Paris en ligne : Les footballeurs se disent pillés par l'Etat

Par Par D.S., le 19 septembre 2006 à 08h25 , mis à jour le 20 septembre 2006 à 08h15

La Ligue de football professionnel a expliqué lundi que les clubs en "avaient assez d'être pillés". Et pas uniquement par les sites web.

TF1-LCI/FDJ/DR Capture d'écran du site de la Française des JeuxCapture d'écran du site de la Française des Jeux, le 19 septembre 2006 © TF1-LCI/FDJ/DR

Frédéric Thiriez n'a pas opté pour une attaque par les ailes. Le président de la Ligue de football professionnel s'est plaint lundi sur RTL que les clubs soient "pillés de tous les côtés". "D'abord, ils sont pillés par les sites internet illégaux qui exploitent les résultats, les calendriers, au détriment des clubs sans verser la moindre royalties", a-t-il expliqué. Avant d'ajouter : "Mais ils en ont assez aussi d'être pillés en quelque sorte légalement par la Française des Jeux qui fait 300 millions de recettes sur le football sans jamais leur verser un centime".

Thiriez agite le carton rouge alors que le débat fait rage depuis l'arrestation vendredi de deux dirigeants de la société autrichienne de paris en ligne Bwin. Les deux hommes ont été mis en examen lundi soir pour "atteinte au monopole en matière de pronostic de course hippique, autres évènements sportifs et loterie." Le juge d'instruction de Nanterre les a cependant libérés contre une caution de 300.000 euros chacun.

Des sommes redistribuées

Pour le président de la Ligue, "l'Etat se sert très largement sur le dos du football (...) et est à la fois juge et partie, puisqu'il a institué un monopole des jeux dont il est le seul bénéficiaire. Ca a quelque chose de choquant." Frédéric Thiriez a assuré qu'il tentait de discuter de ces sujets avec l'Etat "depuis maintenant presque un an"."En vain".

Le ministre des Sports a répondu qu' "environ 250 millions d'euros [des recettes de la Française des jeux] allait au Fonds national pour le développement du sport". "Il est entendu que le football professionnel n'en profite pas, a-t-il reconnu, mais le football amateur touche 11 millions d'euros sous forme d'investissements en équipements sportifs, vestiaires, etc..." Pour Jean-François Lamour, le monopole dans le secteur des paris permet de lutter contre "le phénomène de l'addiction" et contre le phénomène des matchs truqués.

(Image : capture d'écran du site de la Française des Jeux, mardi matin)

Par Par D.S. le 19 septembre 2006 à 08:25
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23 Commentaires

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  • Kad, le 19/09/2006 à 18h04

    A l ecouter on se croirait dans les miserables ! Je sens une petite larmounette me monter a l oeil a l ecoute du destin cruel de nos pauvres footballeurs qui se font piller par des mechants sans vergogne.

  • Jean, le 19/09/2006 à 17h41

    PAUVRES PETITS PERES!!!!!!

  • Eric, le 19/09/2006 à 17h09

    Comme par hasard on commence à se plaindre quand les paris deviennent possible en france. Cela des decennies que cela se passe en angleterre et cela n'a pas l'air de déranger qui que se soit , mais c'est vrai que dès qu'il y a de l'argent au milieu , cela fait sortir le loup du bois

  • Bruno, le 19/09/2006 à 17h01

    Si les footballeurs devaient attendre ce que je paie comme places de stade, achats de maillots, paris sportifs, abonnements à la chaîne cryptée, ça fait belle lurette qu'ils seraient RMIstes... Par ailleurs il me semble que Bwin sponsorisait aussi des clubs français donc les footballeurs....

  • YNIESTA, le 19/09/2006 à 16h53

    ECOUEUREE !!! Ils n'ont rien dans la tête et sont milliardaires mais cela ne leur suffit pas. Il est de plus immorale de la part des médias de parler du salaire de ces messieurs : 172 000 euros par semaine pour certain ! C'est honteux pour tous les jeunes deplômés que l'on embauche avec des salaires de misère.

  • Taz, le 19/09/2006 à 14h42

    Après les majors multimilliardaires du disque, c'est au tour des millionnaires du ballon rond de pleurer ! Quand j'aurai du temps je les plaindrai.

  • Sans intérêt, le 19/09/2006 à 13h22

    Qui a dit que cet argent allait aux joueurs ? Au lieu de vous focaliser sur quelques bonnes années des joueurs de football ou d'autres sport, parlez plutôt des salaires des grands patrons qui peuvent s'étendre même au delà de leur retraite. C'est un sport PROFESSIONNELS dont le but est d'avoir des entrées financières. La DNCG demande aux clubs un bilan positif alors l'image ou les paris font parties des moyens possibles. Sous réserve, je rappellerai que JM AULAS semble délaisser CEGID au profit d'OL Groupe dont il possède 50% ... c'est bizarre ...

  • Manu, le 19/09/2006 à 12h37

    Comme on dit :"il vaut mieux entendre cela que d'être sourd ..." ; si on les écoute ils se font piller même par des particuliers qui annoncent et commentent le résultat du match de leur équipe favorite sur leur blog ... un jour on sera taxé si l'on a révé au football ...

  • Sebastien, le 19/09/2006 à 12h19

    Tout est dit dans les propos de Jean François Lamour : le monopole dans le secteur des paris permet de lutter contre "le phénomène de l'addiction" et contre le phénomène des matchs truqués. On pourrait juste relativiser en remplaçant juste le "lutter contre" par un "limiter".

  • Fanfan, le 19/09/2006 à 12h06

    Je comprend qu'avec leur maigre revenus les footballeurs professionnels et leurs club ("En fonction des transferts d'ici à la fin de l'été, nous tablons sur un budget d'OL Groupe entre 100 et 110 millions d'euros", indique le président de l'OL.) soient pillés et qu'ils demandent de l'argent au détriment des personnes parfois défavorisés qui peuvent pratiquer un sport grace à ces subventions de l'état qui leur sont volées.

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