Au menu pour 2012, un budget d'austérité

le 28 septembre 2011 à 11h56 , mis à jour le 28 septembre 2011 à 20h46

Le gouvernement a présenté mercredi un projet de budget d'austérité pour 2012, qui fait du respect des engagements de réduction du déficit public de la France un objectif "intangible", mais reconnaît que les "turbulences" de la crise peuvent encore faire dérailler la croissance.

Austérité, austérité. Le gouvernement a présenté mercredi un projet de budget pour 2012. Il fait du respect des engagements de réduction du déficit public de la France un objectif "intangible", mais reconnaît que les "turbulences" de la crise peuvent encore faire dérailler la croissance.
  • Fillon dévoilera les nouvelles mesures de rigueur lundi

    Après une réunion d'arbitrage samedi à l'Elysée, le Premier ministre annoncera lundi les nouvelles mesures d'économies promises par Nicolas Sarkozy pour boucler le budget 2012. 6 à 8 milliards d'économies sont à trouver, les prévisions de croissance ayant été ramenées à 1% au lieu d'1,75%.

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  • En direct - SNCF, métro, bus : l'état du trafic

    Cinq syndicats appelaient à manifester mardi pour dénoncer le plan d'austérité du gouvernement. Le trafic des TGV est perturbé. Le trafic ferroviaire était légèrement affecté, avec 3 TGV sur 4. A Paris, le RER B était touché. Toutes les prévisions ici.

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  • Taxe sur les hauts revenus : le seuil abaissé à 250.000 euros

    Un accord a été trouvé avec Matignon et les députés de la majorité sur la taxe sur les hauts revenus, fixant à 3% le taux pour les revenus entre 250.000 et 500.000 euros et 4% au delà de 500.000 euros.

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  • Grève contre l'austérité : ce qui va coincer mardi

    Cinq syndicats appellent à manifester pour dénoncer le plan d'austérité du gouvernement. Des perturbations sont surtout attendues dans les transports où la grève devait débuter dès lundi soir. Les écoles, elles, devraient être peu impactées. Toutes les prévisions ici.

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  • Dexia : la Belgique approuve la création d'une "bad bank"

    Le gouvernement belge a annoncé mardi soir avoir approuvé la création d'une "bad bank" pour isoler les actifs financiers à risques de Dexia et protéger ses autres activités, concrétisant ainsi le démantèlement en cours de la banque franco-belge.

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  • Dans 24 heures, Dexia sera fixée sur son sort

    Le ministre de l'Economie François Baroin estime mercredi que la banque franco-belge, en grande difficulté, ne pourra pas conserver sa structure actuelle. Il confirme la piste CDC pour reprendre une partie des activités de Dexia.

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  • La France et la Belgique soutiendront Dexia, menacée de démantèlement

    A l'issue d'un conseil d'administration marathon, la banque sauvée de la faillite en 2008 a ouvert la voie à de nouvelles cessions et alliances pour résoudre ses "problèmes structurels". Si elle était démantelée, cette banque serait la première européenne victime de la crise de la dette.

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  • Grèce : la zone euro décide de ne rien décider

    A l'issue d'une réunion à Luxembourg, l'Eurogroupe a reporté à une date ultérieure les décisions concernant un prêt crucial à la Grèce. Une décision finale devrait être prise dans le courant du mois d'octobre.

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  • Les Bourses commencent la semaine dans le rouge

    Les Bourses européennes ont terminé lundi en forte baisse, les craintes d'une faillite de la Grèce se faisant de plus en plus vives. La Bourse de New York a quant à elle fini à son plus bas niveau depuis plus d'un an.

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  • Plan d'austérité : "rien n'est tabou, rien n'est abandonné"

    François Fillon s'est déclaré dimanche prêt à voir son plan de réduction des déficits publics amendé mais à condition que le volume global des efforts demandés et leur équilibre ne soient pas remis en cause.

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  • Austérité : les syndicats à Matignon

    Au lendemain de l'annonce du plan anti-déficit du gouvernement, les partenaires sociaux étaient reçus jeudi par François Fillon. Parmi eux, François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT qui a proposé ses solutions à la réduction des déficits.

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  • Mesures d'austérité : "Homéopathie", "rustines"

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  • Le budget 2012 suspendu aux risques d'aggravation de la crise

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Plus d'infos

 
Le déficit public. Comme prévu, le déficit public (Etat, collectivités locales, Sécurité sociale) doit passer de 5,7% du Produit intérieur brut (PIB) cette année à 4,5% l'an prochain puis 3%, le plafond fixé par les traités européens, en 2013. Le déficit refluera à 2% en 2014 et, pour la première fois, le gouvernement s'engage à le ramener à 1% en 2015. L'amélioration des comptes publics en 2012 passera notamment par un recul du déficit du budget de l'Etat, attendu à 81,8 milliards d'euros après 95,5 milliards cette année, selon le projet de loi de finances présenté en Conseil des ministres. "Le président de la République a rappelé que notre objectif de réduction des déficits était intangible et qu'il serait tenu à l'euro près", a affirmé Valérie Pécresse, porte-parole du gouvernement.
 
Remboursement de la dette publique = premier poste de dépenses de l'Etat. La dette publique de la France sera plus élevée que prévu, notamment en raison de l'aide aux Etats fragiles de la zone euro (Grèce, Portugal, Irlande). Déjà attendue à un niveau record de 85,5% du PIB cette année, elle culminera à 87,4% en 2012, soit un demi-point de plus que la précédente estimation. Elle entamera un timide reflux en 2013, à 87,3%, pour ensuite descendre à 86,2% en 2014 et 84,1% en 2015. La charge de la dette, c'est-à-dire les intérêts que l'Etat verse à ses créanciers, devient à 48,8 milliards d'euros le premier poste du budget de l'Etat, devant l'enseignement scolaire (45,5 milliards, hors pensions).
 
Prévision de croissance revue à la baisse. Pour asseoir ses engagements, la France avait déjà revu à la baisse sa prévision de croissance économique pour cette année et l'an prochain, à 1,75%. Mais l'objectif est jugé encore optimiste par nombre d'économistes. Le gouvernement reconnaît lui-même que seule une "dissipation des turbulences actuelles permettrait d'atteindre une croissance de 1,75% en 2012", laissant la porte ouverte à une nouvelle révision ultérieure à la baisse. Selon lui, l'"enchaînement de mauvaises nouvelles" de l'été, avec le "ralentissement aux Etats-Unis", et les "tensions sur les marchés des dettes souveraines" sont autant de "turbulences" susceptibles d'"alimenter l'attentisme des ménages et des entreprises".
 
Déficit commercial. Plus que jamais, la croissance de l'économie hexagonale sera plombée par un déficit commercial qui va de record en record: 73,8 milliards d'euros l'an prochain, après 73,1 milliards attendus cette année, un niveau qui dépasse déjà de près de 17 milliards le précédent record établi en 2008. L'estimation pour cette année est revue en nette hausse par rapport au déficit de 47,6 milliards prévu il y a un an à la même époque.
 
L'inflation. Elle devrait ralentir à 1,7% en 2012, après une progression de 2,1% des prix à la consommation hors tabac en 2011.
 
Un taux de prélèvement record. C'est l'un des principaux axes du redressement des finances publiques, fera grimper plus que prévu le taux de prélèvements obligatoires. Il dépassera dès cette année, à 43,7% du PIB, son niveau du début du quinquennat de Nicolas Sarkozy, et continuera à croître, à 44,5% en 2012. Il devrait atteindre le niveau record de 45,4% du PIB en 2015. Le chef de l'Etat avait promis, avant son élection, de réduire de quatre points de pourcentage le taux de prélèvements obligatoires, insistant sur le fait qu'il était, à 43,2% en 2007, plus élevé en France que chez ses partenaires européens.

Les émissions de carbone taxées. Le gouvernement va créer une taxe exceptionnelle l'an prochain sur le chiffre d'affaires hors taxe des gros industriels soumis aux quotas de CO2, avec un taux compris entre 0,08% et 0,12%. Cette mesure devrait rapporter environ 200 millions d'euros à l'Etat, a-t-on précisé au ministère du Budget. La ministre du Budget Valérie Pécresse affirme que cette taxe devait permettre à la France de "ne pas perdre en attractivité pour l'installation de nouveaux sites industriels".

Croissance zéro au deuxième trimestre

La croissance de l'économie française a été nulle (0,0%) au deuxième trimestre 2011 après un premier trimestre "dynamique" (+0,9%), a confirmé l'Institut national de la statistique (Insee) mercredi. Cette deuxième estimation de la croissance du Produit intérieur brut (PIB) confirme la précédente publiée le 12 août, qui faisait état d'une stabilité du PIB au 2e trimestre après une progression de 0,9% au 1er trimestre.

le 28 septembre 2011 à 11:56
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53 Commentaires

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  • head4, le 29/09/2011 à 06h18

    Damien0984. Le seul programme du PS, c'est d'aider les autres avant de s'occuper des francais.

  • head4, le 29/09/2011 à 06h13

    Je ne crois pas non, tu as oublie les 14 ans de la gauche pour dire ca, et quel resultat?

  • flut2, le 29/09/2011 à 05h54

    Le chômage actif permettra surtout de mettre dehors du personnel et employer des chômeurs a bas cout!

  • mcce69, le 28/09/2011 à 22h09

    Arrêter avec ce débat droite-gauche, personne n' a la solution miracle parce qu'il n'y a pas de solution miracle. Les bonnes solutions sont malheureusement de long terme et impopulaires et vu qu'aucun homme politique n'aurra le courage de les prendre, on n'y est pour un moment dans la m..

  • malithya, le 28/09/2011 à 21h07

    Moins d'injustices...

  • lilian54360, le 28/09/2011 à 21h00

    Avant de résoudre la crise de la dette et la réduction des déficits, il faut d'abord s'occupé de l'emploi car c'est lui et lui seul qui permettra la baisse de la dette et l'amélioration de l'économie.Faisont travailler les gens en diminuant les taxes aux entreprises qui embauches, donner une forte amende aux entreprises qui délocalisent et aussi il faut relancer la compétitivité de nos entreprises.Taxer les entreprises du CAC40 pour une aide de financement aux PME.La création du chômage actif serait aussi la bienvenue ( faire travailler les chomeurs en échange d'une allocation équivalente au SMIC dans des secteurs porteurs ou des entreprises en manque d'effectif ou dans des postes publiques ce qui aura pour conséquence de diminué la précarité, l'inactivité (étant au chômage et voulant travaillé ce système serait pour moi le bienvenu), moindre cout pour l'Etat et les entreprises). Vous voyez des solutions il y en a mais les politiques manquent de volontés et surtout de motivation pour sortir les gens de la galères que ces même politiques ont créer. Qu'en pensez vous??

  • kosotto1, le 28/09/2011 à 20h45

    Meazza67 : la droite était au pouvoir en Italie depuis longtemps. Vous avez vu le résultat ?

  • meazza67, le 28/09/2011 à 20h34

    Des commandes ? lesquelles ?

  • tonmoulin52, le 28/09/2011 à 19h25

    Vous dite n'importe quoi. Il y a eu énormement d'entrée en france d'étranger avec le feu vert du gouvernement pour obtenir des commandes. Alors balayez devant votre porte plutôt que de faire des supputations infondées

  • kosotto1, le 28/09/2011 à 18h27

    Vu la dette que nous traînons, il faudra bien un jour ou l'autre la rembourser. Et cela aurait du commencer dès 2007et s'accroître encore au moment de la crise. Au lieu de cela, on a voté la loi TEPA qui inclut le bouclier fiscal et d'autres cadeaux et niches fiscales dont ont bénéficié les plus aisés, on s'est lancé dans des guerres onéreuses. Sauf que maintenant nous avons le couteau sous la gorge et que de gré ou de force il faut commencer à éponger.

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