Siège de l'agence de notation Standard & Poor's (S&P) à New York © ABACAPress
- Quelles conséquences en cas d'une perte du triple A ? - 01 min 15 s
- Triple A : la menace pesait depuis longtemps - 01 min 42 s
- Le gouvernement a préparé l'opinion à la perte du triple A - 01 min 33 s
- Perte du triple A : quelles conséquences ? - 01 min 18 s
- Les Etats-Unis ont bien vécu leur perte du triple A - 02 min 07 s
Réglementer les agences de notation : est-ce possible ?
INTERVIEW - Mardi, la Commission européenne doit proposer une batterie de mesures pour encadrer les agences de notation si décriées ces derniers temps. Efficaces ou pas ? Tour d'horizon avec l'économiste Norbert Gaillard.
Publié le 14/11/2011
Après la bourde de S&P, comment se prémunir des agences de notation ?
L'incident qui a provoqué la fureur de Bercy et l'ouverture d'une enquête du gendarme des marchés continue à faire réagir en France. Il pourrait aussi accélérer une évolution de la législation européenne qui permettrait à l'avenir à un Etat de saisir la justice dans un cas similaire.
Publié le 11/11/2011
USA: soupçons de fuites chez une des grandes agences de notation
Selon un rapport de la commission des opérations de Bourse américaine (SEC), les procédures internes d'une des trois grandes agences d'évaluation financière semblent "permettre" des fuites sur les décisions concernant la notation des entités qu'elle examine.
Publié le 01/10/2011
Haro sur les agences de notation!
Les responsables européens - d'Angela Merkel à Michel Barnier - pestent contre les agences de notation, des critiques qui se font plus dures après la dégradation spectaculaire du Portugal.
Publié le 06/07/2011
Moody's menace le AAA de la France, Baroin "prend acte"
L'agence de notation a abaissé lundi la perspective de la note AAA de la France. Le ministre de l'Economie a déclaré prendre acte de cette décision. François Baroin a tenu à préciser mardi sur LCI que le gouvernement travaille d'arrache pied sur la zone euro et estime qu'il va dans la bonne direction.
Publié le 14/02/2012
Perte du triple A français : quelles conséquences ?
Avec une dégradation de sa note, la France pourrait emprunter plus cher, ce qui pourrait augmenter le poids de la dette française. A terme, les impôts pourraient augmenter.
Publié le 13/01/2012
Triple A français : le rétropédalage du gouvernement
Après avoir fait du triple A français un trophée, un "atout à préserver à tout prix", l'Exécutif avait changé son fusil d'épaule dès mi-décembre avec les rumeurs de dégradation de la note, pour en minimiser les conséquences.
Publié le 13/01/2012
Perte du triple A : quelles conséquences ? L'analyse d'un économiste
Selon l'analyse d'Eric Heyer, économiste à l'OFCE, si la France emprunte plus cher, la situation pourrait se tendre pour de nombreux secteurs de l'économie.
Publié le 13/01/2012
Avec la France, d'autres pays de la zone euro - les noms de la Slovaquie (actuellement notée A+) et de l'Autriche (notée AAA) ayant été prononcées par la source européenne, Les Echos ajoutant ceux de l'Espagne (actuellement AA-), l'Italie (notée A par S&P) et du Portugal (actuellement BBB-), qui dont la note serait dégradée de deux crans, toujours selon le quotidien.
L'Allemagne (toujours AAA) devrait, elle, échapper à une dégradation. Selon une source européenne, la Belgique (notée AA), les Pays-Bas (AAA) et le Luxembourg (AAA) seraient également épargnés. La Finlande devrait également garder son triple A.
Cette semaine, l'agence de notation Fitch avait annoncé ne pas envisager de dégrader la France cette année. Moody's, qui s'était laissé trois mois pour réflechir, doit annoncer si elle dégrade la note de la dette française d'ici au 18 janvier...
"Pas de commentaires"
Contactés par Reuters, le Trésor français, l'Elysée et le ministère des Finances n'avaient aucun commentaire à faire dans l'immédiat. Mais le ministre de l'économie François Baroin était à l'Elysée, vendredi de 17h à 18h40. Un communiqué de l'Elysée précisait, sans vouloir commenter la rumeur, qu'il s'agissait d'une rencontre avec des entrepreneurs. Valérie Pecresse, porte-parole du gouvernement a assuré de son coté sur BFM TV que la "France est une valeur sûre", sans confirmer la dégradation. A 19h, le Premier ministre François Fillon, François Baroin et Valérie Pécresse étaient reçus à l'Elysée.
Standard and Poor's s'est également refusé à tout commentaire. L'agence avait annoncé le 5 décembre que la plupart des pays de la zone euro pourraient voir leur note abaissée à très court terme en raison d'une aggravation des tensions systémiques liées à la crise de la dette.
Dès décembre, après s'être posé en garant du triple A -"un atout à préserver à tout prix"-, le gouvernement préparait l'opinion publique à la perte du "AAA". Nicolas Sarkozy avait ainsi assuré, dans un entretien au Monde mi-décembre, qu'une dégradation "serait une difficulté de plus, mais pas insurmontable". Deux jours plus tard, c'était au tour d'Alain Juppé de se montrer rassurant dans un entretien aux Echos : "ce ne serait pas une bonne nouvelle bien sûr, mais ce ne serait pas non plus un cataclysme".
Pour les marchés, la France a déjà perdu son triple A
Les marchés, eux, ont depuis longtemps pris les devants. Selon les dirigeants de Standard & Poor's à Paris, interrogés le 6 janvier par le Parisien, la France ne valait plus qu'un triple B sur les marchés. Par ailleurs, les rumeurs d'une dégradation avaient parcouru les Bourses à plusieurs reprises avant Noël. "Le problème est avant tout le fonctionnement de la zone euro qui laisse à désirer", expliquait Jean-Michel Six, chef économiste de S&P pour l'Europe. Les taux auxquels les pays de la zone empruntent se sont tendus la première semaine de janvier.
Après cette annonce vendredi après-midi, la Bourse de Paris tombait brusquement dans le rouge avant de remonter pour terminer à -0,11%. L'euro repassait tout aussi brutalement sous les 1,27 dollar pour atteindre 1,2638 dollar à 16h20.
Selon Patrick Artus, l'économiste de Natixis, la dégradation de la France peut soulever d'autres questions : "est ce que Standard & Poor's ne sera pas obligé de dégrader les entreprises proches de l'Etat, ou celles qui se portent bien mais dont on aurait du mal à accepter qu'elles soient mieux notées que l'Etat ? Il pourrait y avoir plus d'effets collatéraux que d'effets directs".
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