Alessio Rastani, "trader" invité au journal de la BBC © DR
- Le trader très très cash - 01 min 59 s
Dexia : la Belgique approuve la création d'une "bad bank"
Le gouvernement belge a annoncé mardi soir avoir approuvé la création d'une "bad bank" pour isoler les actifs financiers à risques de Dexia et protéger ses autres activités, concrétisant ainsi le démantèlement en cours de la banque franco-belge.
Publié le 04/10/2011
Dans 24 heures, Dexia sera fixée sur son sort
Le ministre de l'Economie François Baroin estime mercredi que la banque franco-belge, en grande difficulté, ne pourra pas conserver sa structure actuelle. Il confirme la piste CDC pour reprendre une partie des activités de Dexia.
Publié le 05/10/2011
La France et la Belgique soutiendront Dexia, menacée de démantèlement
A l'issue d'un conseil d'administration marathon, la banque sauvée de la faillite en 2008 a ouvert la voie à de nouvelles cessions et alliances pour résoudre ses "problèmes structurels". Si elle était démantelée, cette banque serait la première européenne victime de la crise de la dette.
Publié le 04/10/2011
Le trader de la BBC est un boursicoteur qui cherche "à attirer l'attention"
L'homme présenté comme un trader par la BBC et qui a créé le buzz sur internet en confessant "rêver" de récession a admis dans une interview être un simple boursicoteur cherchant "à attirer l'attention". Il possède une société de communication.
Publié le 28/09/2011
Le CAC prend 5%
La Bourse de Paris a terminé au-dessus des 3.000 points mardi, à un niveau record depuis mi-septembre, sur fond d'espoirs de mesures musclées de l'Europe pour contrer la crise de la dette.
Publié le 27/09/2011
La taxe financière divise toujours le G20
La question s'est invitée lors des débats organisés à Washington en vue du sommet de Cannes. La France, qui soutient un tel projet, à obtenu un coup de pouce du milliardaire américain Bill Gates, qui juge cette taxe "faisable même sans adoption universelle". Mais on est loin du consensus.
Publié le 24/09/2011
Alors, trop beau pour être vrai? Mardi après-midi, des voix se sont élevées pour suggérer qu'il s'agissait tout simplement d'une imposture. Certains y voyaient d'ailleurs la main des "Yes Men", un groupe d'activistes célèbre pour ses canulars qui visent à dénoncer le libéralisme et la folie des marchés. Sans doute à tort...
"Je rêve d'une autre récession"
Il faut dire que l'homme n'y va pas avec le dos de la cuillère. La crise boursière va-t-elle s'aggraver? "Cela va encore sacrément tomber. Les marchés sont gouvernés par la peur. Les gros fonds, les hedge funds, ne croient pas au plan de secours. Ils savent que la Bourse est finie. Ils déplacent leur argent vers des actifs plus sûrs comme les bons du trésor ou le dollar", commence t-il à expliquer.
"Qu'est-ce qui pourrait donc rassurer les marchés?", s'enquiert alors, interdite, la journaliste de la BBC. Elle ne sera pas déçue de la réponse... "Je suis trader, ces choses ne m'intéressent pas vraiment. Ce qui compte pour moi ce sont les opportunités de gagner de l'argent. Pour nous, les traders, avoir une économie qui va mieux, cela nous est égal car notre métier c'est de gagner de l'agent en toutes circonstances. Personnellement, je rêve de ce moment depuis 3 ans. Je vais vous avouer quelque chose : chaque soir en allant me coucher, je rêve de cela, je rêve d'une autre récession. Pourquoi? Vous savez, la dépression des années 30 n'était pas juste un marché qui s'effondre, il y avait aussi des gens qui étaient prêts à en profiter. C'est une opportunité", assène alors Alessio Rastani. Et de poursuivre : "Quand un marché s'effondre, tout le monde peut en profiter. Quand l'euro et les grandes Bourses s'effondrent, si vous savez quoi faire, vous pouvez gagner beaucoup d'argent, par exemple en investissant en bons du trésor".
"C'est Goldman sachs qui fait la loi !"
Médusée, la présentatrice signale à l'homme qu'elle interviewe que "les mâchoires" des gens qui l'écoutent "leur en tombent". Visiblement, il est ravi. Il se lance alors dans un dernier monologue en s'adressant directement aux téléspectateurs. "Je voudrais dire à tous les gens qui nous regardent, que cette crise économique est comme un cancer. Si vous restez à regarder en espérant qu'il va s'en aller, il sera trop tard. Tenez-vous prêts ! Les gouvernements ne peuvent rien faire. Ils ne font pas la loi sur la planète, c'est Goldman sachs (NDLR : une grande banque d'affaires americaine) qui fait la loi ! Goldman Sachs et les grands fonds n'ont rien à faire des plans de secours. Les gens doivent donc apprendre à gagner de l'argent dans un marché qui effondre. Protéger ce qu'ils ont. D'ici un an, mon pari c'est que les économies de millions de personnes vont disparaître. Et ça n'est que le début... Agissez maintenant!".
Alors, canular? Mardi après-midi, certains internautes croyaient reconnaitre un des "Yes Men" grimé, Andy Bichlbaum. Le coup de bluff aurait alors été très bien préparé car les profils de l'homme sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Linkedin) ont parfois plusieurs années. La thèse du canular s'est un peu plus affaiblie lorsque Forbes a publié sur son site une interview d'Alessio Rastani qui y affirme ne pas être "un trader institutionnel" mais simplement un homme qui joue avec "son propre argent". Les Yes Men ont depuis démenti être à l'origine de la bombe. Bref, un petit poisson qui parlait comme un gros... S'agissant de sa désormais célèbre interview, il explique trouver qu'elle a pris "trop de proportions" et "ne pas comprendre pourquoi". "Beaucoup de gens ne m'ont pas compris" et "ont crû que je me léchais les babines à l'idée de gagner de l'argent sur le malheur des autres", je voulais seulement leur expliquer comment "gagner de l'argent pendant une crise", y confesse-t-il. Pas sûr que le message soit bien passé... "Immoral et amoral", a ainsi réagi mardi la ministre espagnole des Finances, Elena Salgado.
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