Après Moody's et Standard and Poor's, c'est au tour de la troisième principale agence de notation, Fitch, d'envisager mercredi que la note triple A de la France puisse être fragilisée si la crise de la zone euro s'aggravait. Soulignant qu'il ne s'agit pas de son scénario central, Fitch estime que la dette publique pourrait dans ce cas atteindre la limite haute de la fourchette compatible avec la note AAA. "Si la totalité des 158,5 milliards d'euros d'engagements de la France auprès du FESF était déboursée, sa dette publique brute atteindrait 98,2% du PIB en 2014, soit le haut de la fourchette compatible avec son statut de AAA", écrit l'agence dans une note sur la France.
Croissance : la France maintient le cap du 1%
Perspective sombre de l'OCDE, menaces sur le triple A: François Baroin et Valérie Pécresse ont assuré mardi que Paris s'en tient toujours à une prévision de croissance à 1% pour 2012 et n'envisage pas de troisième plan de rigueur.
Publié le 29/11/2011
Notes souveraines: la France et les Etats-Unis dans le même bateau ?
Fitch a abaissé lundi la perspective des Etats-Unis de stable à négative, tout en confirmant le AAA. De son côté, Standard and Poor's envisage de faire la même chose pour la France, selon la Tribune. Barack Obama a reçu les dirigeants de l'UE.
Publié le 29/11/2011
Italie : les marchés mettent la pression sur Monti
Les taux d'emprunt de l'Italie se sont envolés vendredi à des niveaux record lors d'une émission obligataire, avec un rendement de 6,5% à six mois. Le pays a tout de même réussi à lever comme prévu 10 milliards d'euros. Mais ces taux témoignent d'une défiance récurrente des marchés.
Publié le 25/11/2011
Attali : "est-ce que l'euro existera toujours à Noël ?"
Il y a urgence. Voilà, peu ou prou le message que veut faire passer l'économiste Jacques Attali dans une interview au quotidien 20 Minutes vendredi. Selon lui, "on va au désastre".
Publié le 25/11/2011
Berlin, Paris et Rome réunis pour une sortie de crise : qu'en est-il ressorti ?
Les 3 premières puissances de la zone euro ont tenu ce jeudi un mini sommet à Strasbourg. Objectif : jeter les bases d'une sortie de crise. Le résultat : l'Allemagne a dit non aux euro-bonds, non à une modification des missions de la BCE mais oui à une réforme des traités européens.
Publié le 24/11/2011
Sauvetage de la zone euro : pourquoi l'Allemagne bloque
DECRYPTAGE - Angela Merkel et Nicolas Sarkozy rencontrent ce jeudi le successeur de Silvio Berlusconi. Ce dernier pourrait jouer le rôle d'arbitre entre Paris et Berlin sur le renforcement du rôle de la BCE.
Publié le 23/11/2011
Mais que veulent les marchés ?
INTERVIEW - Au lendemain des élections espagnoles, les marchés financiers ont chuté. Alors que l'on pense que les marchés font et défont les gouvernements, M. Aglietta estime que la solution pour apaiser les marchés est politique.
Publié le 21/11/2011
Sans surprise, l'Espagne bascule à droite
La droite a remporté dimanche la majorité absolue aux élections législatives, portée au pouvoir par un pays inquiet qui a choisi de sanctionner le gouvernement socialiste, mais ne se fait pas beaucoup d'illusions sur l'avenir. La gauche indépendantiste basque entrerait au Parlement.
Publié le 20/11/2011
Crise de la dette : les craintes des Français
Pouvoir d'achat, avenir des enfants, difficultés au quotidien pour régler ses factures... A Strasbourg, des habitants nous font part de leur inquiétude par rapport à la crise de la dette qui frappe l'Europe.
Publié le 27/10/2011
Crise de la dette : Fillon dénonce un "acharnement"
Répondant au socialiste Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre s'en est pris mardi à l'Assemblée à "un certain nombre de commentateurs et de responsables politiques" qui s'acharnent à "abaisser notre pays en négligeant (...) le rôle qui est le sien dans la lutte contre cette crise".
Publié le 25/10/2011
"Cependant, sur la base de la dette nette et si les prêts au FESF étaient comptabilisés (avec une décote de 50%) comme des actifs liquides, la dette culminerait à un peu plus de 80% du PIB en 2014. Ceci tempèrerait la forte hausse de la dette brute du point de vue de Fitch, et cela serait pris en compte dans l'analyse de la qualité de crédit de la France dans ce cas." Le spread de dette française par rapport à la dette allemande n'a quasiment pas bougé après la publication de la note de Fitch, de même que le rendement de la dette française à 10 ans, qui avait fortement progressé ces dernières semaines.
Une hypothèse, pas une certitude
Les trois principales agences donnent à la France la note maximale, triple A avec perspective stable, ce qui contribue à permettre au pays d'emprunter à des taux avantageux pour financer son déficit et refinancer sa dette. Mais Moody's a annoncé mi-octobre qu'elle se donnait trois mois pour évaluer la solidité de cette perspective. Un changement de la perspective pourrait ensuite entraîner une dégradation de la note de la deuxième économie de la zone euro, un événement susceptible d'aggraver encore la crise des dettes souveraines et de peser sur la note triple A du FESF. Standard and Poor's avait quant à elle estimé le 20 octobre qu'une entrée de la zone euro en récession fragiliserait la notation de plusieurs Etats membres, dont la France.
Fitch précise mercredi que "selon le scénario central de Fitch, les chiffres des finances publiques françaises resteraient compatibles avec la conservation de sa note AAA". Ce scénario prend l'hypothèse d'une croissance économique de 0,7% en 2012, le gouvernement français prévoyant pour sa part +1%. Le déficit public atteindrait 4,9% du PIB fin 2012 et la dette brute 89,7%, selon Fitch. Le gouvernement table lui sur un déficit à 4,5% et une dette brute de 87,4%. Hors engagements auprès du FESF, le ratio dette sur PIB serait de 87,8% fin 2012, selon Fitch, et 85,5% selon le gouvernement. L'agence estime que la France devra prendre des mesures supplémentaires pour parvenir à l'objectif d'un déficit ne dépassant pas 3% du PIB en 2013, Fitch tablant sur 4,2%.
Retour MYTF1
Croissance : la France maintient le cap du 1%
Chargement en cours...




