A peine rentré de ses vacances à Fort Brégançon (Var) qui doivent se finir au plus tard mercredi en raison du conseil des ministres de rentrée, François Hollande va donc devoir se remettre à plancher sur le dossier européen. Ces deux rencontres, "programmées depuis des semaines", porteront sur "l'actualité européenne et la mise en oeuvre des décisions du Conseil européen des 28 et 29 juin", a-t-on précisé de source proche du dossier Autre sujet qui devrait être évoqué en marge : "la situation internationale avec, en particulier, la crise syrienne".
Le sommet européen de la fin juin avait adopté un "pacte de croissance" doté de 120 milliards d'euros pour tenter de relancer l'économie des 27 ainsi que le principe d'un mécanisme permettant, sous conditions, de recapitaliser directement les banques fragilisées. Le président de l'EurogroupeJean-Claude Juncker doit pour sa part effectuer mercredi une visite à Athènes, alors que des informations de presse évoquent la possibilité que la Grèce réclame un sursis supplémentaire pour atteindre l'équilibre budgétaire. Berlin rejette pour l'instant tout assouplissement.
Ballet diplomatique autour de la Grèce
La rencontre entre les dirigeants des deux premières économies de la zone euro le lendemain s'inscrit donc dans un ballet diplomatique la semaine prochaine qui pourrait ainsi aborder la question d'un éventuel assouplissement des conditions d'austérité imposées à la Grèce en échange de son sauvetage financier.
Le Premier ministre grec Antonis Samaras est d'ailleurs attendu vendredi à Berlin, où il doit rencontrer Mme Merkel, puis samedi à Paris, où il sera reçu par François Hollande. Les semaines suivantes, la chancelière allemande doit rencontrer deux autres dirigeants des pays d'Europe du Sud en difficulté: le président du Conseil italien Mario Monti à Berlin, puis le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, le 6 septembre à Madrid.










