Allemagne © LCIPourquoi changer les traités européens ?
Sommet européen : "On ne soigne pas la maladie"
INTERVIEW-Pour Benjamin Carton, économiste au CEPII, les annonces faites dans la nuit de jeudi à vendredi ne règlent pas la crise de la zone euro. Seule la BCE peut le faire à l'heure actuelle. Retour sur les différents points de ce sommet.
Publié le 09/12/2011
Moody's dégrade trois banques françaises
Crédit Agricole SA, BNP Paribas et Société Générale ont vu leur note à long terme abaissée vendredi par l'agence d'évaluation financière américaine.
Publié le 09/12/2011
Zone euro : les enjeux du troisième sommet "de la dernière chance"
Les chefs de gouvernement changent, les thèmes du débat aussi, mais l'enjeu reste le même : sauver la zone euro. Après le sommet entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel lundi, voici ce dont parleront nos dirigeants européens jeudi soir.
Publié le 07/12/2011
Rigueur : Fillon évoque de possibles "ajustements" budgétaires en 2012
François Fillon a écarté mardi un troisième plan de rigueur tout en n'excluant de possibles ajustements en fonction de la croissance de 2012. Le Premier ministre a par ailleurs déclaré qu'il souhaitait que la hausse du prix du gaz, qui doit intervenir en janvier, soit inférieure à 5%.
Publié le 06/12/2011
Règle d'or budgétaire : vote du Congrès avant la présidentielle ?
Le ministre de l'Economie estime mardi que la règle d'or sur le retour à l'équilibre budgétaire pourrait être soumise au vote du Congrès avant la présidentielle si une "fenêtre de tir" se présentait. Il appelle à "l'union nationale".
Publié le 06/12/2011
Paris et Berlin d'accord pour un nouveau traité européen en mars
Lors d'une conférence de presse à l'Elysée lundi, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont annoncé s'être mis d'accord sur un nouveau traité européen, si possible à 27, mais si besoin à 17.
Publié le 05/12/2011
Sarkozy fait revenir la règle d'or dans le débat avec Hollande
En voulant dès mars la conclusion d'un traité comportant l'adoption d'une "règle d'or budgétaire", le chef de l'Etat veut remettre dans le débat politique une question-piège pour le candidat socialiste François Hollande.
Publié le 05/12/2011
L'euro sur la table du déjeuner Sarkozy-Merkel
Dossier difficile ce lundi à l'Elysée pour le déjeuner de travail auquel se retrouvent le chef de l'Etat français et la chancelière allemande : une fois encore, il s'agit de tenter de s'accorder sur les moyens de sortir la zone euro de la tempête.
Publié le 05/12/2011
Crise de la zone euro : pour Delors, le ver était dans le fruit
L'euro était sur de mauvaises bases dès son lancement, analyse Jacques Delors, l'un des "pères" de la monnaie unique européenne, dans les colonnes du Daily Telegraph, alors que la crise des dettes souveraines continue à agiter de remous toute la zone euro.
Publié le 03/12/2011
Crise : après Sarkozy, Merkel répète sa ligne
Au lendemain du discours de Nicolas Sarkozy et à trois jours d'un déplacement à Paris sur le dossier brûlant de la crise européenne, la chanclière allemande s'est exprimé vendredi devant le Bundestag. Au menu : fermeté contre une crise "marathon".
Publié le 02/12/2011
L'électorat de Hollande partagé sur les réponses à la crise
Selon un sondage Ifop, les deux-tiers des sympathisants UMP approuvent les décisions de Nicolas Sarkozy en matière d'austérité et d'intégration européenne, sujets sur lesquels l'électorat socialiste est nettement plus partagé.
Publié le 02/12/2011
Crise de l'euro : Merkel à Paris lundi pour discuter de la gouvernance
Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi, lors de son discours sur la crise à Toulon, qu'il recevrait Angela Merkel lundi et qu'ils feraient des "propositions" communes sur l'Europe. Au programme : un renforcement de la gouvernance de la zone euro pour une plus grande discipline budgétaire.
Publié le 01/12/2011
Crise de la dette : les banques centrales volent au secours de la zone euro
Les principales banques centrales mondiales ont uni leurs forces mercredi pour offrir un peu d'oxygène à la zone euro et à son secteur bancaire qui menace de se gripper à cause de la crise de la dette. Les Bourses européennes ont clôturé en forte hausse, dopées par cette annonce.
Publié le 30/11/2011
Sarkozy et Merkel pour un Pacte de stabilité "recentré"
Face à la crise de la dette, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy envisagent la mise en place d'un pacte de stabilité et de croissance limité à quelques pays de la zone euro, rapporte le Welt am Sonntag ce dimanche.
Publié le 27/11/2011
Berlin, Paris et Rome réunis pour une sortie de crise : qu'en est-il ressorti ?
Les 3 premières puissances de la zone euro ont tenu ce jeudi un mini sommet à Strasbourg. Objectif : jeter les bases d'une sortie de crise. Le résultat : l'Allemagne a dit non aux euro-bonds, non à une modification des missions de la BCE mais oui à une réforme des traités européens.
Publié le 24/11/2011
Aide à la Grèce : Sarkozy et Merkel mettent la pression sur Papademos
Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont signifié samedi au nouveau Premier ministre grec Lucas Papademos "l'urgence de la mise en oeuvre complète et intégrale de tous les engagements pris" par Athènes, notamment ceux contenus dans l'accord du 27 octobre, a annoncé l'Elysée.
Publié le 12/11/2011
Sarkozy et Merkel à petits pas vers une Europe à deux vitesses
Une zone euro plus intégrée, poussée par la crise, et placée au coeur d'une Union européenne plus ouverte : telle est l'image d'une possible future Europe qui se dégage de nombre de petites phrases de Nicolas Sarkozy et de responsables allemands. Au risque d'irriter nombre de leurs partenaires.
Publié le 11/11/2011
Sauvetage de la zone euro : pourquoi l'Allemagne bloque
DECRYPTAGE - Angela Merkel et Nicolas Sarkozy rencontrent ce jeudi le successeur de Silvio Berlusconi. Ce dernier pourrait jouer le rôle d'arbitre entre Paris et Berlin sur le renforcement du rôle de la BCE.
Publié le 23/11/2011
Parce que le Pacte de stabilité a échoué. "Les Allemands, fondamentalement, ont le sentiment de s'être fait berner avec la création de l'euro, qui a remplacé leur deutschemark, car les pays membres n'ont pas respecté la règle du jeu qui prévoyait la discipline budgétaire en contrepartie", explique un diplomate européen. Alors aujourd'hui, la réforme des traités est une exigence de Berlin. Derrière le terme d'"union budgétaire", Angela Merkel réclame en réalité des règles plus strictes à inscrire dans les traités européens.
Pour quelles modifications ?
L'Allemagne demande en premier lieu que les pays ne respectant pas les règles budgétaires puissent être poursuivis par la Cour de justice européenne. La France s'y oppose.
Ensuite, Berlin demande également à ce que les pays ne maitrisant pas leurs comptes publics, à l'image de la Grèce aujourd'hui, puissent passer sous tutelle européenne, avec abandon de souveraineté à la clé. Il serait notamment question d'inscrire une "règle d'or" au niveau européen pour plafonner le niveau de déficit autorisé. Les pays "à découvert" verraient leurs droits de vote et leurs subventions européennes gelés.
L'Allemagne est également rejointe par les Pays-Bas pour demander à ce qu'un commissaire européen puisse intervenir directement dans les budgets nationaux en cas de dérapage. Paris s'oppose également à ce point. Pour elle, les décisions doivent rester du ressort des capitales
Ce sont les seules convergences envisagées ?
Non. La présidence de l'UE d'Herman Van Rompuy va proposer des changements pour faire converger les politiques économiques des pays de la zone euro. La France devrait également plaider pour supprimer la règle de l'unanimité pour prendre des décisions dans l'UE en matière de fiscalité. Le but est de lutter contre le "dumping" en la matière, mais l'Irlande, dont l'impôt sur les bénéfices des entreprises est très faible, redoute qu'on lui impose de le relever.
Et, même si Berlin s'y montre toujours opposée, certains pays vont demander un assouplissement du traité pour autoriser, à terme, l'émission d'euro-obligations, voire un rôle élargi de la Banque centrale européenne. Le commissaire européen Michel Barnier propose de permettre au Fonds de secours de la zone euro de se refinancer directement auprès de la BCE.
Comment changer le traité ?
Débat tout aussi politique. L'option retenue pour le moment est de faire cela avec les 27 pays de l'UE pour ne pas créer de divisions supplémentaires. Autrement dit, de modifier dans le traité de Lisbonne des dispositions sur le fonctionnement de la seule zone euro. En particulier le "protocole 14" qui dit que changer le traité de l'UE implique la ratification nécessaire à l'unanimité des vingt-sept. Problème : certains des pays non membres de l'euro pourraient en profiter pour monnayer leur feu vert. L'aile la plus eurosceptique du parti conservateur britannique réclame un rapatriement de compétences en matière sociale et de régulation financière de Bruxelles à Londres, même si David Cameron semble lui vouloir éviter l'affrontement. A défaut, Paris et Berlin pourraient en passer par un accord entre pays impliquant la seule zone euro, voire les seuls pays de l'Union monétaire qui souhaitent aller de l'avant. Au risque de créer une Europe à deux ou trois vitesses.
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