publique en Europe et aux Etats-Unis pourrait provoquer une crise plus prononcée. L'immobilier, l'emploi et le moral des consommateurs restent les domaines les plus inquiétants pour les économies développées", a expliqué S&P. Selon Jean-Michel Six, "le secteur manufacturier est déjà en phase de contraction dans la plupart des pays européens sur fond d'affaiblissement de la demande des marchés émergents et de prudence accrue des consommateurs". Cela devrait persister, a-t-il prévenu. "Nous voyons, de nouveau, une hausse des taux d'épargne dans toute la région, à cause d'incertitudes renouvelées sur les marchés financiers et de facteurs politiques. Les ménages deviennent nerveux quant à la possibilité que la crise dure trop longtemps et que quelque chose de tout à fait dramatique se produise", a-t-il souligné.
| La perte du Triple A, pas un "cataclysme" |
Une dégradation de la note de la dette française ne serait pas justifiée au regard des fondamentaux économiques du pays, estime le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer, qui se pose des questions sur l'utilité des agences de notation. Dans le Télégramme de Brest de jeudi, le gouverneur de la Banque de France estime que les agences sont "devenues franchement incompréhensibles et irrationnelles". "Elles lancent des menaces, alors même que les États ont pris des décisions fortes et positives. Les agences de notation font comme s'il ne s'était rien passé. On peut penser que l'utilité des agences pour guider les investisseurs n'est plus avérée aujourd'hui", déclare-t-il. Christian Noyer a tenu ces propos alors que le gouvernement français prépare l'opinion à une dégradation de la note AAA, la meilleure, de sa dette souveraine, ce qui risque d'entraîner une hausse des taux. Il estime en outre que les notes de trois banques françaises ont été dégradées alors qu'elles sont "très bien capitalisées, notamment comparées à leurs homologues européennes et américaines. "Voilà pourquoi je n'ai aucune inquiétude concernant le système bancaire français", souligne Christian Noyer. La perte éventuelle par la France de la note AAA "ne serait pas un cataclysme", a estimé de son côté mercredi le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, deux jours après que Nicolas Sarkozy a jugé que cela ne serait "pas insurmontable". |
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