Un nouveau plan d'aide se profile pour la Grèce

Par TF1 News (d'après agence), le 09 mai 2011 à 14h33 , mis à jour le 09 mai 2011 à 14h35

Athènes négocie l'élaboration d'un deuxième plan de soutien européen afin de faire face en 2012 aux échéances du service de sa dette, qu'elle sera vraisemblablement incapable d'assurer en raison de la récession qui freine l'assainissement des comptes publics lancé en 2010.

Acropole GrèceImage d'archives © TF1

Malgré le plan d'aide européen, la Grèce reste l'homme malade de l'Europe. Une mission conjointe de l'UE, du Fonds monétaire international et de la Banque centrale européenne arrive à Athènes mardi pour évaluer le programme de redressement des finances publiques mis en place les autorités grecques l'an dernier. Si les experts arrivent à la conclusion que la Grèce n'est pas en mesure de remplir les objectifs de réduction de la dette et du déficit qu'elle s'est assignés, "on devra regarder s'il y a d'autres mesures qui permettent de restaurer la solvabilité" du pays, a indiqué lundi un porte-parole du ministre allemand des Finances, Wolfgang Schaüble.

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Malgré un an de perfusion, la dette de la Grèce, qui pesait 115% du PIB au lancement en mai 2010 du premier plan de sauvetage du pays, via un prêt de 110 milliards de l'Union européenne et du Fonds monétaire international, aura gonflé à 152% fin 2011. Principal progrès enregistré, le déficit public s'est réduit de 5 points de PIB en un an, mais les rentrées fiscales sont mauvaises en raison de la fraude qui perdure et de la récession qui amoindrit les recettes. Résultat, les marchés continuent de se défier du pays. Alors qu'Athènes avait initialement prévu de retourner progressivement sur les marchés en 2012 pour se financer, les taux pour s'endetter planent aujourd'hui au dessus de 15%, niveau prohibitif qui rend difficilement envisageable cette solution.

La Grèce tente d'adoucir les conditions de l'aide

D'ores et déjà, les Européens envisagent d'apporter une aide supplémentaire à la Grèce afin de se "substituer aux marchés en 2012", a indiqué lundi une source européenne. La Grèce, pour sa part, essaie d'adoucir les conditions drastiques du plan d'aide : elle tente, affirme le quotidien allemand Die Welt, d'obtenir une baisse des taux d'intérêt de ce soutien financier, ainsi que d'assouplir les mesures d'austérité qu'elle a été sommée de prendre en échange de l'octroi du plan de sauvetage, estimant que ces mesures plombent son économie. Toujours selon Die Welt, Athènes voudrait en outre repousser de deux ans son objectif de ramener son déficit budgétaire à un niveau équivalent à 3% du PIB, actuellement fixé pour 2014. 

Selon un sondage paru ce week-end, près de la moitié des Grecs sont favorables à une renégociation des termes de l'emprunt contracté auprès de l'UE et du FMI pour compenser l'impossibilité de recourir aux marchés, y compris en échange d'efforts supplémentaires. Mais un tiers de mécontents, dont beaucoup manifesteront mercredi, jour de grève générale contre l'austérité, préféreraient se débarrasser de la tutelle UE-FMI, accusée d'entretenir la récession. Au risque d'avoir alors à sortir de l'euro, et dévaluer la monnaie.

L'affolement qui a saisi les marchés vendredi soir après l'annonce surprise par le Spiegel que la Grèce pourrait quitter la zone euro - hypothèse démentie par les Grecs et plusieurs autres responsables européens - apparaît ainsi comme la traduction du bras de fer en cours entre les tenants des scénarios envisageables. Ainsi le ministre grec des Finances, Georges Papaconstantinou, souhaiterait que le nouveau Fonds européen de secours, qui bénéficie d'une note triple AAA sur les marchés, puisse acheter des obligations grecques à long terme au moment où le pays en émettra de nouveau. En 2012, la Grèce aura besoin de 66 milliards d'euros, sur laquelle 25 milliards viendront du prêt UE-FMI-BCE, avait-il indiqué début avril. Il espérait alors que le reste vienne d'une "combinaison de privatisations, et d'émissions à court et long terme".

Par TF1 News (d'après agence) le 09 mai 2011 à 14:33
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4 Commentaires

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  • ramius45, le 10/05/2011 à 08h54

    La solution c'est la sortie de l'Euro pour les Grecs ,mais les technocrates de Bruxelles sont contres ,ils craignent un effet "domino" , et la ce serai la fin pour eux.

  • chrismaz63, le 09/05/2011 à 20h56

    Et allez !! Encore un pansement sur une jambe de bois!

  • jghttc, le 09/05/2011 à 15h48

    On se demande bien comment faisait la Grèce pour survivre économiquement avant son entrée dans l'Union Européenne ... Ou alors, ce pays a-t-il radicalement changé de comportement depuis son intégration dans l'Europe, profitant du principe de solidarité existant entre les membres pour se permettre une politique économique plus laxiste, ce qui signifierait que ce pays aurait abusé de la confiance de ses partenaires (Certains médias ont fait état de détournements de fond et de falsification des comptes publics ) et mériterait son exclusion des instances européennes ?

  • jeteveux32, le 09/05/2011 à 15h23

    Au point où la France en est de toute façon!

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