Ultime sursis pour la Grèce avant le défaut de paiement

le 06 février 2012 à 07h15 , mis à jour le 06 février 2012 à 16h23

Dossier : Crise financière

Les discussions sur les mesures d'austérité réclamées par les bailleurs de fonds en échange de leur participation à un deuxième plan d'aide à la Grèce devaient se prolonger ce lundi à Athènes. Mais la réunion sera "très probablement" reportée à mardi.

Annoncé depuis des semaines, l'accord politique en Grèce sur les exigences des bailleurs de fonds internationaux n'a pas encore été atteint ce week-end. Et ce lundi, les dirigeants des partis politiques de la coalition gouvernementale sont sommés de donner leur accord aux réformes de structure et d'austérité demandées en échange du financement du deuxième plan d'aide, pour éviter un défaut de paiement du pays en mars. Mais la réunion sera "très probablement" reportée à mardi selon une source gouvernementale.

  • La crise grecque est-elle réglée ? Pour Sarkozy oui, mais pas pour Schäuble

    Le président s'est déclaré "heureux" de la réussite de l'échange de dette publique grecque. Le ministre allemand des Finances estime pour sa part que c'est une "erreur" de croire la crise résolue.

    Publié le 09/03/2012 La crise grecque est-elle réglée ? Pour Sarkozy oui, mais pas pour Schäuble
  • Les trois défis de l'Europe : croissance, croissance, et croissance

    Alors que la crise de la dette marque une accalmie, les dirigeants européens, réunis en sommet à Bruxelles à partir de ce soir, vont chercher à relancer la croissance. Mais difficile d'accorder ceux qui misent sur des recettes très libérales, et ceux qui veulent accélérer la convergence fiscale.

    Publié le 01/03/2012 Les trois défis de l'Europe : croissance, croissance, et croissance
  • L'Europe accouche aux forceps d'un nouveau plan d'aide à la Grèce

    Environ 130 milliards d'euros d'aides publiques, et un "allègement" de dette d'environ 100 milliards : les pays de la zone euro se sont mis d'accord mardi matin sur un nouveau plan de sauvetage sans précédent de la Grèce. Les Grecs, en échange, doivent faire de lourdes concessions.

    Publié le 21/02/2012 L'Europe accouche aux forceps d'un nouveau plan d'aide à la Grèce
  • Plan d'aide à la Grèce : les inconnues de l'accord

    Le nouveau plan d'aide à la Grèce sera-t-il le "der des ders" ? Ou faudra-t-il encore intervenir pour éviter une faillite grecque ? Que fera le FMI, qui n'a pas encore annoncé le montant de sa participation ? L'Europe réussira-t-elle enfin à se doter d'une "force de frappe" anticrise convaincante ?

    Publié le 21/02/2012 Plan d'aide à la Grèce : les inconnues de l'accord
  • La zone euro déterminée à boucler le plan d'aide à Athènes

    Alors que se poursuit la réunion de l'Eurogroupe, la zone euro explorait lundi soir toutes les options afin de lancer le second plan d'aide à la Grèce et lui éviter de sombrer dans la faillite.

    Publié le 20/02/2012 La zone euro déterminée à boucler le plan d'aide à Athènes
  • Le plan d'aide à la Grèce en bonne voie, les Pays-Bas demandent des garanties

    Alors que débute la réunion de l'Eurogroupe, le ministre néerlandais des Finances, de Jager, a estimé qu'Athènes n'avait pas rempli toutes ses obligations. Il demande une surveillance permanente de la Grèce par l'UE et le FMI.

    Publié le 20/02/2012 Le plan d'aide à la Grèce en bonne voie, les Pays-Bas demandent des garanties
  • Dette grecque, présidentielle : ce qui s'est dit entre Sarkozy et Merkel

    Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont présidé ce lundi le 14e Conseil des ministres franco-allemand. Si le règlement de la crise grecque a été au coeur des discussions, la chancelière allemande en a profité pour réaffirmer son soutien "sur tous les plans" au président français car "nous appartenons à des partis amis".

    Publié le 06/02/2012 Dette grecque, présidentielle : ce qui s'est dit entre Sarkozy et Merkel
  • Merkel vient soutenir le non-candidat Sarkozy

    La chancelière allemande vient présider ce lundi avec le chef de l'Etat français le conseil des ministres franco-allemand, qui sera largement consacré à la situation de la Grèce. Elle devrait surtout lui apporter son soutien lors d'un entretien télévisé croisé diffusé en France et en Allemagne.

    Publié le 06/02/2012 Merkel vient soutenir le non-candidat Sarkozy
  • Le patron de l'Eurogroupe envisage "une faillite" de la Grèce dès mars

    Une "faillite" de la Grèce en mars est possible si les réformes exigées par ses créanciers ne sont pas menées à bien, estime samedi Jean-Claude Juncker dans une interview à l'hebdomadaire allemand Der Spiegel.

    Publié le 04/02/2012 Le patron de l'Eurogroupe envisage "une faillite" de la Grèce dès mars
  • La Chine n'a ni l'intention ni les capacités "d'acheter l'Europe"

    Le Premier ministre chinois Wen Jiabao s'exprimait lors d'un forum économique à Canton en compagnie de la chancelière allemande Angela Merkel.

    Publié le 03/02/2012 La Chine n'a ni l'intention ni les capacités "d'acheter l'Europe"
  • Le Portugal sera-t-il la prochaine Grèce ?

    Alors que s'ouvre un nouveau sommet européen, bien moins tendu que les derniers, la situation économique du Portugal se dégrade. Les marchés financiers craignent un défaut.

    Publié le 27/01/2012 Le Portugal sera-t-il la prochaine Grèce ?
  • Portugal : une aide supplémentaire envisagée par le chef du patronat

    Le patron des patrons portugais, Antonio Saraiva, a déclaré dans une interview publiée dimanche, que le Portugal pourrait être contraint de solliciter une nouvelle aide pour financer son économie.

    Publié le 29/01/2012 Portugal : une aide supplémentaire envisagée par le chef du patronat
  • La Grèce exclut de céder sa souveraineté à l'UE

    La Grèce refuse que sa souveraineté en matière de politique budgétaire tombe sous le contrôle européen, comme le souhaitent certains pays de la zone euro, dont l'Allemagne.

    Publié le 28/01/2012 La Grèce exclut de céder sa souveraineté à l'UE
  • Pour la zone euro, la Grèce doit fournir des efforts supplémentaires

    A l'issue d'une réunion de l'Eurogroupe lundi soir, Jean-Claude Juncker a estimé que le programme budgétaire grec a "dérapé" et attend que le pays avance concrètement dans ses réformes structurelles avant d'étudier un nouveau prêt.

    Publié le 24/01/2012 Pour la zone euro, la Grèce doit fournir des efforts supplémentaires
  • S&P s'attend à une faillite imminente de la Grèce

    Un responsable de Standard & Poor's a déclaré lundi à la chaîne Bloomberg que la Grèce sera bientôt en situation de défaut. L'agence a également dégradé le FESF dans la soirée.

    Publié le 16/01/2012 S&P s'attend à une faillite imminente de la Grèce
Plus d'infos

Réunis dimanche pendant cinq heures, les chefs des trois partis (socialiste-droite et extrême-droite) représentés dans le gouvernement de Lucas Papademos ont bien réussi à s'entendre sur le volume des économies à réaliser (1,5 point de PIB), sur la mise en place de réformes visant à abaisser les coûts de production et sur un schéma de recapitalisation des banques. Mais ils ne sont pas parvenus à surmonter leurs objections à toutes les mesures d'austérité demandées par la zone euro et le Fonds monétaire international et à s'engager publiquement à appliquer les impopulaires réformes, condition pour obtenir le déblocage d'un nouveau prêt vital d'au moins 130 milliards d'euros.

Quelques jours de répit pour trouver un accord

Un point dur des discussions porte notamment sur l'insistance des bailleurs de fonds d'abaisser le salaire minimum en Grèce, solution rejetée par les partenaires sociaux et les partis. Or le temps presse : Athènes a impérativement besoin de boucler un accord rapidement car le pays n'a pas les moyens de rembourser 14,5 milliards d'euros de prêts qui arrivent à échéance le 20 mars, et risque la cessation de paiements à cette date.

Désormais le compte à rebours est lancé. Le ministre des Finances grec Evangélos Vénizélos avait prévenu samedi soir que la Grèce devait parvenir à un accord global d'ici dimanche soir pour éviter le défaut en mars. En réalité, Athènes dispose de quelques jours encore, car le lancement de l'offre d'échange d'obligations auprès des banques détentrices d'obligations souveraines grecques devrait intervenir aux alentours du 13 février. Cette offre dite PSI qui vise à effacer 100 milliards d'euros de dette de la Grèce ne sera lancée que si la négociation avec les créanciers publics est bouclée et un accord politique exprimé pour mener à terme les réformes au delà d'un probable changement de gouvernement au printemps, ont prévenu les bailleurs de fonds du pays.

le 06 février 2012 à 07:15
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

18 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • cacest4vrai, le 06/02/2012 à 16h40

    It's domino day. Autant couler en dansant, alors en avant la musique!

  • alainze, le 06/02/2012 à 16h11

    Allez en paix, la messe est finie ! c'est a esperer !

  • 732..poitier, le 06/02/2012 à 16h05

    Nous serons mieux lotis avec le président du rêve sans doute.... n'est-ce J.BON

  • causa1nostra2, le 06/02/2012 à 14h56

    Alors que Mélanchon, pas plus tard que ce matin, répète à qui veux l'entendre, qu'il fixera le Smic à 1700 ?, s'il est élu. Trop drole !

  • j.bon, le 06/02/2012 à 13h46

    Et la france dont le président m.sarkozy a bien imprudemment engagé la caution

  • j.bon, le 06/02/2012 à 13h44

    Les peuples n'ont surtout pas les moyens des ambitions de politiciens qui vivent dans un autre monde !

  • al119e, le 06/02/2012 à 13h37

    A infoniko : le smic à 600 ? et la fin du 13ème mois en France ? Voilà une bonne mesure !

  • infoniko, le 06/02/2012 à 12h57

    Serait on capable en france d'accepter les choses qu'on tente d'imposer aux grecques?

  • makiawell, le 06/02/2012 à 12h43

    La zone euro va s'autodétruire, non pas parce qu'elle n'a pas les moyens de se protéger mais parce que les volontés particulières de chacun veulent le beurre et l'argent du beurre.Les peuples font finir par ne plus avoir confiance dans cette mélasse et se retirer, ils auront tout perdu.Comment peut-on décider qu'il est "normal" que les peuples payent pour renflouer des spéculateurs, financiers ou états, pour qu'ils payent leurs dettes? C'est immoral.

  • magnus2005, le 06/02/2012 à 12h02

    Si la grece accepte le smic a 600 euro et la suppression du 13eme mois, c'est peut etre le sauvetage de l'euro, mais cela va arriver dans tous les autres pays...

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience