Image d'archives © TF1Malgré le plan d'aide européen, la Grèce reste l'homme malade de l'Europe. Une mission conjointe de l'UE, du Fonds monétaire international et de la Banque centrale européenne arrive à Athènes mardi pour évaluer le programme de redressement des finances publiques mis en place les autorités grecques l'an dernier. Si les experts arrivent à la conclusion que la Grèce n'est pas en mesure de remplir les objectifs de réduction de la dette et du déficit qu'elle s'est assignés, "on devra regarder s'il y a d'autres mesures qui permettent de restaurer la solvabilité" du pays, a indiqué lundi un porte-parole du ministre allemand des Finances, Wolfgang Schaüble.
Un référendum sur le plan d'austérité en Grèce ?
Sur fond de tensions sociales, le premier ministre grec a avancé dimanche l'idée d'un référendum sur "les grandes réformes" engagées, alors que le parlement doit commencer à débattre de son plan d'austérité sur cinq ans.
Publié le 19/06/2011
Dette grecque : le FMI ne cache pas son inquiétude
Un an après avoir sauvé la Grèce, l'Europe est à nouveau engagée dans une course contre la montre pour boucler un second plan d'aide censé éviter la banqueroute du pays. Le FMI se dit "très préoccupé" face à une situation qui a "énormément changé" depuis mercredi.
Publié le 16/06/2011
Grèce : Papandréou va former un nouveau gouvernement
Alors que plusieurs milliers de manifestants sont descendus dans la rue mercredi à Athènes contre un nouveau plan d'austérité, le premier ministre grec a annoncé qu'il demanderait un vote de confiance au parlement après avoir formé un nouveau gouvernement.
Publié le 15/06/2011
Austérité : heurts à Athènes, Papandreou prêt à démissionner
La police a fait usage mercredi de gaz lacrymogène pour repousser des manifestants à Athènes -plus de 20.000 selon la police- massés devant le Parlement dans le but d'empêcher les députés de voter de nouvelles mesures d'austérité. Le Premier ministre aurait proposé dans l'après-midi de former un gouvernement d'union nationale.
Publié le 15/06/2011
La Grèce sort de la zone Euro? La folle rumeur démentie
Le site allemand Der Spiegel a affolé les marchés vendredi en affirmant qu'une réunion de l'Eurogroupe avait été convoquée en raison de la volonté de la Grèce de quitter la zone euro, ce que le pays a "catégoriquement" nié. L'eurogroupe a également fermement exclu cette hypothèse.
Publié le 07/05/2011
Malgré un an de perfusion, la dette de la Grèce, qui pesait 115% du PIB au lancement en mai 2010 du premier plan de sauvetage du pays, via un prêt de 110 milliards de l'Union européenne et du Fonds monétaire international, aura gonflé à 152% fin 2011. Principal progrès enregistré, le déficit public s'est réduit de 5 points de PIB en un an, mais les rentrées fiscales sont mauvaises en raison de la fraude qui perdure et de la récession qui amoindrit les recettes. Résultat, les marchés continuent de se défier du pays. Alors qu'Athènes avait initialement prévu de retourner progressivement sur les marchés en 2012 pour se financer, les taux pour s'endetter planent aujourd'hui au dessus de 15%, niveau prohibitif qui rend difficilement envisageable cette solution.
La Grèce tente d'adoucir les conditions de l'aide
D'ores et déjà, les Européens envisagent d'apporter une aide supplémentaire à la Grèce afin de se "substituer aux marchés en 2012", a indiqué lundi une source européenne. La Grèce, pour sa part, essaie d'adoucir les conditions drastiques du plan d'aide : elle tente, affirme le quotidien allemand Die Welt, d'obtenir une baisse des taux d'intérêt de ce soutien financier, ainsi que d'assouplir les mesures d'austérité qu'elle a été sommée de prendre en échange de l'octroi du plan de sauvetage, estimant que ces mesures plombent son économie. Toujours selon Die Welt, Athènes voudrait en outre repousser de deux ans son objectif de ramener son déficit budgétaire à un niveau équivalent à 3% du PIB, actuellement fixé pour 2014.
Selon un sondage paru ce week-end, près de la moitié des Grecs sont favorables à une renégociation des termes de l'emprunt contracté auprès de l'UE et du FMI pour compenser l'impossibilité de recourir aux marchés, y compris en échange d'efforts supplémentaires. Mais un tiers de mécontents, dont beaucoup manifesteront mercredi, jour de grève générale contre l'austérité, préféreraient se débarrasser de la tutelle UE-FMI, accusée d'entretenir la récession. Au risque d'avoir alors à sortir de l'euro, et dévaluer la monnaie.
L'affolement qui a saisi les marchés vendredi soir après l'annonce surprise par le Spiegel que la Grèce pourrait quitter la zone euro - hypothèse démentie par les Grecs et plusieurs autres responsables européens - apparaît ainsi comme la traduction du bras de fer en cours entre les tenants des scénarios envisageables. Ainsi le ministre grec des Finances, Georges Papaconstantinou, souhaiterait que le nouveau Fonds européen de secours, qui bénéficie d'une note triple AAA sur les marchés, puisse acheter des obligations grecques à long terme au moment où le pays en émettra de nouveau. En 2012, la Grèce aura besoin de 66 milliards d'euros, sur laquelle 25 milliards viendront du prêt UE-FMI-BCE, avait-il indiqué début avril. Il espérait alors que le reste vienne d'une "combinaison de privatisations, et d'émissions à court et long terme".
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