Zone euro: la reprise, malgré des doutes persistants

le 01 décembre 2010 à 18h25 , mis à jour le 01 décembre 2010 à 18h36

Dossier : UE

Les marchés financiers ont repris des couleurs, rassurés par les propos de responsables politiques de la zone euro, après la débâcle des derniers jours liée à des risques de contagion de la crise irlandaise. Mais la prudence reste de mise.

  • Moody's décerne un bonnet d'âne à l'Irlande

    Avec une note abaissée de deux crans, l'Irlande est au plus bas niveau pour les emprunteurs fiables. Une nouvelle baisse relèguerait le pays parmi les emprunteurs spéculatifs. Le risque : une forte hausse des taux. Une autre agence de notation, Fitch Ratings, a pourtant relevé la note irlandaise.

    Publié le 15/04/2011 Moody's décerne un bonnet d'âne à l'Irlande
  • Zone euro: l'inquiétude grandit, Baroin tente de rassurer

    Le risque de propagation de la crise de la dette à d'autres pays de la zone euro continuait de peser mardi sur les bourses. La dette française suscite également des interrogations. François Baroin assure que la situation financière de la France demeure saine.

    Publié le 30/11/2010 Zone euro: l'inquiétude grandit, Baroin tente de rassurer
  • L'euro plombé malgré le plan d'aide à l'Irlande

    Si les marchés ont pris en compte le plan d'aide à l'Irlande avec une timide remontée lundi matin, les principales places européennes se sont remises à chuter en fin de matinée. L'euro est pour sa part passé sous la barre des 1,31 dollar peu après 15h30.

    Publié le 29/11/2010 L'euro plombé malgré le plan d'aide à l'Irlande
  • Le sauvetage de l'Irlande à 85 milliards validé par l'UE

    Les ministres des Finances de la zone euro ont validé dimanche soir le vaste plan d'aide de l'UE et du FMI de quelque 85 milliards d'euros, dont 35 milliards d'euros pour les banques, et 50 milliards pour les besoins budgétaires du pays, à l'Irlande.

    Publié le 28/11/2010 Le sauvetage de l'Irlande à 85 milliards validé par l'UE
  • Plan de rigueur : 50.000 Irlandais dans la rue

    Pas moins de 50.000 Dublinois ont répondu samedi à l'appel à manifester des syndicats contre l'austérité et la décision du gouvernement de solliciter l'aide de l'UE et du FMI, dont le plan devrait être discuté à Bruxelles dimanche.

    Publié le 27/11/2010 Plan de rigueur : 50.000 Irlandais dans la rue
  • L'Irlande découvre la rigueur, l'UE approuve

    Le gouvernement irlandais a dévoilé mercredi les détails d'un plan de rigueur de 15 milliards d'euros d'ici à 2014, préalable à l'octroi d'une aide de l'Union européenne.

    Publié le 23/11/2010 L'Irlande découvre la rigueur, l'UE approuve
  • L'Irlande plombe l'euro et les Bourses

    La chancelière allemande a déclaré mardi que la crise financière en Irlande était aussi préoccupante que celle qui a frappé la Grèce.

    Publié le 23/11/2010 L'Irlande plombe l'euro et les Bourses
  • Irlande : la crise financière devient politique

    Le Premier ministre irlandais Brian Cowen a annoncé lundi des législatives anticipées en début d'année prochaine, soit après le vote du budget et l'adoption d'un plan de sauvetage international de l'île.

    Publié le 23/11/2010 Irlande : la crise financière devient politique
  • L'UE au secours de l'Irlande

    L'Union européenne et le FMI ont accepté dimanche de renflouer l'Irlande en lui accordant des prêts destinés à faire face à sa crise bancaire et budgétaire. Il s'agira du deuxième renflouement d'un pays de la zone euro en un an, après celui de la Grèce en mai dernier.

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  • Crise en Irlande : le parlement dissous en janvier

    Le Premier ministre irlandais a rejeté lundi les appels à sa démission immédiate, mais a annoncé qu'il dissoudrait le parlement après le vote du budget, très contesté par la population, prévu pour le début de l'année prochaine.

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  • L'Irlande au bord du gouffre va demander une aide financière

    Dublin s'apprête à officiellement demander une aide de plusieurs dizaines de milliards d'euros à l'Union européenne et au Fonds monétaire internationale dans le cadre d'un vaste plan de sauvetage des banques irlandaises.

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  • Crise financière : l'Irlande prête à discuter avec l'Europe et le FMI

    En pleine tourmante financière, l'Irlande s'est engagée mardi soir à discuter avec la Commission européenne, la BCE et le FMI de nouvelles mesures de stabilisation à prendre. Elle décidera dans les "prochains jours" de faire ou non appel à une aide financière extérieure.

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  • Menaces économiques sur la France, "aucun risque" selon Baroin

    Face aux rumeurs de déclassement de la France par les agences de notations financières, le ministre du Budget s'est voulu rassurant. Selon lui, la France est une valeur refuge avec l'Allemagne.

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  • Crise irlandaise : pour Lagarde et Baroin, la France est à l'abri

    Pas question de comparer le cas français et le cas irlandais, affirment-ils tous deux, alors qu'un plan d'aide massif a été approuvé en faveur de l'Irlande.

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  • Les 27 valident le soutien à l'Irlande

    Le plan d'aide international pour l'Irlande a été validé dimanche par les ministres des Finances de toute l'UE et s'élèvera à 85 milliards d'euros, dont 35 milliards pour les banques. Le FMI financera, lui, à hauteur de 22,5 milliards.

    Publié le 28/11/2010 Les 27 valident le soutien à l'Irlande
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Sur le front de la zone euro, l'heure semblait à l'accalmie mercredi : les marchés financiers ont repris des couleurs, rassurés par les propos de responsables politiques de la zone euro, après la débâcle des derniers jours liée à des risques de contagion de la crise irlandaise. Toutefois, la prudence est de mise : les intervenants sur les marchés notaient que la situation dans son ensemble restait très fragile, à la merci de la moindre mauvaise nouvelle.
 
Quoiqu'il en soit, le regain de confiance était notable mercredi sur les marchés boursiers et obligataires mais aussi sur l'euro qui arrivait à se stabiliser au-dessus de 1,30 dollar contre 1,2985 mardi soir. Principales gagnantes, les valeurs bancaires. Elles avaient été les plus sanctionnées ces derniers jours par des craintes d'un effet domino de la crise irlandaise sur d'autres pays fragiles de la zone euro. Sur le marché obligataire, où se traite la dette des Etats et indicateur de la confiance des investisseurs, le retour au calme était également significatif.

Note AAA
 
Preuve du regain de forme, notamment à propos de la France, l'agence de notation Standard and Poor's  a estimé que la France méritait sa note AAA portant sur sa solidité financière. Une note qui permet à Paris de garder des taux d'intérêt relativement bas sur le marché obligataire. La tonalité est la même pour les pays comme l'Italie l'Espagne ou le Portugal, les plus visés par une possible contagion de la crise irlandaise en raison de leurs importants déficits publics, qui enregistraient une baisse sur leurs taux longs (à dix ans). En clair, le marché a réduit la prime de risque sur les emprunts à ces pays. 
 
Même tendance positive sur les Bourses avec une mention particulière pour le marché de Madrid qui s'est nettement repris avec une hausse dépassant les 4% en clôture. L'Espagne, du fait de son important poids dans l'économie européenne, a été la cible principale des craintes des investisseurs. Illustration de cette Défiance, les taux des emprunts d'Etat espagnols avaient atteint des records. Mercredi en fin d'après-midi, ils se repliaient à 5,23% contre 5,5% mardi. Sur les autres bourses européennes la tendance était également à la hausse. Paris a terminé en hausse de 1,63%, Londres de 2,07% et Francfort de 2,66%.

Peur
 
Le regain de forme du côté des places financières est à attribuer également au président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet. Il s'est appliqué à rassurer les marchés mardi soir, notamment sur les mécanismes européens qui seront adoptés après 2013 quand l'actuel fonds européen de stabilité arrivera à échéance. Les marchés avaient pris peur en apprenant dimanche, lors de l'annonce du plan d'aide à l'Irlande, que les pays en difficultés financières pourraient éventuellement décider d'une restructuration de leur dette, c'est-à-dire d'étaler dans le temps leurs remboursements, voire de réduire ces derniers.

En levant ce tabou sur la restructuration, le plan avait effrayé les marchés, hantés par le souvenir de pays s'étant mis en défaut de paiement, comme le Mexique ou l'Argentine, indiquait-on dans les salles de marché. Censés les rassurer et surtout éviter un risque de contagion à d'autres pays de la zone euro, il a eu pendant trois séances l'effet quasi inverse.
 
Depuis, les responsables politiques s'attachent à rassurer. Mercredi la ministre française de l'Economie Christine Lagarde a affirmé que que le futur mécanisme permanent d'aide aux pays en difficulté ne constituait "pas une menace".

le 01 décembre 2010 à 18:25
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4 Commentaires

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  • wayne16, le 15/04/2011 à 10h30

    La reprise de quoi des bonus etc....moi je cherche un job e je ne vois pas d'afflut d'offres d'emplois!!!

  • cast12, le 02/12/2010 à 14h09

    Speculer, rapporte bien, vous ne pourrez rien faire, meme en taxant

  • didierbretagne, le 01/12/2010 à 22h19

    Il semble évident que la spéculation sur les monnaies, les taux d'intérêts et les valeurs boursières sont à l'origine de beaucoup de mouvements non objectifs ou pour le moins très largement accentués. C'est le lot habituel de la spéculation. Mais qui a intérêt à la faillite de la monnaie européenne ? Les Etats Unis ? La Chine ? Les pays du Golfe ? Certainement pas car tous les systèmes financiers sont liés et interdépendants. La seule solution arriver à casser un maximum de systèmes spéculatifs en les faisant payer au delà de leurs possibilités de gains. Pas facile mais faisable au niveau du G20 notamment.

  • mondolino, le 01/12/2010 à 19h17

    La bourse fait du yoyo mais ne soyez pas dupes certains y trouvent leur compte et même mieux il jouent la dessus.

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