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Tourisme en crise : les voyagistes font grise mine


le 12 décembre 2012 à 16h36 , mis à jour le 12 décembre 2012 à 16h39.
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Tourisme en crise : les voyagistes font grise mine
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ConjonctureLes tour-opérateurs français ont fait une mauvaise année en 2012, en raison de la crise et d'un redémarrage lent des destinations du printemps arabe. Autre raison : des clients de plus en plus autonomes, qui préfèrent s'organiser seuls.

"Ce n'est pas une bonne année, même si cela aurait pu être encore pire", a déclaré, mardi, le président de l'association professionnelle Ceto, René-Marc Chikli, en présentant le bilan lors de son forum annuel, à Bordeaux. "Le pire" remonte au retournement brutal du marché lors de l'exercice 2008-2009, a-t-il rappelé. Entre novembre 2011 et fin octobre 2012, les 70 membres du Ceto ont fait voyager 7,28 millions de clients, soit 25.000 clients de moins qu'un an plus tôt à périmètre comparable, pour un volume d'affaires de 5,28 milliards d'euros (-0,8%). La recette unitaire moyenne a baissé de 10 euros à 726 euros.
 
Les voyagistes inquiets pour l'avenir
 
L'année 2012 a été marquée par un mois de juillet "catastrophique", suivi d'un bon mois d'août. Côté destinations, après une année 2011 noire liée au printemps arabe, la Tunisie, première destination étrangère des Français, "est un peu repartie cet été, on a limité la casse", a nuancé René-Marc Chikli, en déplorant toutefois "un problème de qualité" sur place.
 
Mais le Moyen-Orient, par exemple, a perdu beaucoup de clients sur l'exercice (-17,3%), et l'Europe du Sud et occidentale, où s'effectuent l'essentiel des voyages, a aussi reculé (-1,3%). Après une année 2011 moyenne et un cru 2012 problématique, les tour-opérateurs s'inquiètent aussi pour l'avenir : les prises de commandes pour l'hiver 2012-2013 sont en recul de plus de 10% en nombre de clients et de 7% en chiffre d'affaires, touchant à la fois le moyen-courrier et le long-courrier.
 
Offres ajustées pour "limiter les risques"
 
"On est en difficultés. On entre dans un exercice aussi mauvais que celui de 2008-2009. L'espoir est de rattraper des parts sur le moyen-courrier", a estimé René-Marc Chikli, en soulignant que les clients "se décident tard". En attendant, les tour-opérateurs ajustent leur offre pour "limiter les risques". Sur l'exercice 2011-2012, clos fin octobre, les voyages à forfait (avion et séjour), qui concentrent 60% de l'activité des tour-opérateurs, ont continué de perdre du terrain, avec 168.000 clients en moins (-3,8%) à périmètre comparable, soit 4,25 millions au total, pour un volume d'affaires en baisse de 2,6% à 4,13 milliards d'euros. La France reste la première destination des voyages organisés, avec 742.000 clients, devant la Tunisie (413.200) puis le Maroc (338.000).
 
Les destinations moyen-courrier ont cédé près de 5% en volume d'affaires (à 1,97 milliard d'euros), conséquence d'une baisse du nombre de clients et de la recette unitaire. La clientèle du long-courrier a elle aussi reculé (-4,1%) mais la hausse de la recette unitaire a permis de limiter l'érosion du volume d'affaires (-0,6% à 1,78 milliard). A contrario, la billetterie de vols seuls a continué sa progression, gagnant 143.000 clients pour franchir le cap des 3 millions (+5%), et générant un volume d'affaires de 1,15 million d'euros (+0,6%). La vente de billets seuls représente désormais 40% de l'activité totale des voyagistes français, contre 25% en 2004-2005.

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