siège de la banque centrale européenne à Francfort BCE euro © TF1/LCISur les marchés, la confiance est perdue, les banques en se prêtent plus entre elles. Elles ne prêtent plus non plus aux Etats, qui voient leurs taux d'emprunt augmenter. Et les particuliers également, peinent à emprunter à des taux abordables.
Pour ne pas toucher à la BCE, Berlin veut un fonds dédié à la croissance
Berlin, qui refuse de voir la BCE intervenir dans le règlement de la crise de la zone euro, pourrait proposer une solution alternative : réallouer les milliards d'euros des fonds structurels de l'UE qui n'ont pas été utilisés vers un fonds indépendant destiné à stimuler la croissance des pays en difficulté.
Publié le 28/12/2011
Crise de la dette : les banques centrales volent au secours de la zone euro
Les principales banques centrales mondiales ont uni leurs forces mercredi pour offrir un peu d'oxygène à la zone euro et à son secteur bancaire qui menace de se gripper à cause de la crise de la dette. Les Bourses européennes ont clôturé en forte hausse, dopées par cette annonce.
Publié le 30/11/2011
Mario Draghi, patron de la BCE
PORTRAIT - "Super Mario", comme il est parfois surnommé, banquier italien, succède, à partir du 1er novembre 2011 et pour un mandat de 4 ans, au Français Jean-Claude Trichet à la présidence de la BCE.
Publié le 24/06/2011
Alors la banque centrale européenne (BCE), la banque des banques, a lancé aujourd'hui une offre de prêt illimitée en montant, pour trois ans. Elle a élargi la catégorie des garanties qu'elle accepte pour permettre aux établissements les plus en difficulté d'en bénéficier. Le taux sera calculé au moment du remboursement de l'emprunt, en faisant la moyenne au cours de la période du principal taux directeur de la BCE fixé à 1% actuellement, autrement dit à un taux faible, voire quasi-nul. Une opération inédite.
Au total, 523 banques ont répondu à l'appel de la BCE pour un montant de 489,191 milliards d'euros. C'est davantage que les 442,24 milliards d'euros que la BCE avait accordés lors de sa première opération - à un an - en juin 2009, et qui constituaient déjà un record. Les analystes prévoyaient une fourchette large comprise entre 100 et 500 milliards d'euros.
Ils estimaient que certains établissements bancaires n'oseraient pas faire appel à ces fonds pour ne pas laisser penser qu'ils n'avaient pas la capacité de lever l'argent dont ils ont besoin sur les marchés financiers. "Le stigmate attaché au fait d'emprunter à la Banque centrale n'a pas empêché les banques de la zone euro de faire un large usage de l'offre illimitée de la BCE", a commenté mercredi Martin van Vliet d'ING.
Soulager les Etats fragiles
Pour certains économistes, la forte participation des banques à cette opération de prêt va également soulager les Etats fragiles de la zone euro, en faisant baisser à moyen terme leurs taux d'emprunt. Ils espèrent que les liquidités amassées à faible prix seront réinvesties dans des obligations d'Etat, aux taux bien supérieurs dans les pays périphériques.
Mais rien n'est moins sûr, les banques ayant d'autres priorités, avant tout d'honorer leurs propres échéances financières, et rechignant à racheter ces actifs publics jugés risqués depuis que la Grèce a fait défaut sur une partie de sa dette. Plus de 600 milliards de dette bancaire arrivent à maturité en 2012 dont 230 milliards rien qu'au premier trimestre, a rappelé le président de la BCE Mario Draghi.
Le scénario de "banques sauvant les (Etats) souverains semble improbable", a commenté Christian Schulz, économiste de la banque Berenberg. Un avis partagé par Jonathan Loynes, chef économiste Europe chez Capital Economics. "Nous demeurons sceptiques à propos de l'idée que cette opération va soulager aussi la crise de la dette (...) Après tout, les banques dans les pays en difficulté ont généralement réduit leur exposition à la dette souveraine au cours des derniers mois malgré l'augmentation des emprunts à court terme auprès de la BCE".
Les banques ont en effet préféré parquer les liquidités en surplus à leur disposition auprès de la BCE, à des taux moindre que sur le marché, plutôt que de se les prêter entre elles ou d'acheter de la dette publique. Interrogée à ce sujet, la BCE a regretté cette situation mais souligné qu'elle n'y pouvait pas grand chose. "Nous donnons les liquidités. Les banques sont ensuite libres d'en faire ce qu'elles veulent", y dit-on renvoyant une nouvelle fois à la responsabilité des gouvernements pour restaurer la confiance des marchés.
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